‹ Essai sur la PérineorraphieChapitre 9 sur 22 · CS EME · texte numérisé non relu

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incisions sont prolongées en arrière, dans le sens antéropostérieur, sur le milieu de la cloison recto-vaginale. Puis, il dédouble cette cloison dans une certaine étendue, en isolant soigneusement de chaque côté la muqueuse vaginale de la muqueuse rectale. Trois plans de suture viennent réunir la muqueuse vaginale, la muqueuse rectale et le périnée lui-méme. De cette façon le triangle périnéal est rétabli dans son intégrité avec les trois côtés qui le limitent : peau du périnée, en avant; muqueuse rectale, en bas et en arrière; en haut, muqueuse vaginale.

Les procédés de MM. Marc Sée et Polaillon se rapprochent beaucoup de ceux de Richet'et du professeur Le Fort, avec cette différence qu’au lieu de former leurs lambeaux autoplastiques aux dépens de la muqueuse vaginaie, ils les empruntent au périnée lui-même, en conservant les tissus qui proviennent de l’avivement des surfaces cicatricielles. M. M. Sée donne dans le résultat de l'opération une grande importance au pansement, qui doit être permanent et exercer une compression modérée mais continue sur toute la région périnéale. Cette compression, en maintenant en contact parfait les surfaces traumatiques, s'oppose, d’après l’auteur, à toute accumulation de liquide dans l’épaisseur du périnée nouveau ou au-dessous de lui, et empêche ainsi la formation de ces fistules recto-vaginales, qui sont le grand écueil à éviter dans la périnéorrhaphie.

D'autres chirurgiens ont laissé de côté les procédés autoplastiques, mais ont ajouté aux sutures sur la ligne périnéale des sutures vaginales, et des sutures rectales. Simon, Hegar, Freund et Hildebrandt ont opéré de cette facon.

Le procédé de Simon, perfectionné par Hégar, consiste dans un avivement large, dont l’ensemble rappelle un peu la figure d’un papillon aux ailes deployées, dont le corps serait placé au niveau de la cloison recto-vaginale. Ces

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chirurg'ens n’emploient pas le dédoublement, mais seulement l’excision des surfaces cicatricielles et muqueuses, pour obtenir une plaie d’affrontement suffisante. Les sutures sont faites au fil d'argent, saufsur le paroi rectale où l’opérateur doit se servir de catgut ou de soie.

Le procédé dé Freund est analogue au précédent. La seule différence est dans l’avivement, qui doit, d’après l’auteur, reproduire la forme de la déchirure.

Hildebrandt fait un avivement en forme de feuille de trèfle, réunit la portion vaginale, puis la portion rectale, et fait des sutures très profondes du côté de la peau, de facon, dit-il, à éviter l’accumulation du sang dans l’espace vide, qui se produirait sans cela entre les parois rectale, vaginale et périnéale.

Heppner, Lauenstein et À. Martin pratiquent la périnéorrhaphie suivant le procédé de Simon; le mode de réunion, qu'ils emploient, diffère seul. Heppner fait la suture en 8 de chiffre; Lauenstein pratiqne la suture sous-muqueuse, pour éviter l'infection du trajet des fils, par l'intermédiaire des sécrétions du vagin et du rectum ; Martin fait une suture continue et à étages superposés avec du catgut :ilcommence par la paroi rectale, continue par la paroi vaginale, après avoir fait, si cela est jugé utile, une rangée de points intermédiaires et enfin termine par la paroi périnéale.

M. le professeur Verneuil ne fait pas de lambeaux; mais, par un avivement étendu de la muqueuse vaginale, il cherche du moins à assurer de larges surfaces d’affrontement. Il s’est de plus contenté de deux rangées de sutures, l’une sur la ligne périnéale, l’autre du côté du vagin. Par ce procèdé, ilne touche pas à la muqueuse rectale; par contre, il avive largement la muqueuse vaginale, comme s'il s'agissait d’une fistule vésicovaginale. Les sutures enchevillées, faites avec des fils d'argent, sont placées à 5 ou 6 millimètres les unes des

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