‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 87 sur 128 · Eth. Nie, II, Yi · texte numérisé non relu

Eth. Nie, II, Yi

4. l'olit., 1, I. 8, 1252''. 'H -oÀ:ç... Y'.vo;x£vr, o-3v toC vr,v i'vcxsv, o'Jîa oè

SOLUTION DE. QUELQUES DIFFICULTÉS. loi

pas, en toutes choses, ou n'ajoute-t-il pas le bien? Et ce hien^ ne déclare-t-il pas expressément que c'est, en soi, un sommet'? C'est le point de maturité, disions-nous, et Aristote ne se sert-il pas de ce mot, -zoU àzy-yAoïç "% pour désigner les êtres qui ont atteint tout leur développement? C'est le faîte des choses, àxpir/j;. Et, pour en revenir à la vertu, la vertu est ce plein développement des choses, avec cette surabondance dont nous parlions tout à l'heure ; c'est l'être bon, et tout à fait bon ; c'est l'être ayant tout le nécessaire, et je ne sais quoi de superflu, v-.epéyjvj, vr.iùzy;h. Ainsi chaque nature a ce que j'appellerai ses exigences : tant qu'elles ne sont point satisfaites, quelque chose lui manque, et, comme elle n'est pas vraiment elle-même, elle n'est pas bonne, et il n'y a pas lieu de parler de vertu à son sujet. Ces exigences remplies, elle est bonne, puisqu'elle a tout ce qui lui est nécessaire; pourtant ce ne sera pas encore une pleine et complète bonté, si, par delà ce qui est strictement requis, elle n'a rien. Ce qui la fait ce qu'elle est, ne peut-elle donc pas l'avoir à un degré

1. Eth.Kic, II, VI, 17. 'ApsTr,... xaTàSâ -rô 5piaTov xal xô ej àxpÔTT,;. \o\v Polit., I, I, 8, 1:252''.. • TÔ téXoç, fléXTisTOv t, ? a-jtipxsia -/.a: -riXo; lïïXT'.TT'iv. Ce qu'Aristole appelle ici aÙTâpxeia, c'est cette suffisance et abondance que procure la vie eu commun dans la cité bien organisée, alors qu'on ne vit pas seulement d'une vie telle quelle, mais qu'on vit bien; et le citoyen libre des soins que réclamenl les nécessités de la vie, ayant ce qu'Aristote nomme tt.v tôjv àvavicaîwv ff/oXTjV (Polil., II, vi, 2, 1269), les vertus politiques et les hautes spéculations philosophiques deviennent possibles : aùxâpxcia d'un ordre supérieur, heureuse indépendance, de ceux qui vivent bien au sens le plus complet et le plus élevé du mot. Voir Folit., III, v, 14, 1279^ et 1281.

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