LA VOIE DE BODIII
Loka, à un monde bien près de se résorber de l'objectivité en la subjectivité.
Une telle condition dilfère de celles où l'individualité a consommé ses dépersonnalisations précédentes, en ce que la monade qui la subit peut la prolonger à l'infini et ne l'abandonne que de son plein g-ré pour renaître où et comme il lui plaît.
Car, si deux degrés restent à conquérir pour toucher le faîte de la spiritualité, rien ni personne ne contraint Têtre à les aborder. Et d'ailleurs, les Arhats y aspirassent-ils tous, la plupart, épuisés par les efforts de l'ascension déjà accomplie, ne pourraient reprendre leur course sans avoir joui d'un repos très long.
Celui qui ne demeure qu'un laps relativement peu étendu en ce stade négatif, est Panyadika, ou Udghatitanj^a (version pâlie), celui qui s'y maintient davantage est Saddhadika ou Vispashitanya, et le moins prompt à s'en dégager est Viriadika ou Neya.
Par la pénultième existence, l'Arhat mûrit son évolution au point qu'à son retour enTushita il est digne du litre de Bodhisattva.
Au sein d'une humanité tourmentée de crises décisives, il renaît, « mefïsayerde la Cognoscence, »
afin de ravir les parcelles suprêmes de la Bodhi intégrale, atin de devenir Buddha. Dès qu'il est en possession de l'immuable Vérité, il l'énonce, et forme à sa transmission des disciples éprouvés. Et il ne dépouille son apparence ultime qu'après avoir mené à bien la mission qu'il s'est imposée, de livrer à la collectivité planétaire les voies de l'exhaussement moral et intellectuel.
Lorsqu'il s'en va, c'est pour franchir le seuil du Nirvana .
De Thumanité que nous sommes, vingt-quatre individus seulement sont parvenus jusqu'ici à l'état de Buddha. Les sept plus récents avaient nom : Vipasji, — Sikhi, — Visvabhu, — Kakutsanda, — Kanakamuni, — Kasyapa, — Sakja-Muni.
Celui que le monde attend s'appellera Maître va.
Pour le Buddhisme, Moïse et Mohammed furent Arhats Anagamis, et Bodhisattvas : Lao-Tse, Kung-Tse, et Jésus.