‹ Essai sur la pathogénie de la laryngite tuberculeuseChapitre 12 sur 24 · VAS · texte numérisé non relu

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Ganglions. — Les ganglions inter-trachéo-bronchiques sont développés mais de consistance normale. Ganglions latéro-bronchiques et latéro-trachéaux altérés sans être caséeux à la coupe. Ces ganglions remontaient jusqu’à la partie inférieure du larynx.

Obs. 2. Mile D..., 20 ans. Tuberculose pulmonaire bilatérale soignée depuis février 1936 et ayant débuté en 1935 par une hémoptysie. La radiographie du 9 mars 1936 nous montra des lésions ulcéro-nodulaires discrètes dans la moitié supérieure du poumon droit. À gauche, une grande caverne et des taches très accentuées dans le tiers supérieur ; épanchement pleural peu abondant.

En avril, elle eut une hémoptysie et la radio montra à droite la formation d’une caverne. Une radiographie du 4 mai 1936 décela une extension plus grande à droite, alors que les lésions gauches étaient stationnaires et que l’ombre pleurale s’atténuait. Trois semaines après, l’apparition d’une dysphonie légère fit pratiquer un examen laryngé : végétation inter-aryténoïdienne, tuméfaction de la bande ventriculaire droite, œdème de l’aryténoïde droit, hémi-larynx gauche normal. En juin, la malade était dysphagique. Cette dernière lésion s’accentua, et, le 24 juillet 1936, on constata sur la radiographie un état stationnaire du poumon droit, un léger agrandissement de la caverne à gauche, alors que les autres lésions semblaient en légère rétrogradation. L’examen laryngoscopique ne décela aucune aggravation locale et cependant la dysphagie très pénible nécessita une alcoolisation du nerf laryngé.

Août marqua une aggravation bilatérale des lésions pulmonaires. Le 22 septembre, la radio montra une extension considérable de la tuberculose, avec excavation

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à droite surtout. L'examen laryngé fit voir un œdème considérable des deux aryténoïdes avec ulcération à droite, œdème masquant les cordes. L’épiglotte était immobile.

L'état s’aggravera ensuite rapidement, et les diverses radiographies montreront une extension progressive des lésions pulmonaires avec excavation du sommet droit, et agrandissement considérable de la caverne gauche qui occupe tout le tiers supérieur du poumon. La malade mourut cachectique, au début de janvier.

AUTOPSIE. — Larynx. — Repli aryténo-épiglottique ulcéré à droite, bandes ventriculaires très ulcérées, cordes vocales épaissies avec granulations à leur bord libre. Ulcération para-médiane droite inter-crico-thyroïdienne.

Trachée. — Deux ulcérations de la muqueuse, une au niveau du cricoïide, l’autre avec une petite hémorragie vers le septième anneau. Ces lésions siégeaient sur la paroi antérieure, sur la ligne médiane.

Poumons. — A droite, caverne de l’apex, bronche de drainage altérée ; dissémination nodulaire dans tout le reste du poumon. À gauche, cavernes géantes multi-lobulées du lobe supérieur avec de nombreux recessus, bronches de drainage très altérées. Petites cavernes dans le reste du poumon.

Ganglions. — Ganglions inter-trachéo-bronchiques gros mais d'aspect normal. Ganglions hilaires très développés à droite, moins à gauche, néanmoins, ces ganglions sont normaux à la coupe. Adénopathie sus-bronchique droite s’arrêtant à 4 ou 5 cms. au-dessous du larynx (ganglions normaux macroscopiquement).

Obs. 3. - M. M... 34 ans, paveur. Tuberculose pulmonaire grave ayant débuté en octobre 1936. En janvier 1937, la radiographie montrait une caverne moyenne dans le deuxième lobe, et de nombreux nodules dans les

deux tiers inférieurs du poumon droit ; à gauche, de nombreux nodules ulcérés dans les deux tiers supérieurs, surtout à la partie moyenne. Les lésions paraissaient plus évolutives à gauche.

Au point de vue laryngé, aucun symptôme, si ce n’est une légère modification de la voix qui n’attira guère l'attention. L'évolution se poursuivit rapidement vers la mort, le malade succomba au début de février dans un tableau de délire.

AUTOPSIE. — Larynx. — Aryténoiïdes, le droit normal, le gauche rongé, d’aspect cicatriciel. Corde vocale gauche ulcérée à son extrémité postérieure. Granulations blanchâtres nombreuses dans la partie sus-glottique gauche. Quelques granulations symétriques à droite.

Trachée. — Normale.

Poumons. — A droite, caverne moyenne et quelques nodules à la partie moyenne du poumon, apex respecté, quelques nodules à la base. À gauche, nombreuses petites géodes dans toute l’étendue du champ pulmonaire avec de petites granulations autour. Nodules calcifiés au sommet. Les lésions gauches sont indiscutablement les plus évolutives.

Ganglions. — Ganglions inter-trachéo-bronchiques très petits et normaux. Ganglions sus et latéro-bronchiques gauches petits, anthracosiques, avec de petits points caséeux, ils remontent sur le flanc gauche de la trachée le long de la chaîne carotidienne. Du côté droit, les ganglions sont minimes. Pas de ganglions récurrentiels.

Obs. 4. - M. H..., 48 ans, mécanicien, fut traité à partir de novembre 1936, pour une tuberculose pulmonaire à évolution rapide. Début en juillet 1936 caractérisé par une toux sèche, quinteuse, nocturne, avec sensation de chatouillement laryngé. En septembre, il y eut une aggravation manifeste, la toux ramena une expectoration

assez abondante et muco-purulente, un amaigrissement considérable se produisit, l'examen des crachats fut positif. ;

A l’entrée dans le service la radiographie montra, à droite, une caverne de dimensions moyennes sous la clavicule, et de nombreux nodules dont certains ulcérés dans les deux tiers supérieurs ; à gauche, deux cavernes côte à côte, de petites dimensions, sous la clavicule, quelques nodules ulcérés à la partie supérieure. Les lésions étaient de beaucoup les plus évolutives à droite.

L'état général s'aggrava progressivement, et, en janvier 1937, apparut le premier signe laryngé : la dysphagie. L'examen décela une infiltration pâle, ditfluse, de tout le vestibule et des replis pharyngo-épiglottiques, une ulcération du bord gauche de l’épiglotte et du repli pharyngo-épiglottique avec périchondrite (fragment de cartilage saillant hors d’une large ulcération), enfin une infiltration des bandes ventriculaires prédominantes à gauche. La radiographie, pratiquée à la fin du mois, montra, à droite, une très grande aggravation ; les nodules étaient devenus de petites cavernes, surtout dans la moitié supérieure ; à gauche, des cavernes importantes dans la moitié supérieure, et une extension des lésions dans la moitié inférieure. Proportionnellement, les lésions gauches paraissaient les plus évolutives.

La dysphagie était telle qu’elle interdisait toute alimentation et obligea à une alcoolisation, puis à une résection du nerf laryngé supérieur. Le malade, cachectique, mourut très rapidement.

AUTOPSIE. — Larynx. — Epiglotte rongée à moitié je long de son bord gauche, la lésion s’arrêtant net à la ligne médiane. Aryténoïdes, le droit œdématié, le gauche très œdématié. Enorme œdème des bandes ventriculaires, les cordes vocales sont très épaissies mais non ulcérées. Granulations disséminées dans la région sousglottique.

Trachée. — Intacte.

Poumons. — Des deux côtés, lésions ulcéro-nodulaires avec de nombreuses cavités de grandes dimensions à l’apex.

Ganglions. — Ganglions inter-trachéo-bronchiques petits, anthracosiques, d’aspect normal. Gangjlions hilaires petits et normaux. De chaque côté, sur la chaîne jugulaire, on trouvait de gros ganglions qui n'étaient anormaux que par leur volume. Un seul ganglion récurrentiel droit d’aspect normal.

Dans cette autopsie nous sommes étonnés de l’importance de l’œdème qui avait persisté post-mortem.

Obs. 5. — M. L..., 54 ans, coiffeur, était atteint par la tuberculose depuis 6 ou 7 ans, maïs ce n’est que depuis 3 ans que la toux et l’expectoration étaient devenues continuelles. En avril 1936 apparut la dysphonie, en novembre l’état général s’aggrava, enfin, vers le 15 décembre, la dysphagie fit son apparition. En décembre 1936, le malade était très atteint, très amaigri. La toux était incessante, l’expectoration abondante, la température décrivait de grandes oscillations. La radiographie montra des lésions très étendues, qu’une tomographie permit de détailler : à droite, une grosse caverne apicale antérieure, deux petites cavernes latérales externes sousclaviculaires, un semis de nodules ulcérés avec de petites cavernes dans le tiers supérieur à une profondeur moyenne ; à gauche, une caverne antérieure du tiers supérieur, grosse comme le poing ; une caverne apicale du volume d’une mandarine à une profondeur moyenne.

L'examen laryngé montra une laryngite tuberculeuse diffuse, infiltrante, pâle et sténosante. La dyspnée nocturne faisait envisager la trachéotomie. La dysphonie et la dyspnée augmentèrent de façon considérable et le malade mourut au début de février dans un tableau d’insuffisance cardiaque.

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AUTOPSIE. — Larynx. — Petites ulcérations disséminées sur la face laryngée de l’épiglotte. Aryténoïdes droit et gauche infiltrés. Bandes ventriculaires à peu près normales. Cordes très infiltrées, sténose presque complète de la glotte, ulcération sous la corde gauche.

Trachée. — Normale.

Poumons. — A droite, trois cavernes de moyenne importance dans la moitié supérieure ; nodules ulcérés disséminés dans la moitié inférieure du poumon. À gauche, une très grande caverne antérieure mesurant 13 cm. de haut sur 10 cm. de large, une caverne apicale de grandeur moyenne, des lésions petites et nombreuses dans le reste du poumon.

Ganglions. — Pas de ganglions appréciables.

Obs. 6. — Mme B.., 42 ans, sans profession. Depuis novembre 1936, elle avait beaucoup maigri, elle toussait et présentait une expectoration muco-purlulente riche en bacilles. L'apparition plus récente encore d’une diarrhée vint aggraver le pronostic. La radiographie du 24 décembre 1936 montra à droite des lésions ulcéro-nodulaires disséminées étendues à tout le champ pulmonaire ; à gauche, une énorme caverne évidant le tiers supérieur, des lésions nodulaires au-dessous.

Au début de février apparurent la dysphonie et la dysphagie. La radio décelait une aggravation des lésions surtout à gauche, où l’on notait l’existence d’une caverne para-hilaire. À l’examen laryngoscopique, on vit une infiltration rouge des aryténoïdes, et des bandes ventriculaires. Vers la fin du mois de février, quelques jours avant la mort de la malade, la dysphagie disparut.

AUTOPSIE. — Larynx. — Large ulcération du sillon aryténo-épiglottique, petites ulcérations du bord supérieur de l’aryténoïde gauche. Petites granulations dis-

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crètes de la portion sus-glottique gauche. Ulcération de la partie postérieure et supérieure de la bande ventriculaire gauche. Porte de substance importante de la portion sous-glottique près de l’extrémité postérieure de Ja corde droite. Granulations dans le champ sous-glottique.

Trachée. — Petites ulcérations de 2 à 3 mm. de diamètre, situées surtout à droite à la hauteur des troisième et cinquième anneaux.

Poumons. — A droite, très nombreuses lésions nodulaires peu ulcérées. A gauche, grandes cavernes apicales.

Ganglions. — Chaîne récurrentielle : gros ganglion à droite, anthracosique et caséeux (caséum liquide) à la hauteur des ulcérations trachéales ; petit ganglion à gauche à la même hauteur. Creux sus-claviculaires : trois petits ganglions à droite à centre blanc et à pourtour anthracosique. À gauche, très gros ganglions caséeux.

Obs. 7. M. P.., 37 ans, ajusteur-mécanicien, fut hospitalisé en mars 1937. Ses lésions pulmonaires paraissaient avoir débuté un mois avant ; les troubles de l’état général prédominaient et, à l’entrée dans le service, la toux était fréquente, l’expectoration peu abondante. Examen des crachats positif. La radiographie du 2 mars 1937 montra à droite une image de lobite supérieure, excavée, des ombres denses, homogènes, irrégulières, dans la moitié inférieure. A gauche, petites cavernes de l’apex et de la région moyenne du poumon. Déviation du médiastin à droite.

Un mois après, l’examen radiographique montrait une aggravation nette, avec à droite formation d’une caverne à l’apex en plus des lésions préexistantes. A gauche,

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augmentation plus grande encore des lésions avec une caverne dans la région inter-cléido-hilaire.

En mai, la diarrhée fit son apparition. La radiographie du 4 mai décela une extension considérable des lésions avec, à droite, un véritable évidement du sommet (deux grosses cavernes), à gauche, une légère aggravation sur l’état précédent. Le malade mourut à la fin de ‘mai, n'ayant jamais souffert du larynx.

AUTOPSIE. — Larynx. — Ulcération unique, profonde, siégeant à la partie postérieure de la corde droite, respectant le bord libre, et empiétant sous le champ sousglottique, des dimensions d’une lentille.

Trachée. — Normale.

Poumons. — A droite, caverne du sommet (4 cm.), deux cavernes plus petites et nombreux nodules caséifiés au niveau du lobe supérieur alternant avec des zones de cicatrisation de lésions anciennes. A gauche, poumon très adhérent à la paroï, nombreuses cavernes dans la moitié supérieure ; les lésions sont beaucoup plus étendues en hauteur de ce côté. Dans les deux poumons, il y avait une dissémination granulique.

Ganglions. — Pas de ganglions.

Obs. 8. — M. P..., 34 ans, employé d'hôtel. Tuberculose pulmonaire ayant débuté cliniquement par une pleurésie séro-fibrineuse, en 1933. Trois ans après, il eut une rechute et à cette époque (novembre 1936), on trouva des lésions bilatérales. Le malade contracta la syphilis et fut traité. Dans le service, toutes les réactions sérologiques furent négatives. Le malade se plaignait de temps à autre d’une sensation de chatouillement laryngé. Le 30 novembre 1936, la radio montra : à droite des lésions ulcéro-nodulaires étendues du tiers supérieur ; à gauche, le même aspect, mais étendu aux deux tiers supé-

rieurs, reliquat d’épaississement pleural. L'examen laryngé ne permit de voir qu’une déviation de cloison accentuée à gauche. Un mois après, nouvelle aggravation de l’état pulmonaire, avec, à droite, des taches qui atteignaient les deux tiers supérieurs du poumon, à gauche apparition d’une caverne à l’apex. Quelques jours après le malade était soigné pour une sinusite maxillaire gauche. Pas de lésions laryngées.

Fin avril, l’extension des lésions pulmonaires était considérable, de nombreuses ulcérations apparaissaient. Le dernier examen laryngé pratiqué 20 jours avant la mort du malade, ne montra absolument rien. Le malade succomba dans un tableau de méningite luberculeuse.

AUTOPSIE. — Larynx. — Nodules sous-muqueux ne paraissant pas ulcérés, recouvrant le champ sus-glottique gauche, allant du repli aryténo-épiglottique gauche à la bande ventriculaire et à la paroi supérieure du ventricule du même côté (en débordant légèrement sur la paroi inférieure).

Trachée. — Normale.

Poumons. — A droite, noduies ulcérés avec petites cavernes dans les deux tiers supérieurs du poumon ; à gauche, aspect analogue mais plus accentué, une caverne moyenne au sommet.

Ganglions. — Pas de ganglions récurrentiels.

Obs. 9. Mme Q..., 32 ans. Tuberculose à évolution grave dont le début remontait à octobre 1936. On lui fit une phrénicectomie droite, mais deux mois après la toux et l’expectoration apparurent. Elle entra dans le service en juin 1937 dans un état très grave, la radiographie montra, à droite, un poumon presque entièrement excavé, avec de grosses cavernes, le diaphragme remonté par suite de la phrénicectomie ; à gauche des nodules

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ulcérés disséminés dans tout le poumon. Il n’est noté aucun signe laryngé. La malade mourut à la fin du mois de juin.

AUTOPSIE. — Larynx. — Ulcération inter-aryténoidienne à bords irréguliers, à fond propre, large de 4 mm. Ulcération à la partie postérieure et inférieure de la corde vocale droite. Œdème de l’aryténoïde gauche.

Trachée. — Normale.

Poumons. — A droite plusieurs grosses cavernes détruisant la majeure partie du parenchyme. À gauche, nombreux nodules ulcérés et cavernules dans l’étendue du poumon.

Ganglions. — Gros ganglions inter-trachéo-bronchiques caséeux. Chaîne carotidienne gauche qui montre successivement : un gros ganglion sous-maxillaire adhérent à la peau et fistulisé, — des ganglions étagés, — des gros ganglions caséeux à la partie inférieure de la chaîne, 2 cm. au-dessus du creux sus-claviculaire.

Obs. 14 — Mme C.., 24 ans. Tuberculose pulmonaire bilatérale ayant débuté en 1936. La radiographie du 2 janvier 1937 montra : à droite, une caverne (4 cm.), à la partie moyenne du poumon, et de petits nodules intercléido-hilaires. À gauche, une caverne (2 cm) corticale, sous-claviculaire, avec des lésions nodulaires au tiers supérieur du poumon. Au milieu de janvier on pratiqua un pneumothorax droit qui fut insuffisant et dut être complété par une section de bride. Le 14 avril, la malade accoucha prématurément. Elle revint dans le service 2 mois après et présentait de la dysphonie.

L’examen laryngé ne put être fait avec toute la précision désirable chez cette malade à l’état extrêmement grave et qui devait mourir 4 jours après, dans un tableau de cyanose, Au cours de cette évolution 7 radiographies

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furent prises, elles montrèrent une aggravation lente et progressive, surtout après l’accouchement.

AUTOPSIE. — Larynx. — Infiltration du bord libre du repli aryténo-épiglottique gauche. Aryténoïdes œdématiés ; le droit est ulcéré superficiellement depuis son versant laryngé jusqu’à son versant pharyngé compris, le gauche a une petite ulcération. Bandes ventriculaires ulcérées, les ulcérations respectent leur bord libre. (Les lésions, à droite, sont plus profondes). Œdème de la paroi inférieure du ventricule gauche. Les cordes ne paraissent pas altérées. La muqueuse sous-glottique des deux côtés est uniformément ulcérée jusqu’au deuxième

anneau.

Trachée. — Ulcérée du cricoïde au deuxième anneau. Poumons. — A droite, de très grosses brides de la

grosseur du petit doigt amarrent solidement le poumon à la paroi. Ces brides s’insèrent sur les cavités du poumon, et, malgré cela, le collapsus est bon, et le pneumothorax en bonne voie. A la coupe, les cavernes siègent au niveau des points d'insertion des brides. Les lésions sont très peu évolutives. A gauche, quelques lésions ulcéronodulaires du sommet.

Ganglions. — Pas de lésions des ganglions.

Obs. 11. — M. S..., 32 ans, atteint de tuberculose puimonaire depuis 4 ans, traité en sanatorium, fut envoyé dans le service en mars 1937, pour des crises d’étouffement. La dysphonie et la dysphagie étaient marquées. La gravité des crises de dyspnée rendit obligatoire une trachéotomie, le 2 avril. Deux jours après le malade eut une hémoptysie.

Chez ce malade à l’état général profondément altéré, présentant des crises de dyspnée cédant à la morphine, et qui, depuis le 15 juin, avait de la diarrhée, l’évolution devait être rapide et la mort survenait le 19 juin, dans un état d’asphyxie progressive.

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AUTopsiE. — Larynx. — Epiglotte œdématiée, épaissie, avec son bord libre ulcéré ; le repli aryténo-épiglottique gauche est absolument rongé, le repli droit est très œdématié. A la face linguale de l’épiglotte, petites granulations inégalement réparties ; une petite ulcération se trouve à gauche sur la base de la langue, tout près du frein de l’épiglotte. L’infiltration atteint largement la muqueuse pharyngo-épiglottique. Toute la muqueuse sus-glottique est ulcérée profondément surtout à droite. I1 est difficile de reconnaître les bandes qui ne se dessinent encore qu’à la partie antérieure. Il existe une ulcération importante dans la région où les cordes se réunissent. Aryténoïdes relativement conservés, seul l’ædème noie leur contour. La région inter-aryténoïdienne n’existe plus, elle est détruite par une profonde ulcération qui creuse l'extrémité postérieure des cordes et qui érode la partie supérieure du cartilage cricoïde. Ulcérations multiples et superficielles de la muqueuse sous-glottique, sauf au-dessous de l’extrémité postérieure de la corde droite où la perte de substance est plus marquée.

Trachée. — Petites ulcérations multiples sur toute la hauteur de l’organe. Les lésions prédominent à la face postérieure. Perte de substance arrondie à l’endroit où anatomiquement naît le collecteur lymphatique droit de la région comprise entre le cricoïde et le premier anneau.

Poumons. — A droite, nombreux nodules disséminés dans tout le parenchyme pulmonaire ; au niveau du sommet, une caverne (3 cm.), à contenu purulent. À gauche, les lésions sont plus étendues, on trouve 5 cavernes avec un contenu purulent au niveau de la partie moyenne ; au sommet, très nombreux nodules caséifiés ou scléreux.

Ganglions. — Ganglions inter-trachéo-bronchiques et

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