Eth. Nie, X, IX
4. Eth. Nie, II, m, 5. Aristote parle des plaisirs et des peines, et il dit qu'on est mauvais en les recherchant ou en les fuyant, t, a? ijlt, ôsï, f, ots où ûeT, T| Û)ç O'j ôsÏ, Tj ôsa/wç àcAAw; ù~ô toû )>6y(j'j ô'.ooitfzoïi ti TO'.a'jxa,
o. Polit., l, II, 18, 1235».
G. Volit., III, XI, G, 1187-'.
toutes les différences, ferait consister rharmonie dans l'unisson et la cadence dans la répétition d'une note unique ^ : elle établit, entre des êtres divers et pourtant égaux à certains égards, une heureuse harmonie- : bonnes lois, bon ordre, c'est la même chose, tùvo^Ax, £ÙTaH,ta*. Elle vient donc de la pensée : elle a son origine dans la sagesse pratique et dans l'intelligence, elle est expression et effet de ce principe supérieur, lôyoç w «770 Tt'vo^ <î,oovr,7i(j);, /ai voj ". Et elle impose une sorte de contrainte aux êtres qu'elle régit : elle ne les laisse pas suivre leur propre pente, elle les redresse et les ramène à elle, c'est-à-dire à la raison ; par une espèce de violence qui lui est propre, elle les ajuste et les assujettit à la règle, les maintient dans la droite ligne qu'elle leur trace , et ainsi les conforme d'une certaine manière à l'intelligence, les met et les garde dans l'ordre, les force à la rectitude, étant tout cela
1. Volit., II, II, 9, 12631'. A. propos de l'unité que poursuit Platon dans sa Rcimblique, Aristote dit : wa-cp xàv sï xi; tt.v ffu;j.9wv;av -o:-i;7$'.zw ôaocftovîav, T, TÔv p'j6ij.àv jjiff'.v [lIt.'/.
2. folit., I, V, 7, 1260^. 'O Se Àôyo; ioy.-ziv.iur/, comme toi il subordonne les choses les unes aux autres.
3. Polit., VII (IV), IV, 5, 1320». Kal tv cùvo;j.{av àvavy.atov tù-z-x'i'.-ji-j slva:.
4. Eth. Nie, X, IX, 12. Remarquer ce motTivo;. Déjà plus haut, §11, il y a /.x-zi "îiva vû'jv. Ce langage tient sans doute à ce qu'il ne s'agit pas là de l'acte propre et essentiel de l'intelligence, mais d'une dérivation, d'une application soit de cette intelligence, soit de la sagesse pratique, en sorte qu'il y a là une chose produite par quelque intelligence, par quelque sagesse. Aristote entend peut-être aussi par là l'esprit du législateur qui est tel ou tel ; cette interprétation reviendrait d'ailleurs à la première par un détour. C'est l'œuvre de quelque intelligence, dirait-il : ce n'est pas l'acte de l'Intelligence souveraine, et qu'on ne suppose pas non plus je ne sais quelle raison générale, impersonnelle, que ne comportent point les théories d'Aristote.
fjx elle-mèinr, intelligence, ordre, droiture, avec la fQ£ce
pour faire prévaloir tout cela , raira ^r, ylyvoix' àv f:JL:-ja.éy:i: v.y.~y. zbx vcC-y y.y'i 'y.lyj àoQrrj, 'iyc-j7y.v W/yv. Elle a donc un empire qui lui est propre, une puissance de contrainte, une force obligatoire, dirions-nous en langage moderne, et en nous souvenant que Kant ne craint pas de nommer le devoir une contrainte morale, c (5e v;u;; y.vy.yy.y.-7~iy:'r:j lyti o'xjy.u.vj^ . Yoilà ce qu'est la loi dans la société, si Ton en considère la raison d'être, le principe, la vraie origine.
Si un être se rencontrait qui eût la plus haute excellence concevable, la supériorité tout à fait éminente que lui donnerait sa vertu le mettrait au-dessus de la loi. 11 serait lui-même la loi. Les autres n'auraient qu'à révérer une si haute dignité et à se soumettre à ce légitime empire. Un tel homme serait comme un dieu. Sa raison et sa volonté parfaitement droites le feraient roi'. Aristote, en examinant la question au point de vue social