‹ Essai sur la physionomie des serpens (volume 3)Chapitre 10 sur 66 · DES MUSCLES · texte numérisé non relu

DES MUSCLES

qu(*lques-uns, et par le développcinent extraordinaire des ten dons, qui acquièrent chez quelques espèces, notamment dans les serpens venimeux proprement dits, une étendue peu commune. Cette organisation était nécessaire pour produire la force et l'énergie, avec lesquelles sont exécutés les mouvemens ondoyans du corps, les principaux dans la locomotion des ophidiens. Les muscles qui produisent ces effets sont situés le long des côtés du dos et à la face antérieure des vertèbres; mais comme les côtes exercent, en même temps chez les ophidiens, la fonction d'organes de locomotion, il est évident que les muscles nombreux qui s'attachent à ces os, doivent beaucoup contribuer aux mouvemens latéraux du tronc. Les muscles des ophidiens étant souvent enlacés les uns dans les autres, il devient très difficile de donner une description exacte de chacun d'eux pris isolément, et il n'est pas moins difficile de comparer ces organes avec ceux des animaux d'un rang plus élevé et de constater les modifications qu'ils ont éprouvés en s'éloignant de leur type.

La partie supérieure de l'épine ou , si l'on veut, la postérieure, offre un grand nombre de muscles, qui prennent leur origine à la partie latérale des apophyses épineuses, et qui se réunissent à de longs tendons, provenant des apophyses articulaires: ils forment un muscle composé, qui répond aux muscles épineux et demi-épineux des mammifères, et qui envoyé dans toute sa longueur des tendons aux bouts des apophyses épineuses; il se divise sur le cou en deux parties, dont l'intérieure s'attache à l'atlas , tandis que l'extérieure se prolonge sur l'occiput, pour remplir les fonctions de releveur delà tète. Les muscles que nous venons de décrire se lient étroitement avec les épineux transversaires qu'ils recouvrent, et dont la partie antérieure s'attache également à la face postérieure de l'occiput. L'extenseur de l'épine est un autre nniscle très considérable, composé d'un grand nombre de faisceaux, enlacés les uns dans les autres et se terminant en tendons:

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ces faisceaux proviennent des npopliyses transversairCs et envoyent souvent des tendons aux apophyses épineuses; ils sont étroitement liés avec d'autres faisceaux musculaires, qui réunissent les côtes dix à dix, et qui se prolongent par devant sur les côtés de l'occiput. Les espaces entre les apophyses des vertèbres sont remplis par les musclesépineuxet intertransversaires. Les nmscles des côtes sont nombreux et compliqués ; quelques uns servent à redresser ces leviers en les réunissant quatre à quatre; d'autres, dont la direction est presque perpendiculaire, ont en outre l'usage de relever les côtes. On voit d'autres muscles provenant également des côtes qui descendent sur la peau des (lancs jusqu'à Tabdomen; ils recouvrent des faisceaux qui se dirigent oblicpiement en arrière, pour réunir les côtes deux à deux, et qui forment par derrière le lléchisseur de la queue. On distingue en outre deux à trois paires de muscles intercostaux, dont les externes réunissent les côtes tantôt deux à deux, tantôt quatre à quatre. La surface intérieuredes côtes et l'inférieure des vertèbres, présentent plusieurs muscles assez développés, provenant en partie delà partie latérale des vertèbres , en partie des côtes mêmes , et qui s'attachent aux côteSjSoit au milieu, soit à l'extrémité sternale: ces nmscles ont l'usage de rabaisser les côtes et de les tirer en arrière ; ils s'étendent sous la queue en formant le fléchisseur de ce membre; mais ils sont remplacés sur le cou par les abaisseurs de la tète, dont la configuration rappelle celle d'un triangle aigu, et qui sont accompagnés des muscles qui contribuent aux mouvemens latéraux de la tète.

La tète elle-même reçoit en outre plusieurs muscles, qui prennent leur origine sur les apophyses épineuses postérieures des vertèbres coUaires: l'un d'entre eux s'étend le long de la mâcboire inférieure; un autre, pi us court,va des vertèbres cervicales à l'articulation de cette mâchoire. Le muscle costo-mandibulaire s'étend des côtes antérieures sous la gorge, pour s'attaclier aux branches de la mâchoire inférieure, dont les bouts sont

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