‹ Essai sur la physionomie des serpens (volume 2)Chapitre 19 sur 26 · DE L'ODORAT · texte numérisé non relu

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lobule olfactif, de soileqiie cette partie est portée sur un assez long pédicule ; on observe à leur face postérieure les lobes optiques, assez grands et passant au dessous des hémisphères pour se diriger vers l'œil et former le nerf qui porte le même nom. Le cervelet, petit organe situé derrière les lobules optiques, est presque d'une venue avec la moelle épinière , et n'offre qu'un renflement peu considérable (i). L'extrême délicatesse des nerfs de la tête rend l'examen de ces parties assez difficile. Outre les nerfs olfactif, optique et auditif, on distingue particulièrement le nerf de la cinquième paire qui envoie ses branches , de même que chez, l'homme, à l'œil, à la mâchoire supérieure et à l'inférieure. Le grand nerf sympathique s'entrelace sur tant de points avec les nerfs vagues, qu'il est impossible de tracer avec certitude son origine.

Quant aux facultés intellectuelles, les ophidiens se trouvent évidemment au même degré que les animaux des deux premiers ordres de la classe des reptiles. On a souvent exagéré la force de régénération dont les organes des ophidiens sont doués ; mais il est peu probable qu'elle soit plus grande que chez les Sauriens ou les Chéloniens ; ce qui est certain, c'est que, lorsqu'un membre tel que la queue a été mutilé, il ne se reproduit jamais.

DE L'Oî>ORAT.

Les serpens n'ont pas l'od orat fin; aussi l'étendue de la membrane muqueuse du nez est-elle peu considérable, vu la

i) Voir: Sv.v.^'es, Jnat. comp.ducerveau^ Allas PI ^fig. l'iôet 127; i32 et i33. fig, du cerveau du Naja haje, de l'aspic et de la vipère fà raies parallèles ?}

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conformation simple des conques. La cavité du ne/ est plus ou moins spacieuse , suivant les diverses races. Les narines varient extrêmement d'un genre à l'autre, soit par leur position, soit par leur forme ou leur grandeur. On peut établir connue règle constante que les espèces purement aquatiques offrent des narines petites , dirigées vers le ciel et le plus souvent susceptibles d'être fermées au moyen d'une valve; tandis que les narines des espèces terrestres ou de celles qui habitent les arbres, sont ordinairement latérales et assez ouvertes. Chez les serpens fouisseurs, ces orifices se présentent presque toujours sous la forme orbiculaire et se distinguent par leur petitesse; elles sont de forme semblable, quoique plus ouvertes, chez les serpens pélagiques, mais les Homalopsis en ont qui offrent une fente transversale en forme de croissant.

On observe chez les Trigonocéphales et les Crotales , sur les côtés du museau, derrière les naiines, une large cavité dont l'usage n'a pas encore été reconnu , mais que 1 on peut, selon toutes les apparences, considérer comme une cavité accessoire du nez. Cette cavité, creusée dans la surface supérieure du maxillaire, est revêtue d'une espèce de membrane muqueuse: elle offre de petits trous pour le passage des nerfs, et reçoit probablement une portion du fluide sécrété par les glandes voisines. M. Home(i), qui a traité ce sujet, dans un mémoire spécial, suppose que ces cavités sont analogues aux larmiers de certains ruminans.

DE r/ŒIl..

Nous avons déjà fait mention plus haut de la diversité de

(l) A p. RlISSEL app.

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