Uagn. MornL, I, xviii, 3 et 6; xix
3. Etli. Nie, 1, viii, 10-13. "EsTiSî -/al ô [ilo; aO-riôv (twv xaAÔJv/cal àya- Otliv) y.a9' aûtôv rfi'j:... 'ExisTio 5' fiilv TiO'j toù; ô Àiysxa'. s'.ào-o'.o'jtOs... y.al oXm^-zx v.xz' àoîTf.v (f.oial x<'> ç'.'XapÉTw... ToLaÛTai S' a'. y.aT' ipz-z'ry ToârE'.;, ojTTî y.al toôto;; (toI: 'f.AO/.â^^o'.:) îi^iv rfitln: y.a: /a6' aÛTÎ;. Où-
courage est douloureux, si Ton regarde aux maux physiques, par exemple, qu'il entraîne ; il est plein de douceur, si on le considère en lui-même'. Les coups que reçoit l'athlète sont durs, mais envisagez la couronne qui se prépare ainsi, ils seront doux. La vertu trouve en soi sa couronne, et elle est tout ensemble dure, étant effort et lutte, douce, étant vertu, c'est-à-dire œuvre excellente. Le bonheur est de cette manière dans la vertu même. A ce vaillant qui meurt la vertu, qui le décide à mourir, est, avec la joie de mourir pour une noble cause, le terme même où tout se termine". Le fruit de l'action vertueuse n'est point en dehors de Taction vertueuse dans une contemplation et dans une félicité qui serait la récompense de Faction vertueuse. La difQcuhé ici n'est-elle pas inextricable? Et pourtant Aristote dit expressément que la félicité, c'est-à-dire la
OcV or, —iOîOE'.Tai Tr,; r/vovr,; o ,i.o; a.yTojv o)~—tr, t.i'j'.t.t.zvj T'.vo;, aA/, £/£:"7f,v T,oovr,v jv éat'jTw...
■1. EtU. Nie, III, IX, 2-5. 0-j ;j.f,v à/.Aà Z'I'-z'.z-^ âv îlvai -zo -/.-x-zi tt.v àvôoîîav -riXo; ï,S'j.
2. Elh. iViC, III, IX, 5. Oioî ôr, i-j i-is^'.; -zxi: àor-ra:; t6 t.ôî'ù); hzoyz'v •j-âp/îv, TTVfjV f'i' Ô50V ToiJ -£AO-j; s'fdt-TîTai. — III, VII, G. Tc'Ào; ô: -ârr,; èvspvîia; èjtI t6 xaxà tr,v s^iv. — Comparei' Montaigne, Essais, II, xi. « il me semble lire en cette action je ne sais quelle esjouissance de son âme, et une émotion de plaisir cxlraoï'dinaiie et d"une volupté virile, lorsqu'elle considérait la noblesse et haiilteiir de son entrepri?o.
Deliherala morte fcrocior ;
non pas aiguisée par quelque espérance de gloire... (car cette considération est trop basse pour toucher un cœur si généreux, si haultain et si roide); mais pour la beauté de la chose même en soy. laquelle il voyait bien plus claire et en sa perfection, luy qui en maniait les ressorts, que nous ne pouvons faire. >> — Voir encore Hume, Inquiri/ concerniiig Morah, Append. I. « As virtue is an end and is désirable on ils own account, without fear or reward, nierely for the immédiate satisfaction it conveys... »
contemplation apparemment, est le prix ou la récompense de la vertu. Ses paroles sont formelles : zb yio rn; à^txrii a5?.;v v.y.i xif.oz, àrA7-.cy ç^acvôrat y.y.'i Qîiôv n v.y.ï [j.y.y.xrAO)^^ : le prix de la lutte, la fin, le but de Teffort et du labeur, et c'est quelque chose d'excellent et de divin et de bienheureux. Le lien que nous cherchions entre la vie pratique et la vie contemplative est, ce semble, bien indiqué ici. L'une préparc l'autre, par Tune on mérite l'autre. Et ailleurs, au X" livre cette fois, c'est-à-dire là où il traite explicitement de la contemplation, Aristote, énumérant les caractères qui la rendent supérieure à la vie pratique, écrit ceci : Si nous prenons de la peine, c'est pour avoir du loisir. Admirons en passant l'énergique concision du grec : icjyy/.oùu.tOx hy. ':■/ ci.y.'Cwj.vj . C'est la même idée que tout à l'heure, l'idée d'un repos divin obtenu par le labeur d'une action qui certes ne le vaut pas, mais qui le prépare et le mérite. La guerre procure les douceurs de la paix. La vertu pratique et morale, vertu militante, procure le plus grand des biens, le loisir de la pensée jouissant d'elle-même, la contemplation, la suprême, la véritable félicité ' . Mais alors comment se fait-il que cette vertu mihtante, succombant avant d'avoir atteint ce terme divin, trouve pourtant dans son propre sein une joie qui lui suffise ?