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rçntes, dont les circonstances où elles sont prononcées lui font connaître le sens, ne peut comprendre quelle est' l'idée attachée à ce nom ou à ce verbe , qu!en comparant entre eux les différens objets que désignent égale* ment le premier, les différentes circonstances où le second a été prononcé, et en découvrant, par cette comparaison , ce qu'il y a de semblable dans ces objets ou dans ces circonstances ; car c'est ce quelque chose de semblable qui est désigné par le nom ou par le verbe.
Une fois les mots compris , l'homme a l'instrument à l'aide duquel il fixe et classe ses idées, exprime ses jugemens , et découvre qu'en partant de vérités qu'il connaît déjà , il peut en déduire d'autres vérités liées aux premières 'par des rapports de dépendance nécessaire en vertu desquels celles-ci étant une fois posées , les secondes le sont aussi. Enfin , dans la quatrième époque subordonnée, j'avais réuni tout ce que l'examen approfondi des êtres qu'il étudie lui apprend des propriétés ou facultés dont ils sont doués, et des causes auxquelles il doit rapporter les faits physiques ou intellectuels que cet examen lui a fait connaître (1).
(i) Ces quatre époques correspondent aux quatre sortes de conceptions qui , jointes aux phenomèmes sensilifs et actifs, donnent naissance , par leurs dïrerses combinaisons, à tous les faits inlelleç-
L'analogie de ces quatre époques avec ce que j'ai appelé les quatre points de vue est trop facile à saisir pour que je l'explique en détail. Qui ne voit, en effet, celle des deux époques principales de l'histoire intellectuelle de l'homme avec les deux points de vue principaux que j'ai signalés plus haut? Et à l'égard des quatre époques et des quatre points de vue subordonnés, n'est-il pas également évident que l'époque où l'enfant ne connaît que ce qui lui apparaît, soit au dehors, soit au dedans de lui-même, répond au point de vue où l'on s'occupe seulement de ce qu'offrent a l'observation immédiate , soit extérieure , soit intérieure, le monde et la pensée ; que l'époque suivante où il découvre l'existence des corps et celle de la pensée dans d'autres êtres que lui-même , correspond au point de vue des sciences qui ont pour but de déoou-
tuels, comme )e l'ai expliqué «Uns une leçon faite au collège de France, et dont M- le docteur Roolin, a donne' un extrait dans \t numéro du Temps du a 2 jnillrt i833. Cet extrait présente un aperçu gênerai de mes idées sur la classification, de ces faits,; aperçu auquel j'aime à renvoyer le lecteur qui désirerait plus de déyeloppemens sur ce que je dis ici. Je remarquerai seulement que l'homme , après être parvenu à une sorte de conception , la conserve ) usqu'à la fin de sa vie , et que , par conséquent , sa pensée , n'admettant pendant toute la durée de la première époque que la première sorte de conception , admet nécessairement les deux, premières pendant la seconde, les trois premières pendanl la troisième, et ainsi de suite . ( Voyez la note à la fin de cette préface. )
vrir ce qu'il y a de caché dans les mêmes objets; que la troisième époque , où l'enfant , par le travail auquel il se livre pour comprendre le langage de ceux qui l'entourent , est amené à comparer , à classer les objets , à observer intérieurement sa pensée, et, à mesure que sa raison se développe, à déduire des vérités qu'il connaît, d'autres vérités qui en sont une suite nécessaire , présente une analogie bien facile à apercevoir avec les sciences où l'on s'occupe aussi de comparaisons et de classifications ; qu'enfin la dernière époque correspond de même au quatrième point de vue , puisque les moyens qu'on y emploie, tant pour constater la vérité des faits que pour les expliquer, sont également fondés sur l'enchaînement des causes et des effets?
Cette analogie est une suite de la nature même de notre intelligence ; car le savant fait nécessairement , et ne peut faire dans l'étude de l'objet physique ou intellectuel auquel il se consacre, que ce que font tous les hommes dans l'acquisition ; successive dé leurs connaissances. j
Mais, ainsi que je l'ai déjà dit , la classifica^ tion des facultés et des faits intellectuels est tout autre chose que la classification $e$ connaissances elles-mêmes, et c'est pour-
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quoi Ton se ferait l'idée la plus fausse de ce que je viens de dire, si Ton se figurait que j'entends rapporter les diffërens groupes de science définis dans cet ouvrage, aux différentes époques dont je viens de parler. Il est évident qu'aucune science ne peut exister pour l'enfant avant l'acquisition du langage, et ce n'est , par conséquent , que dans les deux dernières époques qu'il est capable de s'occuper d'une science ou d'un art quelconque ; il ne l'est même , en général , que quand il possède des connaissances où se trouvent réunies les quatre espèces de conceptions indiquées dans la note placée à la fin de cette préface ; en sorte que la considération des époques auxquelles correspondent les diverses espèces de conceptions dont se composent les connaissances humaines , ne doit entrer en aucune manière dans les recherches relatives à la classification de ces connaissances.
Je développai, dans le Cours de philosophie que je fus chargé de faire, de 1819 à 1 820 , à la Faculté des lettres de Paris , mes idées sur la classification générale des faits intellectuels. J'avais déjà consigné les principaux résultats de mon travail sur ce sujet dans un tableau psychologique , que je fis im r primer pour en donner des exemplaires à un petit nombre d'amis, me réservant de discuter