Les raclures de corne
J’envisagerai d’abord la pratique ordinaire dans l’usage dé ces engrais.
pour les considérer ensuite collée ti-'
vement sous chaque point de vue , indiqué par la société.
i. Des éxerémens.
' On ne péut se procurer cet engrais en quantité que dans le voisinage des villes. On s’en sert largement dans les environs de Londres; et pendant plusieurs années , j’ai acquis une grande expérience dans son application. Il en faut ordinairement deux cents boisseaux par chaque acre, mais je l’ai employé en plus grande quantité ; c’est le meilleur de tous les engrais , mais en même-temps le plus cher : il fait également bien dans tous les sols et pour toutes les récoltes; cependant il ne profite jamais mieux que sur les pâturages ou quand on le répand
après avoir nettoyé une ; bruyère :
quoique je l’aie employé dans toutes les saisons , il m’a toujours
donné un bénéfice immense. Frais ,
il vaut trois deniers sterlings par boisseau sec ou en poudre , il est plus cher du double et meilleur; son effet dure long - temps. Réduit en poudre ou poudrette, c’est l’engrais le plus commode pour être semé en même-temps que la graine de turneps, mélangé avec du tourteau de navette , ainsi que l’a pratiqué dernièrement M. Coke, d-’Hol-i kam. , ..t ;
' a . Des os.
On en fait un grand usage £ux
çnvirons de Londres. La quantité est de cinq ou six charges par acre, s’élevant à deux cent cinquante ou trois çents boisseaux ; cependant
cette quantité varie en raison de la pratique locale ou des opinions indi-> viduelles. On ramasse les os pour les concasser et les faire bouillir', afin d’en obtenir la graisse; ensuite on les vend aux cultivateurs. Il y a quel-?
qu es années qu’on pou voit les obte- * nir à un denier sterling )e bois^eauj^ mais aujourd’hui leur prix est troi% fois plus élevé, et dans quelques enr droits ils valent même davantage»
Je m’en suis beaucoup servi , et j’ai trouvé cet engrajs excellent pour les* pommes de terre ; . spa çffèt dans les terres fortes est meilleur que, partout ailleurs et par sa durée , il surpasse en action tous les autres engrais; il se fait encore sentir après , trente ans.
Il en est de même pour tous les abatis et les résidus qu’on trouve * 8.
chez ceux qui font le commerce
' N des os. \
j . 3; de mouton.
1 Ils constituent un engrais trèspuissant, qu’on vend communément
* par quarter ( i ") , avec d’autres abatis, chez les pelletiers et les mégissiers. Il ^aquelques années qu’on les payoit quatre sous sterling» le quarter; mais ils sont devenus plus rares, et par conséquent plus chers. On en consomme ordinairement de quatre à six qiïaftèrs par aere. Je n^n ai pas fait usage. L’effet en est grand; on ne doit point les enterrerià moins de
(i) Le quarter, qui contient hnit bushels ou boisseaux anglais, pèse quatre rent quarante livres , avoir du poids. ( Note du traducteur. J
six pouces de profondeur, au moyen d’un coutre en écumoire, parce que
les chiens et les insectes les atta-
quent.
: ' . . ; . y.'i 4 ; Du poil.
On vend, dans les grandes villes, le poil de porc à raison d’un slielling six deniers par boisseau, assez bien pressé dans la mesure; cependant la quantité contenue dépend, comme dans toutes les mesures incertaines, de l’attention de l’âcheteur. On en met communément de seize à #ingt-cinq boisseaux par acre. ;i '< ' * ' •
'> 5. Des plumes.' \ . !
On 1 reconnu que les plumes étoient un engrais excellent; je les ai vu Vendre à un shélling Six sous le boisseau, en partie collées et conglomérées. On en répandit vingt-
( iBo ) '
cinq boisseaux par acre avec beaucoup de succès. 11 est reconnu danç la pratique que dix boisseaux par acre ont; donné quarante-huit boisseaux de sarrasin} ' tandis que, sans • engrais, le même terrain? n’en avoit produit que vingt-huit (,i)«