II.— C’est un droit égal pour tousi
Comme le dit Roguin, une liberté de faire ou de ne pas faire, donc d'acquérir ou de ne pas acquérir, du moment qu’elle est garantie par la loi, est la « Jouissance d’un droit absolu »; l’éventualité de son exercice s'impose au respect de tous les autres hommes au méme titre que le respect de la liberté. Il serait, en effet, contraire à l’équité de gêner le développement d’une personnalité, « du moment que ce développement est normal, c’est-à-dire respecte le développement actuel, compris assez largement, des autres personnes? ».
Aussi toute personne est-elle « sous le coup du devoir de ne pas entraver la création et l’exercice de droits quelconques compétents à autrui et qui lui sont étrangers ». C’est ce que l’on peut appeler le devoir universel de non-intrusion, de non-immixtion, de non-ingérence.
Mais ce devoir de non-ingérence, de non-immixtion ne doit pas être confondu avec celui qu’engendrent
chandise non encore fabriquée; dans ces hypothèses, la chose est seulement déterminable.