Tête diadémée (Apollon?) à droite
i^ BAZI. NIKO. sur une ligne horizontale (en bas). Cavalier portant une lance, à droite. Sous le type,
in.
JE 4 (pL VI, n« 10).
Paris.
Mionnet, n** 4; Lenormant, fig. 10.
^ Frœlich, Regum veterum numi, p. 40. Cf. fiésychius, s. v. dîXoyx^* (Épithète employée par Gratinus.) Les Bithyniens avaient un mois BsvSidaToç. Cf. Rapp dans le Dictionnaire mythologique de Roscher, s. v. Bendis,
s Hérodote 7, 7. Le premier éditeur de cette pièce, Borrell, décrit la figure comme une Ârtémis. L'erreur est d'autant plus singulière que, sur son exemplaire (actuellement au Musée britannique), le caractère masculin de la figure est bien accusé»
— la —
4 bis. Même tête à droite.
i^ BAZIAE- NIKOMH-- sur deux lignes horizontales. Cheval marchant.
jE 5. Coll. Savorgnan (Eckhel, Nwmt veteres, p. 192 et pi. XI, 15; d'après lui, Ms 19).
L'absence de surnom et le style justifient l'attribution traditionnelle, mais je me refuse à voir dans la tête de l'avers c< un portrait de Nicomède jeune » • Cest manifestement une tête de divinité. Le type n!" 4 nous représente ou bien la première monnaie frappée par Nicomède, à une époque où il n'osait pas faire figurer son portrait sur les médailles, ou quelque émission locale faite dans une ville placée sous son autorité.
Malgré l'analogie du revers avec celui des bronzes ci-dessus, je me refuse à donner à Nicomède V le bronze anépigraphe suivant qu'on lui a parfois attribué :
Tête de femme voilée à dr. ^. Cavalier à dr. portant
une lance. — iE4, Paris (Mionnet, n* 5; Lenormant,
fig. 11).
Ch. Lenormant a conjecturé que cette monnaie appartient à la Thessalie.
Nicomède 1" avait épousé successivement deux femmes : la Phrygienne Ditizélé, qui mourut dévorée par im chien, et Ëtazéta \ La première lui donna un fils que les auteurs appellent Zélas, Zéilas ou Ziélas, et
i Le nom Ditizélé est donné par Tzetzès, ChUiade», III, 960, (= F. H. G. UI, 600), qui avait sous les yeux VHUtoire bithynienne d'Airien. Pline appelle cette princesse Gonsingis (YIII, 40, 144);, "mais le texte paraît corrompu. Qnant au nom Ëtazéta, il est transmis par Memnon.
peut-être une fille, L7sandra\ De la seconde, il eut plusieurs fils dont un seul, Tibœtès (c*est-à-dire sans doute Zipœtès), nous est connu de nom *. Le fils du premier lit était Théritier légitime de la couronne; mais en butte aijx persécutions de sa belle-mère, il avait dû se réfugier en Arménie du vivant de Nicomède ; le testament de celui-ci désigna pour successeurs les fils du second mariage, en les plaçant sous la tutelle des républiques et des rois amis (vers 250). Ëtazéta, qui était sans doute la véritable régente, tâcha de se fortifier en épousant le frère du défunt roi, — on ne sait s'il s'agit de son ex-compétiteur, — mais Ziélas, en digne fils de son père, entreprit de reconquérir son royaume avec l'aide des Gaulois Tolistoboiens. Après les premières hostilités, on conclut un traité qui partageait le royaume entre les divers prétendants; mais ce traité paraît avoir été bientôt déchiré, car dans la suite nous trouvons Ziélas seul roi et son frère consanguin, Tibœtès, exilé en Macédoine. Ziélas, après un règne assez obscur, mourut en 228, assassiné par ses anciens alliés, les chefs gaulois, dont il avait voulu se défaire dans un banquet.
On ne connaissait pas de monnaies de Ziélas avant la découverte récente du bronze suivant, qui est resté unique :