‹ Essai sur la nature des engraisChapitre 16 sur 34 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Algues et herbes marines.

Partout où il est possible de s’en procurer, les cultivateurs s’eu servent avec un succès général. Il y a une soixante d’années que l’usage en étoit si universel en Ecosse, que les terrains qui rapportoient à peine dix sols sterlings par acre, en rendoient de vingt à quarante au moyen de cet engrais. L’algue la meilleure et celle qui dure le plus , s’arrache des rochers à marée basse (i). Dans le Caithness, on en forme des mélanges avec de la terre , et on les laisse reposer pendant six , huit et

(l) Maxwell.

douze mois. Cet engrais ne donne dans les Hébrides que des récoltes médiocres ; et dans le comté d’Argyle on trouve plus d’avantage à se servir des mousses des terrains tourbeux et marécageux (i). Cependant M. Somerville remarque qu’on l’emploie frais tout le long de la côte d’Hadington , et qu’une charge rend davantage que deux charges qui auroient fermenté en tas. L’expérience a dernièrement donné le même résultat dans l'île de Thanet. Partout on a éprouvé la même chose , et ceci a la plus grande connexité avec ce que nous avons dit du fumier long et du fumier court.

(i) Siatisticalaccountof Scoilanil, vol. vin , m , xxv.

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