SAKYA-MUNI, SA VIE ET SA LEGENDE
et rapidement la nation entière, se convertirent.
Le Buddlia partit après avoir résidé en cet endroit durant les quatre mois pluvieux.
Et d'^'s lors, pendant quarante-trois ans, il parcourut dans tous les sens l'Hindustan et les contrées septentrionales du Dekkan, vulgarisant la Loi, consolant les affligés, réhabilitant les misérables, guérissant les incurables, vénéré de la foule, protégé des grands, confondant les prêtres, convainquant les savants.
A Sravasti, capitale du roi de Kosala, en présence de la cour et du peuple assemblés, il controversa, puis rivalisa de prodiges avec six docteurs Tirthikas (ou Djaïnas) , qui durent s'avouer vaincus, et desquels les uns se tuèrent, les autres s'enfuirent dans la montagne.
Une fois qu'il marchait vers ^'aïsali, une riche courtisane, étant sortie de la ville au-devant de lui, se prosterna, le suppliant de ne point dédaigner pour lui et ses compagnons son hospitalité. Et il n'hésita pas à l'exaucer.
A la mauvaise saison il se reposait le plus volontiers, aux portes de Radjagriha, dans le domaine de Veluvana, dont Bimbisara avait fait hommage à la Confrérie, ou auprès de Sravasti,
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dans le parc de Djetavana, don du riche marchand Analhapmdàda, et c'est en ces deux séjours qu'il a formulé la majeure part des enseignements que l'on a recueillis de lui.
A la mort de Suddiiodana, survenue peu après la visite de son fils, Gautami sa sœur, qui avait eu soin de l'enfance duBuddha, et Yasodhara, avaient obtenu pour les femmes le droit d'entrer dans la congrégation et fondé, sous la direction spirituelle d'Ananda, l'ordre des religieuses.
La vieillesse du Béni fut attristée par les erreurs de Devadatta, qui s'insurgea contre l'autorité du Maître, essaya de lui arracher le gouvernement des âmes fidèles, attenta même à sa vie. Mais le traître échoua, et son châtiment fut le pardon.
Gomme le Tathâgata (1), infirme, épuisé, accomplissant sa quatre-vingtième année, se trouvait à Boya-Nagara, il sentit que sa fin approchait, et le dit à ses disciples. Ceux-ci furent saisis d'un grand désespoir, et le conjurèrent de ne les point délaisser.
(1) i< Celui qui est venu comme » ses prédécesseurs 'les CiiJdlias des âges passés), pour remettre les hommes sur la voie véritable. En chinois: Dju-Lay. — Le Buddha a 5,Ki3 épitliètes.