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LA VOLONTE DANS LE BUDDIUSME

le pouvoir de réduire au strict indispensable les besoins du Sthulopadhi, celui de créer et de détruire les quatre conditions de Prana, celui d'exercer par intlux psychique une action thérapeutique, celui de séparer et de réunir les deux Upadhis inférieurs, celui enfin de pénétrer, dissocier, modifier et reconstituer la substance.

Il n'est pas nécessaire d'insister à nouveau sur ces volitions qui perdurent après l'anéantissement de l'être dont elles ont émané. Mais il n'est pas superflu de noter combien la doctrine de Gautama, en affirmant que la cognoscence intégrale et l'émancipation du Samsara sont atteintes seulement par les etïorts de la cogitation intime, est propre à développer, au cœur de qui s'est imprégné de son essence, la résolution et la fermeté de l'initiative individuelle.

Pour la maturation des Sept Puretés, le choix entre le Lankika et le Lokottara, l'acquisition de riddhividhanàna, toute assistance, excepté aux instants de péril extrême, est refusée au Tshela, et lorsqu'il s'est érigé Arhat Anagami, il est libre de s'assoupir en ce stade le temps qu'il lui plaira ; et lorsqu'il a consommé sa mission de Bodhisattva, il est en droit de préférer le Nir-

vana du Pratyeka-Buddha à celui du Buddha parfait.

Ainsi persuadé qu'il n'a nulle Révélation et nulle Grâce à espérer de quelque entité que ce soit, et instruit à ne tabler sur l'aide d'autrui que pour les œuvres qui exigent l'assentiment d'une collectivité, en un mot asservi à nulle entrave subjective, le Buddhiste conscient est une énergie vivante.

Et en cela il ne ressemble guère à cet Européen attendant toute idée et mendiant tout geste des maîtres célestes et terrestres qu'il conserve sans doute pour s'éviter la fatigue de réfléchir et d'agir par soi-même.

Cette divergence est encore accentuée par l'opposition des méthodes usitées pour l'éducation des fonctions intellectuelles, — opposition découlant d'ailleurs elle-même du dissentiment entre l'analytisme occidental et le sjnthétisme oriental.

L'Européen a sa jeunesse tiraillée en tous sens par un peuple de professeurs qui, loin d'adapter les notions rudimentaires à l'âge et au tempérament, au degré de compréhension et aux inclinations particulières de leur élève, l'ahurissent de dogmes irrévocables, secs, hostiles. En même temps, l'enfant est assailli de bibliothèques qu'il lui faut accu-

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