LA VOIE DE RODIII
3° Pouvoir de réaliser toutes volitions, tant sur le plan physique que sur le plan astral;
4° Discernement des pensées d'autrui, — par l'exercice de l'Abliinàna premier, soit en lisant' leur rctlot sur le Linga-Sharira de la personne observée, soit en ressentant immédiatement dans son propre cerveau les vibrations cogitatoires de cette personne (télépathie) ;
5° Connaissance de toutes les existences antérieures :
Jusqu'à présent cet .être, à chacun de ses retours en Sthulopadhi, n'avait gardé des vies échues que quelques «■ idées innées » inscrites au Karma, — tels ces souvenirs rares, et si vagues, et si confus, et tronqués par bribes qu'isolent des lacunes énormes, ces souvenirs que laissent après le réveil, les songes.
L'Arhat Anagami en se levant à la Bodhi retrouve toute la longue suite ininterrompue des rêves de sa vie mayavique.
Il est comparable encore à l'agonisant qui, dans ce ressaut d'hyperesthésic qui prélude à l'anesthésie définitive, voit passer devant soi le détail entier de ses actes depuis sa minime enfance.
Seulement, celui qui meurt à une existence
constate celle-ci sur le nimbe astral où elle s'est enregistrée au cours du continu renouvellement des éléments de Rupa et de l'incessante transformation de la tension de Prana : c'est là œuvre non voulue, instinctive, de mémoire véritable ;
Au lieu que celui qui meurt à toutes les existences ne ressaisit ce Samsara que par un travail voulu, intelligent, de déduction pure. La faculté mnémoni(|ue disparaissant à chaque sortie duDeva- Loka avec les Upadhis et les Skandhas, il ne saurait, en l'espèce, être question de remembrance. C'est le deuxième Abhinàna, l'entendement infaillible des rapports de l'effet à la cause, qui permet à l'Arliat de remonter, anneau par anneau, sa chaîne karmique.
Lorsque l'Anagami quitte la surface planétaire, il n'a pas à s'attarder longtemps en Kama Loka, et c'est avec non moins de rapidité qu'il traverse l'état supérieur. Au moment où il se libère des derniers vestiges du Majavi Rupa, il est réduit aux éléments les moins subtils du Karanopadhi, €'est-à-dire le plus transcendant de Manas et les rudiments de Bodhi, et entre en Tushita, — en d'autres termes, il s'adapte à un milieu plus sublime que quelque <( paradis » que ce soit du Deva