‹ Essai sur la morale d'AristoteChapitre 92 sur 128 · Elit. Nie, X, VIII · texte numérisé non relu

Elit. Nie, X, VIII

SOLUTION DE QUELQUES DIFFICULTÉS. iol

en reproduisant les formules qui l'expriment, elles ne paraissent pas la saisir dans ce qu'elle a de plus profond. Ces défaillances, aussi bien que ces timides essais de correction, sont pour nous chose particulièrement instructive. Parfois, là où le maître n'a point vu ou a méprisé la difficulté , le disciple s'arrête embarrassé, puis tente une explication qui n'est pas sans intérêt ; et tout cela forme comme un commentaire de l'œuvre propre d'Aristote.

Ainsi l'auteur de la Morale à Eudème semble, au début, hésiter quelque peu sur la définition même du bonheur. Le bonheur ou en d'autres termes, la vie bienheureuse et belle (ri zùètx'.ixcveiv y.xi rô 'Cr,v aa/.aptoj; y.xi yyjMz) consiste surtout en trois choses qui paraissent les principaux objets du vouloir [tin à-j vj TOirjï ^.xhirjxx xoii ehxi ^oxcio-tv atpETwràrstç), et ce sont la pensée appelée ici '■spcvnai:, la vertu, le plaisir'. C'est l'opinion commune qu'il rapporfe, mais luimême fera entrer ces trois éléments dans la félicité. .Jusqu'ici la théorie d'Eudème s'accorde à peu près avec la doctrine d'Aristote; seulement il y a quelque nouveauté à présenter ainsi les choses. Les trois vies distinguées par Aristote sont là* : retrouver dans le bonheur même ce qui est en quelque sorte le fond de chacune, c'est commenter Aristote plutôt que le répéter, car si chez lui le bonheur est chose douce, c'est la théorie de l'activité, de YvAr^ytix, qui explique

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