‹ Essai sur la philosophie bouddhiqueChapitre 2 sur 44 · S.VKYA-MUNI, SA VIE ET SA LKGKXDE · texte numérisé non relu

S.VKYA-MUNI, SA VIE ET SA LKGKXDE

processus antliropologique très simple (1) et véritiable, hélas ! de nos jours même, ne l'a-t-elle point auréolé de certains mythes caractéristiques, pour elle inséparables de certaines figures, qui apparaissent toujours à certaines époques et en certains milieux, dont elles sont l'expression.

En dernier ressort, si le Buddha a existé, selon quelle mesure et en quels points la fable s'est-elle mêlée à ce que l'on nous raconte de lui, et cette fable est-elle l'œuvre réfléchie des Pandits, ou s'estelle formée par cristallisation de la pensée collective normalement évoluée, ou la doit-on à l'action combinée de ces deux éléments ?

Il n'est au pouvoir de personne de trancher ces questions définitivement, et il n'est pas de mon sujet d'examiner, de défendre ni de combattre quelque hypothèse que ce soit. Je n'ai qu'à résumer la vie de Sakya-Muni, telle qu'on la trouve dans les textes canoniques de la religion qu'il a fondée.

Siddharta, prince de la famille Gautama, dynastie royale des Sakyas(2), clan radjput établi

(1) Voir les travaux de Andrew Lang et de l'école du Iradilioniiisine antliropologique.

(2) Sdiky&-Muni signifie le Sage des Sakyas. Buddha

"li ESSAI SUR LA PHILOSOPHIE BOUDDHIQUE

sui' les bords do la Roliiiii iKoliaiia, arUuent du Gogra), naquit en la capitale de son peuple, Kapilavastu, à une centaine de milles au nord-est de Varanasi (Bénarès), un vendredi de mai, selon les livres sacrés en 023 avant l'ère chrétienne (2478 de Kali Yag), selon les plus récentes recherches des savants européens entre 562 et 542.

Suddhodana son père, souverain juste, généreux et pieux, descendait de l'antique et pure race solaire d'Ikshvaku. Sa mère, la divine Mava (Illusion), d'une beauté incomparable, n'avait pas encore enfanté, — était peut-être vierge encore, — lorsqu'en songe elle vit celui qui devait être le Buddha de notre àgedescendre du ciel Tushitasouslaforme d'un jeune éléphant parfaitement blanc et défendu d'or, et pénétrer dans son sein parle côté droit. Au réveil, elle s'empressa de dire à son époux cette merveilleuse aventure. Les Brahmanes de la cour, consultés, affirmèrent qu'une telle vision présageait la naissance d'un mâle marqué pour les destinées suprêmes: — « S'il demeure dans le monde, il ne peut manquer de devenir monarque Tshakravartin, conquérant de tous les continents qui

est un qualificatif dont l'explication sera donnée en son temps.

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