‹ Essai sur la nomenclature et la classification des principales branches d'art-et-scienceChapitre 8 sur 25 · S 3. DÉFAUTS DANS LE SYSTÈME DE DIVISION · texte numérisé non relu

S 3. DÉFAUTS DANS LE SYSTÈME DE DIVISION

J'aurai occasion d^ faire voir que le système des divisions hifiârquées sur un Principe exhaustif tsX le seul qui soit parfaitement convenable au projet d'une table systématique d'art-etscience. Nous verrons que la méthode suivie par d'Âlembert fait un contraste frappant avec la régularité et V omniconipréhension qui caractérise le système des bisurcations.

Je ne m'arrêterai pas long-temps^ détailler les preuves de l'existence de ce défaut dans le Système figuré. Un coup d'œil jeté sur la table les ferait apercevoir en un moment. Peu de mots suffiront pour les suivre dans la branche de la Mémoire. ^

Le tronc commua est V Entendement. Il se ra^ mifie en trois branches , Mémoire , Raison et Imagination .'âiyision trifurquée. Sous Mànoire se trouve Histoire; point de division. Sous Histoire sont Histoire sacrée, ecclésiastique^ ciçile^ an^ vienne et moderne ^ et naturelle; division quadri ou quinqué-furquëe. Sous Histoire naturelle, Uniformité de la nature , Ecarts de la nature et Usages de la nature. Le titre Uniformité a sept branches ; le titre Ecarts en a également sept, et à côté de celui des Usages de la nature on trouve Arts^ Métiers et Manufactures : ici, point de division. Mais ensuite ce terme comprend neuf branches avec un et cetera; et chaque branche en a plusieurs autres , chacune avec «on et cetera.

Cet exemple dort certainement suffire sans i]u'il soit nécessaire dé suivre , de la même manière , les irrégularités dans la division et sousdivision des chefs Raison et Imagination.

§ 4* DÉFAUl'S DANS LA BÉNOMINATIGÏÏ D£S BRANCHES*

Je n'ai point observé d'autres exemples de ce genre de défauts que ceux qu'on peut attribuer au langage en général, et dont fai fait

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Yoîr les exemples les phis frappants dans le dernier chapitre. Ce sont, i^ l'Histoire naturelle ; 2^ la Philosophie naturelle embrassant la Physique divisée en générale et en particulière (sans pourtant que Tune ou Tautre comprenne THistoire naturelle); 3° les Mathématiques.

D^Âlembert entreprit de présenter une masse d^instruction relative à toutes les branches d'artet-science que Ton considérait alors comme existantes. On ne doit donc s'attendre à trouver dans sa table que la collection des noms par lesquels on les désignait à cette époque , et on lie peut olâmer cet habile philosophe des défauts qui se trouvaient dans ces dénominations. Il ne parait pas , au reste , qu'il ait rien ajouté à cette masse de défauts.

§ 5. BÉFAUTS DANS LES DISTmCTIOMS DES BRANCHES.

On verra sous le titre suivant, des répétitions^ des exemplçis de ce genre de défauts.

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