‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 82 sur 128 · Eth. Nie, X, VI et vui · texte numérisé non relu

Eth. Nie, X, VI et vui

5. 0£wp{z. De la ôîwpîa comme de rîJoa'.;jLov'a il est dit qu'elle est xù-r, y.aO' aC-:r,v T'.;j.:a. Eth. Nie, X, Viii, 8.

cette suprême activité que nous avons décrite et dont nous avons signalé le caractère divin. Mais c'est encore se conformer à la raison que de vivre selon Tintelligence pure, qui vaut mieux que la raison, car cela est dans les légitimes aspirations et selon l'essence et l'idéal de cette nature humaine que la raison même définit. L'homme considéré comme un composé, n'a que des vertus humaines [cù oz zov q-j-M-:-j àotzoù à-jBooiT.iY.xi), consistant à modérer les passions selon les règles de la droite raison * ; mais la pure intelligence, de quelque manière qu'on se l'explique, est en lui, et c'est à la fois le meilleur de lui-même, le principal, le plus essentiel.

-y'De là, une sorte de gradation dans la notion du bonheur. Elle va s'épurant et se complétant seloa^ue l'on se fait de l'homme une idée plus pure et plus complète ; mais les éléments inférieurs ne se perdent pas dans ce progrès : ils demeurent en leur place. Comment seraientils méprisables? Ils ont des relations avec la vertu, ils servent à la félicité en assurant l'indépendance, en procurant le loisir d'être honnête et philosophe, et d'ailleurs on ne saurait s'en passer entièrement, puisque les parties inférieures de l'être humain y trouvent leur satisfaction, et que l'homme ne peut être heureux que d'une manière humaine -. Le tort du vulgaire c'est de considérer ces biens qui sont les plus humbles à l'exclusion des autres, et d'y terminer les vues, les souhaits,

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