Platon, Republ., X, 013 A
2. Andronicus de Rhodes, dans sa l'araphrase de la Morale à Nicomaque, explique ainsi ce passage : El y^p ti tû OsoJ \xé7.î: twv av6p(.)z(vo)v, xaî ti; STT'.v 2UTu)v £-'.;a£)k£ia 7:ap' £y.£Îvou, xaOâ— £0 tzîv. 5o'a.e'., xal eI'ti yc, t:v'. Twv £v àvOpoj-0'.; ■/x'.'-^v.'i tôv Ôôôv ;AiÀAov £'.7.0;..., etc. Le sens impersonnel de ôoy.£r est compris, mais Andronicus ajoute -àsi, et puis il prend parti lui-même.
3. Dans la doctrine propre d'Aristote, c'est en un autre sens, nous le verions, que celte vie selon l'esprit, 6 |î;à; -/.ii'x tôv vcjv, est divine.
10 l.\Ti;ODUCTIOX.
Dans Eudème, c'est autre chose. Non seulement la religion populaire inspire à l'auteur plus de sympathie, comme par exemple lorsqu'il dit que Dieu est content lorsqu'il reçoit des sacrifices en rapport avec nos moyens S mais dans la manière de concevoir la relation de Dieu au monde, Eudème est bien plus près de Platon que d'Aristotc : il dit que l'amitié ou affection (ot/ia) qui unit le père et le fils, est celle que Dieu a pour l'homme"-, et il veut que la pratique de la vertu morale se tourne en un hommage à Dieu; à la fin de cet ouvrage, dans le beau fragment qui termine le livre VIP, ou qui plutôt est un débris d'un huitième et dernier livre, il voit dans la moralité un acte de religion: c'est par le rapport que les choses ont à la connaissance de Dieu qu'il faut juger de la valeur des choses mêmes, et ce qui nous empêcherait de servir et de contempler Dieu (-2V Qîcy ôsoaTTc-Jîtv v.cjCi 0c6jo£îv) est mauvais. Dieu et l'homme sont, dans Eudème, reliés, si je puis dire, par des liens affectueux. Dieu aime l'homme, l'homme sert Dieu avec respect, avec amour, et la