‹ Essai sur la nature des engraisChapitre 20 sur 34 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Labour et enfouissement des gazons et des herbages.

Depuis un temps immémorial cette manière de retourner les gazons a été pratiquée dans ce royaume , elle

est d’ailleurs commune en beaucoup

d autres pays.

A cet égard les rapports ne sont rien moins qu’uniformes, et, pour beaucoup de cultivateurs, il en est résulté peu d’avantages : cependant, cette pratique s’est étab lie dans quelques contrées , et quelques personnes en ont retiré un grand bénéfice. Dans des cas pareils , il devient absolument nécessaire , lorsqu’on n’a point soigneusement tenu note de toutes les

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, circonstances d’une expérience , de considérer seulement les résultats qui ont présenté du profit.

Si donc, dans plusieurs circonstances , des végétaux retournés et enfouis ont été reconnus pour un bon engrais , ce ne peut-être qu’en raison de la fermentation successive qui les rend propres à la nutrition des végétaux ; et lorsqu’ils n’ont produit aucun effet, on ne peut s’en prendre qu’à l’inattention ou à un mauvais emménagement, qui a contrarié la tendance des végétaux enfouis vers leur conversion en parties propres à cette nutrition-. Nous avons - déjà vu que chaque particule végétale se dissout en terre et contient des gaz qui sont recueillis par les racines des plantes, ou enlevés pai^ l’atmosphère, Il est donc possible • ? 8

que des gazons soient si mal enter* rés, qu’ils abandonnent tous leurs gaz à l’atmosphère , au lieu de les

laisser retenir dans le sol ; et c’est Jt

de ce point que peuvent résulter tous les mécomptes. Ce qui a déjà été remarqué à l’égard du fumier long et frais, peut encore s’appliquer ici avec toutes ses modifications. La seule manière de procéder utilement seroit de rouler les gazons avec un rouleau à orge, en ajoutant un coutre en écumoire à la charrue, marchant dans la même direction que le rouleau , de manière à enter»

rer les gazons à six pouces de profondeur. La bonté de cette opération dépend uniquement de la précision de son exécution; et cet engrais est préférable dans un semis d’été , pour ^ les turneps et pour les hivernages ,

que pour les semailles que Ton fait tard en automne.

? ; ■ Remarque générale.

1 II existe quinze espèce d’engrais^ qu il est d usage de se procurer dans la plus grande partie des fermes. "

Dans la classe calcaire •

. ; , La chaux , , . . i \ } S:

La marne, ' -{’».* • ^

« La craie, ,> ) \ v V

• Et la pierre calcaire.

Après ceux-ci viennent le sable et l’argile, „ v Y r-o fcvçtij La terre brûlée,

L’enlèvement et le brûlement des gazons, *

Le fumier de basse-cour, et celui

des étables,

Enfin l’enfouissement des plantes vertes.

ji Dans toutes les fermes en tulture, le fumier de basse-cour peut être envisagé d’un sixième à un quart, £ c’est-à-dire de dix-sept à vingt-cinq pour cent. Dans lé cercle des tra-

vaux , on peut enlever et brûler unç partie de gazons , et enrouir des plantes vertes, à raison de dix pour cent.

Par ces trois moyens , un bon cultivateur peut amender chaque année le tiers de ses terres ; ce qui , joint à un emploi bien dirigé des engrais calcaires , maintiendra les terres en bon état, en donnant dô grands produits* i;i - i

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