LE NIRVANA
Aussi, cil vcrlu d'un principe formulé et reformulé précédemment, puisque les volitions salvatrices ne sont point réalisées à l'heure où le Buddlia parfait entre en Nirvana, elles doivent lui survivre, et lui survivre tant qu'elles n'auront pas été réalisées.
Transposant l'analogie algébrique indiquée plus haut, on obtient:
Soit un binôme axb. Supposons que a égale 10 et que b représente la notion de famme. Si du produit 10 fîammes on supprime le facteur 10, il ne subsiste que la conception de flamme^ pure abstraction sans déterminante de différenciation objective. Si au contraire on elface le facteur flamme, le nombre 10 n'en continuera pas moins à exprimer un mode de division naguère appliqué à une certaine substance, et susceptible de s'appliquer ultérieurement à d'autres substances. Et il témoignera du binôme détruit jusqu'à ce qu'il ait pris part à la constitution d'un nouveau polynôme.
Remplaçons maintenant h, ou la flamme, par le Buddha, — la Bodhi est l'état radiant de l'individualité, un Buddha est un soleil pour l'humanité, — et a par le chiffre des volitions salvatrices du Buddha, le nombre des êtres dont le Buddha a
souhaité la délivrance. Pour le Pratyeka-Buddha, a sera égal à 1. Or, si du binôme 1 X. Pratyeka le second terme est disjoint, l'unité figurant le premier terme ne sera plus fonction d'aucun mode de divison d'aucune substance. Donc le binôme ne laissera point de traces.
Au lieu que pour le Buddha parfait, a équivaut à un nombre de divisions seulement applicable à la totalité des êtres évoluant en Maya. Et ce chiffre perpétuera l'image virtuelle du Buddha jusqu'à ce qu'il se soit uni en un nouveau binôme avec le seul multiplicande qu'il puisse souffrir.
Les Buddhas s'éteignent, mais leur volonté n'a pas cessé d'agir^ et elle agira tant que Maya toute entière n'aura pas réintégré le Vide, — c'est-àdire, à jamais.