‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 91 sur 128 · Eth. Nie., I, XIII · texte numérisé non relu

Eth. Nie., I, XIII

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troduit la sagesse pure, la sagesse toute spéculative, la louange expire , et la contemplation est digne d'honneur, digne d'un religieux respect, aùrh /.ccB' a-jr/;v Tjy.t'a'. Or, la \ertu morale proprement dite, qui par elle-même ne donne qu'un bonheur de second ordre , ^c-jTïow;, parce qu'elle est activité purement humaine, Evioyiixi à)/9oo)~izxi, cette vertu morale, r, rrû r,0:-j; àoîT/j, prépare-t-elle la suprême sagesse et le bonheur transcendant, r, ~cù ycO vjoy.iu.z-Ày.^ Y.ty',)rji'ju.i'jr,-'i La moralité pratique a-t-elle avec la félicité séparée et tout intellectuelle un lien? Celle-ci est-elle la suite, en quelque sorte, de celle-là, étant amenée par elle, ou encore en est-elle la récompense , et cet état supérieur, où, ce semble, l'on ne mérite plus, est-il donné au mérite acquis dans l'état inférieur ? Si la contemplation n'est pas à proprement parler méritoire, est-ce l'effort vers la contemplation qui peut l'être, et le travail des vertus pratiques est-il une des parties de cette laborieuse préparatiun ? Toutes ces questions ne laissent pas que d'être embarrassantes, et je ne pense pas qu'à toutes nous puissions donner une réponse nette et décisive. Seulement, en cherchant une réponse, nous pénétrerons de plus en plus dans la doctrine d'Aristote, et nous saisirons mieux sa pensée.

La Morale à Eudème et la Grande Morale nous sont ici d'un précieux secours. Toutes pleines de la pensée d'Aristote, elles la modifient pourtant cà et là, ou bien,

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