‹ Essai sur la philosophie des sciences, ou, Exposition analytique d'une classification naturelle de toutes les connaissances humaines (volume 3)Chapitre 4 sur 42 · VU · texte numérisé non relu

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points de vue principaux se subdivise en deux points de vue subordonnés. Ainsi , dans les objets considérés en eux-mêmes, on peut n’étudier que ce qu’ils offrent immédiatement à l’observation , ou chercher ce qui y est d’abord caché , et que nous ne parvenons à connaître qu’en analysant ou en interprétant les faits. En conséquence, dans une première subdivision de la physique générale, je compris toutes les vérités qui se rapportent aux phénomènes et aux propriétés inorganiques que nous pouvons observer immédiatement dans les corps, et qui constituent ce qu’on appelle physique expérimentale ; puis, je formai une autre subdivision des vérités relatives à ce qui est caché dans ces mêmes corps, c’està-dire, aux élémens dont ils sont composés et qu’on ne peut connaître qu’en les analysant. La chimie devint ainsi pour moi la seconde partie de la physique générale.

A l’égard du second point de vue principal , où il s’agit de comparer et d'expliquer les faits, il se subdivise aussi en deux points de vue subordonnés. L’un étudie les modifications successives qu’éprouve un même objet, soit dans ce qu’il a d’immédiatement observable, soit dans ce qu’on y peut découvrir par 1 analyse ou l’interprétation des faits , afin de trouver les lois que suivent ces mo-

difications; et, lorsqu’il y a lieu, il compare ce qui a été observé dans un objet à ce qu’on observe dans un autre , pour géne'raliser les lois ainsi trouvées, autant que le comporte la nature des choses. L’autre part des résultats obtenus dans les trois précédens, pour découvrir les causes des laits donnés par les deux, premiers points de vue subordonnés , et des lois reconnues dans le troisième, et pour prévoir ensuite les elFets à venir d’après la connaissance des causes. Ainsi, dans la première subdivision de la physique mathématique, je compris l’étude comparée des moyens par lesquels on peut donner aux expériences toute la précision dont elles sont susceptibles, les corrections qu’il faut faire aux résultats qu’on en lire, suivant les circonstances de température, de pression atmosphérique, etc., les formules qu’on déduit de la comparaison des résultats obtenus, et toutes les conséquences où l’on est conduit en appliquant à ces formules les calculs de la dynamique; tel est le but des recherches dont je formai la science subordonnée «à laquelle je donnai le nom de stéréonomie. Dans la seconde subdivision de la même science, je plaçai tout ce qui est relatif à la recherche soit des causes des phénomènes de la physique expérimentale et de la chimie , soit des lois de la physique mathéma-

tique proprement dite; causes qui se réduisent, en dernière analyse, aux forces d’attraction ou de répulsion qui ont lieu entre les molécules des corps, et entre les atomes dont ces molécules sont composées (1).

Je remarquai alors que les autres sciences où l’on étudie les corps, comme la géologie, la botanique, la zoologie, etc., se divisent naturellement en deux parties et en quatre subdivisions, précisément d’après la même considération de ces divers points de vue. Quelque temps après, je vis qu’il en était de même des sciences mathématiques et physicomathématiques, etdecelies qui sont relatives a l’art de guérir, et aux arts industriels.

Je trouvai toujours que les objets de ces diverses sciences étaient susceptibles d’être considérés sous les mêmes points de vue , déterminés parles mêmes caractères distinctifs que dans la physique ; seulement ces caractères, sans changer essentiellement, éprouvaient des modifications dépendantes de la nature des objets; ce qu’on remarque aussi dans les caractères naturels dont on se sert en botanique et en zoologie. Le lecteur verra en quoi

(0 On peut voir, sur la distinction que je fais ici des molécules et des atomes , le Mémoire que j’ai inséré dans la Bibliothèque universelle , en mars 18.I2, toine xlix , pages 325 et suivante».

consistent ces modilications, lorsque , dans le cours de mon ouvrage , je ferai l’application de ces points de vue aux diverses sciences.

J’achevai dès le printemps de l’année i85o, pour les sciences que j’appelle cosmologiques, c’est-à-dire , relatives à tous les êtres matériels dont l’univers est composé , une classification à peu près semblable à celle que je publie aujourd'hui. Ce ne fut que quelque temps après , dans le courant de la même année , que je songeai à classer aussi les sciences relatives à l’étude de la pensée et des sociétés humaines , désignées dans cet ouvrage sous le nom de sciences noologiques.

Je vis que dans ces sciences les deux mêmes points de vue principaux , et leurs subdivisions , donnaient une distribution aussi naturelle des matières dont chacune s’occupait, que celle que les mêmes considérations m’avaient fournies pour les sciences cosmologie*- m

Ainsi j ’ ob ti ns des sci ences d ’ord res d i tFérens, j’appelai sciences du premier ordre celles qui réunissaient toutes les connaissances relatives a un même objet. Chaque science du premier ordre se trouva partagée en deux sciences du second , correspondantes aux deux points «le vue principaux sous lesquels on pouvait considérer cet objet, et chacune de ces dcr-

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nières était à son tour subdivisée en deux sciences du troisième, correspondantes à chacun des quatre points de vue subordonnés.

Toutes les sciencesdusecondet du troisième ordre étant ainsi groupées en sciences du premier, j’en étais, relativement à la classification des connaissances humaines , à peu près au même point que Bernard de Jussieu, lorsqu’il eut groupé en familles naturelles tous les genres de plantes alors connus. Il me restait à classer les sciences du premier ordre, en les réunissant dans des divisions plus étendues , comme l’auteur du Généra -plant arum réunit ces familles naturelles en classes , et les classes elles-mêmes en trois grandes divisions : celles des acotylédones , des monocotylédones et des dicotylédones, qui correspondent parfaitement aux divisions établies par Cuvier dans le règne animal , sous le nom d ' embranchemens .

J’avais donc à former des règnes et des embranchemens avec les sciences du premier ordre que je considérais comme des classes de vérités, tandis que celles du troisième répondaient pour moi aux familles naturelles, j’adoptai d’abord la division de toutes nos connaissances en deux règnes ; l’un comprenant toutes les vérités relatives au monde matériel ; l’autre tout ce qui se rapporte à la

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pensëe humaine. La distribution des sciences du premier ordre entre ces deux règnes ne pouvait souffrir aucune difficulté ; mais j avais besoin de subdivisions intermédiaires pour en former, dans chaque règne, une série naturelle qui mit en évidence les rapports plus ou moins intimes qu’elles ont entre elles.

Bien convaincu que ces subdivisions , pour être naturelles , 11e devaient pas être établies d’après des idées préconçues , des caractères choisis d’avance , mais d’après l’ensemble des rapports de tout genre que présentaient les sciences qu’il s’agissait de classer et de coordonner, j’essayai successivement de les grouper tantôt trois à trois, tantôt quatre à quatre , suivant les divers degrés d’analogie qu’elles me présentaient. Chacun de ces arrangemens me faisait découvrir entre elles de nouveaux rapports , mais il me restait à choisir l’arrangement qui mettrait ces rapports en évidence de la manière la plus complète, et ce ne fut qu’au printemps de 1 85 1 que je m’aperçus que, pour n’en négliger aucun, je devais d’abord grouper les sciences du premier ordre deux à deux, en joignant chacune d’elles avec celle qui lui était liée par des analogies plus marquées et plus multipliées; que

réunis deux à deux, chacun avec celui dont

il se rapprochait davantage. Ce travail continué jusqu’à ce que j’arrivasse aux deux règnes, me fit retomber sur la grande division que j’avais établie entre eux ; et c’est ainsi que je parvins aux divisions constamment dichotomiques, qu'on trouvera dans cet ouvrage , de chaque règne en deux sous-règnes , de chaque sous-règne en deux embranchemens.

et de chaque embranchement en deux sousembranchemens , contenant chacun deux sciences du premier ordre.

J’en étais là lorsque , dans le Cours dont je suis chargé au collège de France, voulant profiter d'un travail que je n’avais entrepris que pour servir à ce cours, mais qui avait pris des développemens que je n’avais pas d’abord prévus , je réservai une leçon par semaine pour en faire une rapide exposition; je m’aperçus alors que mon travail n’était pas complet; que je manquais de caractères précis pour distinguer et coordonner les divisions intermédiaires que j’avais reconnues entre les règnes et les sciences du premier ordre dont je viens de parler. Il fallait à ma classification une sorte de clef, semblable à celle que M. de Jussieu, pour classer les familles naturelles des végétaux , a déduite du nombre des cotylédons, de l’insertion des étamines, d e l’absence ou de la présence de la corolle, etc.

Là se présentèrent beaucoup de difficultés. Comme les diiîerens groupes que j'avais formés avec ces sciences, d’après les analogies naturelles, étaient faits d’avance, il fallait changer de clef jusqu'à ce que j’en trouvasse une qui reproduisit exactement ces groupes dans leur ordre naturel. Je trouvai bientôt le moyen de déterminer l’ordre et les caractères des sous-règnes et des embrancliemens ; mais il n’en fut pas de même a 1 égard des sous-embranchemens.

Je n’avais encore arrêté définitivement que ceux du premier régne, en assignant h chacun les deux sciences du premier ordre qui devaient en faire partie , et je m’occupais du même travail sur ceux du second règne, lorsqu’en 1802, une esquisse de ma classification fut publiée dans la Revue eue 7 rlopédu/ue . La distribution des sciences noologiques du premier ordre en sous-embranchemens , et les noms mêmes par lesquels ils y sont désignés, ne pouvaient donc être considérés que comme une tentative, et j’ai diî y apporter divers changemens, en général peu importans , à l’exception des trois suivans : i". La science de l’éducation , que je nomme pédagogique et non pédagogie, parce que -rra.Kf'ayoytst ne signifie pas cette science , mais l’éducation elle-même, et par laquelle je finissais

alors la sérié de tomes les connaissances humaines, vint se placer parmi celles où Eon étudié tous les moyens par lesquels l'homme peut agir sur la pensée de ceux avec qui il se met en rapport à 1 aide de ces moyens.

2°. L’archéologie que j’avais d’abord réunie à la science dont les beaux-arts sont Eobjet, et que je nomme technesthétique , dut être reportée dans l’embranchement qui comprend tout ce qui est relatif à la connaissance des nations, puisqu’elle en décrit et en explique les monumens , comme l’ethnologie fait connaître les lieux qu elles habitent, les peuples dont elles tirent leur origine , comme l’histoire en raconte les progrès et la décadence, comme leurs religions sont l’objet de l’hié— rologie ; l’étude d’un antique monument considéré sous le rapport de l’art, appartient sans doute à la technesthétique , comme celle d’un monument moderne, mais sous le point de vue archéologique , elle va naturellement se placer entre l’éthnologie et l’histoire.

5°. Enfin , la nomologie , c’est-à-dire la science des lois , faisant partie des moyens de gouverner les hommes , objet de l’embranchement suivant , a dû y prendre place auprès de l’art militaire et de la science que j’appelais alors économie politique , seule dénomination usitée à cette époque , au commencement

Je l’embranchement suivant; c’était la évidemment sa véritable place, et c’est ce qui m’obligea de changer les noms que j’avais donnés aux sous -embranchemens contenus dans les deux derniers embranchemens; j’ai remarqué depuis que les auteurs qui ont écrit récemment sur ce sujet, ont substitué à l’expression économie politique celle d’ économie sociale , plus convenable à tous égards, et que l’adopterai dans cet ouvrage.

Mais après ce retour à l’ordre le plus naturel, il me restait toujours à trouver des caractères propres à diviser le règne des sciences noologiques en sous-règnes, embranchemens et sous-embranchemens, conformément à ce nouvel arrangement.

Enfin , au mois d’août i832 , je m’aperçus que toutes ces divisions et subdivisions , si péniblement obtenues , auraient pu être déterminées en quelque sorte , à priori , par la considération des mêmes points de vue qui m’avaient d’abord servi seulement à retrouver la division des sciences du premier ordre en sciences du second et du troisième. J’avais déjà remarqué qu’il suffisait d’appliquer cette considération aux deux grands objets de toutes nos connaissances, pour partager chaque règne dans les mêmes sousrègnes et les mêmes embranchemens qui se

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trouvaient établis d’avance; je reconnus alors qu’en l’appliquant de nouveau aux objets moins généraux auxquels se rapporte chacun de ces embrancliemens , elle le divisait en sous-embranchemens et en sciences du premier ordre , précisément comme il le fallait pour reiomber sur les mêmes divisions et subdivisions que j’avais déterminées bien avant de songer à cette nouvelle application des points de vue. On verra dans les observations que j’ai distinguées du reste de mon ouvrage , en les imprimant en plus petits caractères, le développement de cette idée, et avec quelle facilité elle conduit à la classification naturelle des connaissances humaines.

Le fait général de l’accord constant des divisions que cette considération établit entre toutes nos connaissances, avec celles que j’avais déduites de considérations toutes différentes, en partant de l’ensemble des analogies que présentent les diverses sciences , doit avoir , et a en elfet , son principe dans la nature même de notre intelligence. Quel que soit l’objet de ses études , l’homme doit d’abord recueillir les faits , soit physiques , soit intellectuels ou moraux , tels qu’il les observe immédiatement; il faut ensuite qu’il cherche ce qui est en quelque sorte caché sous ces faits : ce n’est qu après ces deux gen-

res de recherches, qui correspondrai aux deux points de vue subordonnes compris dans le premier point de vue principal, qu’il peut comparer les résultats obtenus jusque-là, et en déduire des lois générales ; comparaisons et lois qui appartiennent également au troisième point de vue subordonné : alors il peut remonter aux causes des faits qu’il a observés sous le premier, analysés sous le second , et comparés, classés et réduits à des lois générales sous le troisième ; cette recherche des causes de ce qu’il a appris dans les trois premiers points de vue , et celle des effets qui doivent résulter de causes connues, constituent le quatrième point de vue subordonné , et complètent ainsi tout ce qu’il est possible de savoir sur l’objet qu'on étudie. Je ne puis qu’indiquer ici ces quatre points de vue , dont la distinction doit être regardée comme étant, en quelque sorte, le principe de la classification naturelle des connaissances humaines , quoique je sois parvenu à cette classification par des considérations qui en sont tout à (ait indépendantes. Ce n’est qu’après avoir lu cet ouvrage , que le lecteur pourra bien saisir les applications de ce principe, et juger de sa fécondité et de son importance.

J’avais commencé la rédaction du livre

que je publie aujourd’hui , lorsque je me sui» aperçu qu’il existait une correspondance remarquable entre ces quatre points de vue et les quatre époques que j’avais fixées dans l’histoire des progrès successifs de l’intelligence humaine, depuis les premières sensations et les premiers mouvemens qui révèlent h l’enfant son existence, jusqu’à l’époque où, éclairé par la société de ses semblables , et par la culture des sciences et des arts, l’homme s’élève au plus haut degré de connaissance auquel il lui soit donné de parvenir.

Cette histoire , telle que je l’avais conçue, était le résultat d’un long travail , entrepris vers 1804» et dont je m’occupais encore en 1 820, sur les facultés intellectuelles de l’homme, les moyens par lesquels il distingue le vrai du faux , les méthodes qu’il doit suivre, soit pour classer les divers objets de ses connaissances , soit pour enchaîner ses jugemens ; enfin , sur l’origine de nos idées : elle amenait successivement la discussion de toutes les questions agitées en philosophie, et les solutions que j’avais cru pouvoir en donner.

Autre chose est de classer les objets de nos connaissances , autre chose de classer nos connaissances elles-mêmes ; autre chose , enfin , de classer les facultés par lesquelles nous les acquérons. Dans le premier cas, on ne doit

avoir égard qu’aux caractères qui dépendent de la nature des objets ; dans le second , il faut combiner ces caractères avec ceux, qui tiennent à la nature de notre intelligence ; dans le troisième , ces derniers seuls doivent être pris en considération , et il ne faut tenir compte des premiers, qu’autant qu'elle influe sur les opérations intellectuelles qu’exige l’étude des objets dont on s’occupe.

La classification des objets eux -mêmes appartient au physicien , au chimiste , au naturaliste; celle de nos connaissances est le résultat des recherches que je publie aujourd’hui ; celle de nos facultés intellectuelles résultait de même de l’ancien travail dont je viens de parler. Après de longues recherches pour distinguer et caractériser les divers genres d’idées, de jugemens, de déductions dont se composent toutes nos connaissances , pour en découvrir et en expliquer l’origine, je travaillai à les disposer dans l’ordre le plus naturel , et je vis alors que cet ordre conduisait nécessairement a distinguer d’abord deux époques principales dans l’acquisition successive que l’homme fait de toutes ses idées et de toutes ses connaissances. La première s’étendait depuis l’instant où l’enfant commence à sentir et à ag'.r , jus qu’à celui où. par le langage, il sc me. eu

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communication avec ses semblables ; la seconde depuis l’acquisition du langage jusqu’aux. dernières limites, s’il en est, des progrès de l’esprit humain. La mémoire ne nous retrace rien de la première , mais je crus qu’en déduisant toutes les conséquences des faits intellectuels , je pouvais la reconstruire tout entière , et après m’être satisfait à cet égard, je vis que je devais la diviser, ainsi que la seconde, en deux époques subordonnées. Avant l’acquisition du langage , est une première époque où l’enfant ne peut connaître que ce qui lui apparaît immédiatement, soit dans les sensations qu’il reçoit du dehors, soit dans le sentiment intériem de sa propre activité : c’est là la première époque subordonnée. La seconde s’étend depuis le moment où il découvre l’existence des corps et celle d’autres intelligences , d’autres volontés semblables à la sienne , jusqu’à ce qu’il parvienne à se mettre en communication avec elles , et à comprendre le but des actions de ceux qui l’entourent et le sens attaché à leurs paroles.

Alors commencent la seconde époque pnn ci pale et la troisième époque subordonnée. L’enfant qui entend donner un nom commun a dilférens objets, ou qui entend un même verbe répété dans des phrases diffé-

rentes, dont les circonstances où elles sont prononcées lui font connaître le sens , ne peut comprendre quelle est l’idée attachée à ce nom ou à ce verbe , qu’en comparant entre eux les différens objets que désignent également le premier, les différentes circonstances où le second a été prononcé, et en découvrant, par cette comparaison , ce qu’il y a de semblable dans ces objets ou dans ces circonstances ; car c’est ce quelque chose de semblable qui est désigné par le nom ou par le verbe.

Une fois les mots compris , ldiomme a l’instrument à l’aide duquel il fixe et classe ses idées, exprime ses jugemens , et découvre qu’en partant de vérités qu’il connaît déjà , il peut en déduire d’autres vérités liées aux premières par des rapports de dépendance nécessaire en vertu desquels celles-ci étant une fois posées , les secondes le sont aussi. Enfin , dans la quatrième époque subordonnée , j’avais réuni tout ce que l’examen approfondi des êtres qu’il étudie lui apprend des propriétés ou facultés dont ils sont doués, et des causes auxquelles il doit rapporter les faits physiques ou intellectuels que cet examen lui a fait connaître (1).

(i) Ces quatre époques correspondent aux quatre sorlo de rmireptions qui , jointes aux phénomèines sensitifs et actifs, donnent î'.aissancc , par leurs diverses combinaisons, à tous les faits mUÜcc-

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