‹ Essai sur la pathogénie de la laryngite tuberculeuseChapitre 21 sur 24 · PE 4): APRES · texte numérisé non relu

PE 4): APRES

b) L’anatomie comparée à la pathologie nous a donné des renseignements qui nous paraissent instructifs : nous mettrons donc en parallèle l’anatomie et la pathologie chaque fois que cela nous sera possible. Voici ces observations

1° Anatomiquement, le système vasculaire de l'étage supérieur du larynx est prépondérant ; de même la laryngite tuberculeuse frappe plus souvent l'étage supérieur du larynx.

2° À l'extrémité antérieure des cordes se trouve un très riche plexus fait de l’anastomose de la branche inférieure de l’artère laryngée supérieure avec l’artère homonyme de l’autre côté et avec les rameaux artériels de l’artère laryngée inférieure (ou moyenne) dans l’espace thyro-cricoïdien antérieur : une embolie microbienne aura donc de fortes chances de provoquer des lésions bilatérales d’emblée en cet exdroit. De plus, là muqueuse des cordes présente une vascularisation spéciale où le ralentissement de la circulation doit être probable. De même, à l’extrémité postérieure des cordes, se trouve un très important plexus vasculaire représenté sur la planche IV. Enfin la bande ventriculaire est située entre les deux branches terminales de l'artère laryngée supérieure, et se trouve donc dans une zone où les capillaires de ces deux branches doivent s’anastomoser.

Or l’anatomo-pathologie apporte les précisions suivantes : pour Louis, les lésions frappent avec prédilection l'extrémité antérieure des cordes, la partie postérieure des cordes, la base des aryténoïdes ; —

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