LA. VOLONTÉ DANS LE BUDDHISME
Par une contradiction étrange, mais fréquente dans l'histoire de la sophistique, le théisme admet généralement que l'homme jouisse du droit de prononcer entre deux possibilités d'action un choix qui ne soit point dans les desseins de l'être suprême.
L'athéisme est rarement tombé dans des inconséquences de ce genre. Sa doctrine constante est que la faculté d'arbitrage n'est libre qu'en apparence, chacune de ses opérations étant motivée en réalité par de multiples enchaînements de causes.
Cette opinion est naturellement celle de la philosophie buddhique.
La Volonté est la relation entre Karma et Tanha, c'est l'individualité même . Or, celle-ci n'existe que par ditférenciation objective, c'est à-dire que par
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relation avec Maya. La volonté est donc déterminée par Tambiance.
Et ainsi la voilà installée en une place la plus haute, la plus vaste et la plus solide qui lui ait été accordée depuis que notre espèce se connaît. Car, se trouvant seule en face du monde phénoménal, elle représente l'un des pôles du dynamisme dont la nature est la potentialité contraire, et puisqu'un dynamisme n'est autre chose qu'un conflit entre deux énergies dont chacune s'exalte et régresse tour à tour, il n'y a devant Sunyata rien de supérieur à la volonté, si ce n'est la fatalité, et la fatalité est au-dessus de tout, sauf de la volonté.
D'une part les instincts de Maya coalisés pour étouffer l'être en leurs enlacements perfides, de l'autre l'intelligence humaine se débattant dans cette étreinte et peinant à s'en dégager, l'évolution des collectivités planétaires n'est que la lutte de ces deux tensions, avec ses alternatives de triomphe et de déroute pour chacun des adversaires.
Et si la diversité est illimitée des formes où la nature sait se manifester pour retenir sous sa domination l'homme, celui-ci ne dispose pas d'un moindre nombre de voies pour ployer à ces concepts celle-là. Il suffit de rappeler l'attention sur