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Observations. Arrivés à la mécanique, nons avons remarqué que toutes les sciences du troisième ordre dont elle se compose , offraient quelques caractères du point de vue troponomique; qu'un de ces caractères relatif aux changement de situation/ des corps qui se meuvent, se présentait également dans la cinématique et dans la dynamique ; mais que celui qui consiste dans la comparaison des objets dont on s'occupe , et dans les lois qui résultent de cette comparaison, ne se manifestait que dans la dynamique, véritable point de vue troponomique de la mécanique. Ici, ce nest pas à l'égard des quatre sciences du troisième ordre , que renferme toute science du premier, mais relativement aux quatre sciences du premier ordre qui composent chaque embranchement, qu'on peut faire une remarque analogue. Les végétaux éprouvent, comme les animaux , des changemens contiuucls; comme eux, ils naissent r croissent, se reproduisent et meurent; comme eux, ils ne subsistent que par les nombreux rapports qui existent entre eux et tout ce qui les entoure : le soi on ils plongent leurs racines, l'eau , l'air, la
lumière , etc. Les caractères propres an point de vnê trbpbrio : mique, se trouvent donc dans les uns et dans les autres, mais combien ces caractères ne sont-ils pas plus jrappans dans les animaux, qui sont, pour ainsi dire, une mécanique -vivante?
Dès lors, relativement aux corps organisés, objet général de l'embranchement dont nous parlons , c'est dans l'étude des vé* gétaux, qui , toujours immobiles, s'offrent aux observations du botaniste , sans qu'il ait à craindre de les voir fuir sa présence , que nous trouverons le point de vuè autop tique de Cet objet général.
L'agriculture où l'on a à découvrir l'utilité ou l'agrément que nous pouvons retirer de ces mêmes végétaux , et les procédés éar lesquels nous nous procurons les substances qu lis fournissent à la consommation et à l'industrie, en est le point de vue cryptoristique.
C'est ensuite dans la zoologie que Ton voit des êtres, vivans se mouvoir, agir, chercher ce qui leur est utile, fuir ce qui leur est nuisible, changer sans cesse de positions et de lieux 4 et soutenir avec tout ce qui les entoure des rapports infiniment plus multipliés que les végétaux, d'où résultent des lois or* ga niques à la fois plus nombreuses et plus variées : c'est là que ces êtres nous apparaissent essentiellement sous le point de vue troponomique. Enfin, l'utilité que nous retirons des animaux , il a fallu la découvrir Comme celle que nous procurent les végétaux ; mais combien cette découverte n'exigeait-» elle pas plus d adresse et de génie? Sur les bords du Gaugeet dans les lies de l'Archipel indien , l'homme encore sauvage n'avait qu'à tendre la main pour cueillir un fruit; mais dans des contrées où la nature lui refusait cette ressource , réduit à vivre de chasse et de pèche , ce n'était qu'à force de fatigue et d'adresse qu'il pouvait saisir une proie toujours prête à le fuir ou à se défendre de ses attaques en l'attaquant lui -même; et quand les progrès de la civilisation lui apprirent à s'entourer d'êtres vivans sur lesquels il pût fonder sa subsistance d'une manière plus assurée , n'était-il pas plus facile à l'Indien de semer et de recueillir du riz , qu'à l'habitant de régions moins favorables , de réduire en domesticité les animaux dont la chair devait le nourrir ? Ainsi , quand la zootechnie et l'agriculture ont à résoudre des problèmes analogues, la première se propose d'atteindre un but plus caché, et c'est à ce caractère qu'on y reconnaît le point de vue cryptologique de l'étude des êtres vivans.