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sus-bronchiques ainsi que ceux de la chaîne jugulaire très gros et caséeux. Les ganglions récurrentiels sont gros, certains sont caséeux.
Obs. 12. — M. C.., 54 ans. Ses lésions pulmonaires furent découvertes en mai 1937, lors d’un examen général, le malade étant soigné pour une tuberculose épididymaire. Cependant le malade toussait et crachait depuis longtemps et, l'hiver précédent, ces phénomènes s'étaient accentués. Au début de mai 1937, apparition de la dysphonie. L'examen clinique montra un état très touché, une toux peu fréquente et une expectoration peu abondante. La radiographie montra, à droite, des nodules ulcérés dans les deux tiers supérieurs du poumon, une caverne sous-claviculaire petite ; à gauche, de nombreux nodules disséminés dans les deux tiers supérieurs du poumon, une caverne sous-claviculaire (2 cm). Les lésions gauches paraissent les plus évolutives. L’examen laryngé fit voir une corde droite très infiltrée, irrégulière et rouge, sans ulcération visible. Au début de juillet, le malade mourut dans un état adynamique avec cyanose.
AUTOPSIE. — Larynx. — La corde droite a un bord irrégulier et ulcéré, son extrémité postérieure est ulcérée. Tout contre la corde, la paroi inférieure du ventricule de Morgagni présente des granulations tuberculeuses.
Trachée.::—:. Normale.
Poumons. — Cavités apicales bilatérales volumineuses, nombreux nodules. Il ne semble pas, à l’autopsie, que l’un des côtés soit plus évolutif que l’autre.
Ganglions. — Normaux.
Obs. 13. — Mlie P..., 26 ans, domestique. Tuberculose pulmonaire à prédominance droite, dont le début semble remonter à avril 1935. Son état général était très altéré,
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mais il était à noter que la toux était peu fréquente et l’expectoration peu abondante, quoique bacillifère. L’examen radiologique de février à mai montra, à droite, une agglomération de nodules à la limite du tiers moyen et du tiers inférieur, quelques nodules sous-claviculaires ; à gauche, de rares nodules sous-claviculaires. En mai, on constata, à droite, l'apparition de 3 cavernes (une moyenne et deux petites) au milieu de l’amas de nodules. C’est à cette époque que la dysphonie commença. En juin, les lésions pulmonaires s’aggravèrent, surtout à droite, où les trois cavernes et les nodules s’étendirent vers le haut. L'examen laryngé montra une corde droite épaissie, rouge, boudinée, une corde gauche rosée à bord un peu arrondi, enfin une ulcération inter-aryténoidienne.
L'état de la malade déclina rapidement, et, au dernier examen laryngé, en plus des lésions préexistantes, il existait une échancrure du tiers antérieur de la corde droite et une ulcération de la face laryngée de j’aryténoïde gauche. Au début de juillet, la malade mourut.
AUTOPSIE. — Larynx. — L’étage sus-glottique présente de rares ulcérations près des replis aryténo-épiglottiques. La muqueuse des bandes et des aryténoïdes a presque entièrement disparu. Les ulcérations prédominent entre les extrémités antérieures des cordes, mais s'arrêtent exactement à la limite horizontale déjà vue aux injections de lymphatiques. Cordes ulcérées surtout à leur extrémité antérieure. Toute la muqueuse de l’étage sous-glottique est le siège d’ulcérations multiples.
Poumons.— A droite, lésions cavitaires petites au sommet et dans le lobe moyen. Entre les deux feuillets de la plèvre diaphragmatique, se trouve un exsudat verdâtre, fibrineux, caséifié, atteignant une épaisseur de 1 cm. environ. À gauche, lésions identiques à celles du côté droit,
+ l’épanchement excepté.
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Trachée. — Normale.
Ganglions. — Enormes ganglions carotidiens et récurrentiels caséeux.
Obs. 14. -— Mile L.., 17 ans, fut hospitalisée pour une laryngite tuberculeuse. Sa tuberculose pulmonaire débuta en mai 1935. En décembre 1936, au moment d’une aggravation de l’état général, la laryngite se dévoila par la dysphonie. La radiographie du 4 janvier 1937 montrait au poumon droit une caverne, petite, entourée de cavernules, et des nodules disséminés dans tout le champ pulmonaire ; à gauche, une caverne sous-claviculaire et de nombreux nodules épars dans tout le reste du poumon. À partir de son hospitalisation, les forces de la malade déclinèrent. Les radiographies successives de janvier à mai, montrèrent une extension progressive des lésions dans tout le champ pulmonaire. L'examen laryngé de janvier fit voir une laryngite infiltro-ulcéreuse, atteignant lés cordes, les bandes et ia commissure postérieure, un infiltration pâle des aryténoïdes.
L’examen laryngé de février décela des modifications : œdème des aryténoïdes prédominant à gauche avec éversion de la bande ventriculaire, petites ulcérations de la corde droite, épiglotte un peu rouge et légèrement infiltrée. La radio du 5 mai 1937 laissa voir, à droite, 3 cavernes (2 cm) avec une ombre scissurale supérieure, nodules au-dessous ; à gauche, cavernes sous-claviculaires avec un aspect de « mie de pain » dans le tiers supérieur ; nodules dans le reste du poumon. L’examen du larynx du 24 mai, montra comme signe nouveau une infiltration de l’hémi-épiglotte gauche. Le 15 juin, la dysphagie devint très accentuée, l'examen laryngé fit voir un gros œdème de l’épiglotte, un œdème accentué des aryténoiïdes, le larynx paraissait rétréci, et il était dif-
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ficile de voir les cordes à cause de l’æœdème des bandes. La radiographie du 17 juin 1937 montra une énorme dissémination des lésions qui s’excavent dans les deux poumons.
A la fin juin, le repli aryténo-épiglottique gauche s’ulcéra : la dysphagie devint extrême et ne fut calmée que par la cocaïne. Au début de juillet, la malade mourut dans un état asphyxique.
AUTOPSIE. — Larynx. — Nodules ulcérés sur la face laryngée et la face linguale de l’épiglotte, les replis aryténo-épiglottiques sont rongés surtout à gauche avec des ulcérations débordant sur la muqueuse pharyngée. Les bandes sont le siège d’ulcérations multiples prédominant à gauche. Le bord libre a disparu. Les cordes sont rongées sur toute leur étendue. Les aryténoïdes sont ulcérés, le droit plus que le gauche. Enorme ulcération inter-aryténoïdienne, très profonde, rongeant la moitié du châton du cricoïde. Ulcération de la face postérieure des aryténoïdes rappelant exactement l’injection des lymphatiques. Le reste du larynx est normal.
Trachée. — Normale.
Poumons. — Cavernes volumineuses au sommet avec adhérences pleurales au même niveau, de plus, il existait un semis miliaire en état de dégénérescence caséeuse dans les deux poumons.
Ganglions. — Quelques petits ganglions de Ia chaîne récurrentielle droite.
Obs. 15. M. G., 40 ans, chauffeur. Tuberculose pulmonaire bilatérale depuis plusieurs années. Dès le premier examen, en mai 1937, on fut frappé de l’altération de l’état général, ainsi que de la fréquence de la toux et de l’abondance de lexpectoration extrêmement riche en bacilles. Le malade était déjà dysphonique et dysphagique. L'examen radiologique décela, à droite, une grosse
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caverne sous-claviculaire (4 cm.) et de nombreux nodules ulcérés prédominant à la moitié supérieure du poumon. À gauche, de nombreux nodules ulcérés au tiers supérieur du poumon avec une ombre scissurale. Les lésions sont nettement plus graves à droite.
Quelques jours après l'examen laryngé montra une large infiltration de l’hémi-épiglotte gauche, une infiltration à type lupique des aryténoïdes, une infiltration à type granulique de la muqueuse bucco-pharyngée avoisinante. Dès ce moment, la dysphagie devint extrême. Dix jours après le premier examen laryngé on constatait une large infiltration de l’aryténoïde gauche, des bandes, de l’hémi-épiglotte gauche. Les cordes étaient difficiles à voir. De larges ulcérations étaient visibles sur ia paroi postérieure du pharynx, ulcérations rebelles au traitement. Au début de juillet, le malade mourut dyspnéique.
Obs. 16. — M. K.., 25 ans, entra dans le service en mai 1937. Sa tuberculose pulmonaire débuta brutalement un mois et demi auparavant, par une hémoptysie. L’examen radiologique du 20 mai 1937 montra, à droite, une caverne sous-claviculaire (4 cm.) et de nombreux nodules disséminés sur toute la hauteur du poumon. À gauche, quelques ombres supectes à la partie moyenne du poumon. Le 22 mai on fit un pneumothorax artificiel droit, et, du jour au lendemain, on constata une diminution de l’expectoration qui resta cependant bacillifère.
Le 25 mai, à un examen systématique du larynx, nous trouvâmes des lésions laryngées alors que le malade ne présentait aucun signe fonctionnel : cordes boudinées, bandes ventriculaires rouges, petits nodules sur le bord droit de l’épiglotte, petite ulcération au-dessous de la partie postérieure de la corde droite. Le pneumothorax