‹ Essai Sur La Notion De La Responsabilité De L'État Considérée Comme Puissance Publique Et Notamment Dans L'Exercice Du Pouvoir LégislatifChapitre 4 sur 37 · X.-S. Combothecra, op. cit · texte numérisé non relu

X.-S. Combothecra, op. cit

4. Espinas, € Etudes sociologiques », 3e article, dans la Æevue philosophique, 1882, p. 510, ù

nisme socral à l'organisme individuel est hypothétique ». Quoi qu'il en soit, cette théorie fictive ou réelle a trouvé d’éloquents défenseurs en Gerber (1), Gierke (2) ; ce dernier n'’a-t-il pas dit que l'Etat est une unité vivante, résultant de la réunion d’autres unités formant un tout nouveau différent de la somme des parties qui le composent.

Notez que Combothecra admet très bien cette doctrine que PEtat est une unité aussi réelle et aussi naturelle que l'individu ; mais où il tranche net, et où nous pouvons le suivre, c’est en refusant d’admettre que c’est une unité spontanée : c'est au contraire une unité voulue. L'Etat ne peut exister que du vouloir des individus. « Les honimes qui veulent un Etat veulent ce qui est conforme à leur nature ».

L'Etat est pour ainsi dire composé de cellules qui ont leur activité propre, qu’elles mettent au service de la collectivité ; l’organe central ne peut se mouvoir, exister, que par l'expression de leur activité réglée d’après certaines fins. «Tous ces organes dont l'Etat lui-même, puisque sans eux l'Etat ne saurait, n’agissant pas, exister. C’est la volonté collective qui, de par son autorité, a placé tous ces organes avec des fonctions distinctes mais dans un but commun, par suite elle forme pour ainsi dire une volonté agtssante composée de sa volonté propre et du mouve-

4. Gerber, Staatsrecht, p. 219. Tübingen, 1852. 2. Gierke, Die Grundbegriffe.

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