CHAPITRE Xiy
Végétaux brûlés , cendres de végé- * taux.
En parlant d’enterrer et de brûler les gazons, j’ai déjà touché quelque
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chose sur cette matière , et il me paroî t nécessaire de rappeler que les propriétés des cendres de végétaux brûlés, celles des plantes marines exceptées, se ressemblent presque toutes, n’y ayant de différences que dans le plus ou le moins de sels alkalins qu’elles contiennent. Cependant l’on a coutume, dans quelques districts du comté de Lincoln, de brûler la paille sur ;les -champs de turneps , précisément avant de les ensemencer. On y répand cette paille le plus également possible , à la quantité de trois, jusqu’à cinq tonnes par acre, et ensuite on y met le feu. En faisant la comparaison de cet engrais avec le fumier ordinaire, on a trouvé le premier plus avantageux.- D’autres faits coïncident avec celui-ci ; telle est la méthode en usage dans
les marais du comté de Cambrigde; on met le feu , après la moisson , aux chaumes qu’on a tenus fort longs.
Lorsqu’on veut semer du sarrasin , on a reconnu que cette préparation améliore la terre et la nettoye des mauvaises herbes. Les agriculteurs du comté de Lincoln se trouvent d’accord dans l’opération de brûler de la paille, avec ceux des Pyrénées , chez qui cet engrais est employé communément. Il suffit d’indiquer cette pratique ; chaque cultivateur éclairé sentira bien le besoin d’expériences soigneusement faites, avant
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que. de pouvoir tirer , à ce sujet, de* conséquences décisives»