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tions que désire la respectable Société, doivent dériver de plus d’expçriences qu’il n’est possible à un particulier d’en faire, je choisirai quelques faits qui pourront s’appliquer à tous 'les terrains II seroit facile de les multiplier, mais leur réunion rendroit cet Essai beaucoup trop volumineux.
Argile.
M. Bailey , de Northumberland , cul tivateurd’unegrande expérience, dit« qu’il a trouvé, dans l’écobuage, le remède le plus efficace contre le fléau du ver rouge et contre les mauvaises herbes », un avantage incontestable, prouvé par l’expérience, c’est d’être assuré d’une grande végétation. «Je n’ai jamais, dit-il, cortnu une seule circonstance où le cultiva-
teur ait vu ses espérances trompées ;
et c’est cette fertilité étonnante qui a pousse beaucoup de personnes à renouveler les semailles de froment jusqu’à ce qu’elles eussent épuisé le
sol. »
T erre -glaise.
Dan s 1 ’àrron dissement de S tan well en Middlescx , les terres divisées par lots ont été, par l’écobuage, mises en grand rapport de turneps, d’avoine j d’orge et de tréfile. Dans les terres pour lesquelles cette pratique n’a pas été adoptée, la bruyère pousse continuellement du jonc et du genêt épineux, le terrain reste trop spongieux et trop peu compacte pour quelque récolte que ce soit. La dillérence des produits excède la valeur du fermage, en faveur de l’écobuage, J’ai observé les mêmes ré-
< io6 )
suîtats avantageux dans divers comtés (i).
Dans l’arrondissement d’Enfield- Chuse, le sol est de terre-glaise; le docteur Wilkinson, prouve, par des expériences, que l’écobuage y épargne une quantité de dépenses; que les cendres renferment beaucoup de propriétés fertilisantes; qu’on peut, par leur moyen, couvrir plutôt la terre de graminées ; qu’elles préservent du ver rongeur; et que bien loin de ruiner les terres, le sol retient sa fertilité pendant cinq récoltes consécutives (a).
Après avoir cultivé , pendant neuf ans , un terrain écobué , si on le laisse reposer , le genêt épineux s’y re-
(i) Middlcton’s Muîdlcsex, (a) Ibid,
montre de tous côtés ; c’est pourquoi est nécessaire de le brûler absolument de nouveau (i).
M. Exlcr, près de Barnstable, fit rompre un champ de gazon dans une ferme. close; une partie fut levée et brûlée; l’autre seulement labourée à la charrue, La première récolte fut en froment. La partie brûlée donna trente -cinq bushels par acre, et celle qui avcit été seulement labourée, dix-sept; le blé de la première étoit net; celui de l’autre plein de chiendent. La seconde récolte fut en grains d’hiver ; l’herbe dans le terrain brûlé monta d’abord à quatorze pouces de haut ; dans celui que l’on avoit labouré , à six ; l’un et l’autre fourrage furent alors livrés
(i) Middleton’s Middlescx.
aux moutons ; le regai rf fut (îés deusL côtés, en raison de douze à quatre® La troisième récolte consistant en turneps, et les deux parties ayant été également fumées, celle qui avoit été brûlée ne fut point attaquée par les insectes. On y sema ensuite de l’orge, qui étoit infiniment plus belle sur la partie brûlée, puis du treille, qui fut aussi plus beau sur cette partie, et lorsqu’on dernière analyse on la convertit en pâturage, elle valoit cinq sbellings^ar acre de plus que l’autre moitié qui n’avoit été que labourée.
M. Daiton , du comté d’York , parlant d’un terrain de glaise mêlée de pierre à chaux etctagravicr,dit« que c’est une chimère absurde de s’imaginer que le sol est diminué par l’enlèvement et la combustion des ga-
zons ». « J’ai fait cette opération, dit ce cultivateur, deux fois dans le cours de quinze ans dans le meme champ , et je ne puè y découvrir une diminution quelconque ( i ) ».
M. Aus observe, k l’égard d’une terre -glaise légère du Cornwall, * que c’est une singulière erreur que ccjle que l’on trouve dans quelques écrivains théoriques, lorsqu’ils avancent que Pécobuage occasionne une grande détérioration à la terre ; j’aurois des réponses très^prtes à faire à cette objection. J’ai labouré trois champs-, j’espérai les délivrer de la mousse et empêcher qu’elle ne reparût- dans les périodes accoutumées ; toujours je me suis trouvé
(0 'Communications do bureau d’agricul-
ture.
- ( Ito )
trompé ; car, indépen dam ment de la nullité de la récolte, la mousse est continuellement revenue , ce que j’eus de commun avec ceux de mes voisins qui n’avoient point brûlé.
C’est pourquoi , d’un commun accord, mes compagnons d’infortune et moi, sectateurs du labourage, nous avons totalement abandonné cette pratique, pour retourner à notre ancienne méthode de l’écobuage. »
« Un de mes amisa pour pratique constante, et elle fut aussi celle de son père , qui la tenoit depuis plus de cent ans de ses ancêtres, (le bien n’étant point sorti de la famille depuis nombre de générations), de faire constamment écobuer ses terres , après chaque dixième année de pâturage. Son terrain a pour surface
une couche assez mince de pierre à chaux ; la terre végétale y a si peu d’épaisseur que la charrue y entame le roc; jamais on n’a pu découvrir la moindre diminution dans les produits (i).
Sable.
« J’ai essayé l’écobuage dans des sables, mais sans succès fa ! ». Cependant le colonel Vavassour parle favorablement de cette opération, pou* ces sortes de terrains , et d’après son expérience. La différence de ces résultats existe peut-être dans le mode d’alternation des récoltes?
Le premier parle dans un autre cas, de deux récoltes en blé, et d’une en
(v) M. Wright.
(2) Idem.
avoine; et le second d’une première en turneps, d’une seconde en sarràsin , et d’une troisième en navette.
Si M Wight voülek obtenir du blé, au lieu d’herbages, dans son terrain sablonneux, il n’est point étonnant qu’il n’ait eu aucun succès.
. ’ •/ Terre calcaire y craie. ' „
M. Boys, près de Sandwich, fit éeobuer, en 1788, sur une étendue de vingt acres de craie brisée, friable et morcelée; ce lit reposoit sur le* roc de craie dure et ferme, et le terrain rapportait un shelling l’acre, donnoit de l’orge et du sainfoin en mars. Toute la dépense, y compris Forge pour semence, se monta à cinquante-trois livres sterlings. Le produit fut de soixante-six quarters d’orge, qui, à vingt-six shellings Je
quarter , firent quatre-vingt-six livres sterlings; le bénéfice fut donc
de trente-trois livres sterlings. Ainsi
le simple rapport de la terre décupleroit sa valeur après i'ne culture de vingt-deux ans. Le sainfoin ve- «oit fort bien (i). jx 1796, il écrivit à l’auteur d’un o. âge périodiquejustement estimé:* f i cv Jcuesuns de vos amis qui :c>. damnent si fortement féccViia;e 7 eno'eî.t dans le comté de Kent cet été. ils pourroient voi" : k .r eux - xnêfries les charnus couverts sh b*c a’orge , d’avoine et de sainfoin en pleine vigueur sur des terrains qui", depuis long- temps , scn#soumis-*à cette opération. Les récoltes sont suffisantes et au-delà pour mettre les terres en
(i) Annales.
valeur, et les revenus singulièrement accrus depuis quarante ans. »
Tourbe .
Il y a vingt ans que Ton fendit la
superficie d’un terrain tourbeux pour lui enlever son écorce, ce qui fut fait pour une partie que l’on brûla; l’autre fut laissé en état de labour. Dans le cours de la culture, la partie brûlée rendit des récoltes plus avantageuses que l’autre. Depuis quelques années on a converti ce terrain en pâturages ; la partie brûlée ne produit aucun jonc, et elle est tapissée de graminées de bonne qualité ; tandis que#autre partie est couverte de joncs et que ses fourrages sont de très-médiocre qualité (i).
( 2 ) Nortli-Riding Report.
* J’ai fait labourer , dit M. Simpson, dix acres de terrain marécageux sur un fond de pierre à chaux dans une portion de brujtëre, sans y employer l’écobuage, et j’ai eu des raisons suffisantes pour m’en repentir ; car, depuis ce temps , je n’ai pas eu de récolte qui puisse être regardée comme médiocre; les graines que je confie à cette terre réussissent toujours moins bien que celles qui sont semées dans la même année, sur des terrains semblables,, mais écobués; cependant j’y ai toujours dépensé plus d’engrais et de chaux que dans aucune autre partie de mes terres en culture (i). »
Près d’Orton , dans une tourbière mousseuse de six à huit pouces d’é-
(i) Norlli-Riding Report.
paisseur, sur une argile^ solide et bleuâtre, où ies seuls produits végétaux sont mie mousse spongieuse , des joncs et dM roseaux , ét le terrain humide, sans saignées, on enlèva les gazons à trois pouces de profondeur pour les brûler au prin-
tems ; on donna ensuite pour surengrais trente bushls de chaux par acre, et après un lé* er labour on y sema des turncps, <p ;! ne furent pas Jioul's par la cuite. L * produit fut de trois livres &ter)îrrj l’acrot maintenant ce terrain ests'-tné cr. avoine et il en proth.lt soixaptect dix bus* kels par acre (i).
Miss Grahall fut la première qui .fit écobuer dans îe Mcnteith. Beaucoup de terres qui ont été brûlées
(2) Todd. Society’s Transactions.
« • il— — *
depuis quarante ans, continuent à porter des graminées d’une bonne qualité jusqu’à ce jour , sans aucune bruyère (i).
De toutes les manières d’ouvrir tin sol tourbeux , soit que je les aie pratiquées raoi-même ou vu pratiquer , la meilleure est Pécobuage.
J’ai vu que, sur quelques milliers .
d’acres, il n’existoit ancuneautre pratique de toutes celles . qu’on y employoit qui pût égaler celle-ci (a).