ENNEMIS DES SERPENS
los animaux qui servent do nourriture aux scrpcns , tels que les souris, les rats, les grenouilles et autres; de favoriser les ennemis des serpens que nous avons cités plus haut, et parmi lesquels occupe le premier rang la cicogne, qui se rend doublement utile par les ravages qu'elles uni parmi les grenouilles; ensuite, de brûler la végétation des lieux infestés par un trop grand nombre de serpens ou, lorsque ce sont des plaines, de les labourer; enfin, de décerner une prime à ceux qui peuvent produire certaines parties des serpens qu'ils ont tués , abolissant en même temps l'usage d'accorder des primes pour la destruction de ces oiseaux rapaces qui font la guerre aux serpens, tels que les buses, les milans, les corbeaux, etc.
Des vers intestinaux de diverses espèces infestent les viscères des serpens. J'en ai souvent trouvé l'estomac, près du pylore, tellement rempli, que leur présence a dû causer des obstructions continuelles, si non la mort: accrochés aux parois intérieures de cet intestin, ces vers y étaient par peloton. D'autres se tiennent dans le canal intestinal , d'autres dans le mésentère , d'autres encore dans les membranes séreuses, principalement dans celles qui enveloppent le cœur et le poumon. Les vers intestinaux observés par M. RuDOLPHi(i)dans diverses espèces d'Ophidiens, appartiennent aux genres suivans: Ascaris, Distoma, Filaria, Echinorhynchus , Taenia, Strongyhis, Trichosoma , Pentastoma et Gucullanus.
Les parasites qui, attachés extérieurement à la peau des serpens, sucent leurs sucs, sont en nombre beaucoup moins considérable que ceux dont nous venons de parler. On n'en a trouvé que d'un seul genre, de celui d'Ixodes , et particulièrement de l'espèce à thorax doré , que j'ai également observée sur des Tupinambis, des cochons, des Pangolins et plusieurs autres animaux des Indes-Orientales: M. mûller(2)
(i) Entozoorurn synopsis, p» ']C}2. — (2) ixodes ophiophilus ]\ova Jeta XFI Pars II p 23s» et suiv. PI. 67.
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a décrit cet insecte. Metax/i (i) n ()I»serve^ sur plii.Mciirs opliidiens (le 1 Italie, des parasites qu il a rec(»nnii fortner deux espèces du gt;nrc Acare. Daudin (2) parli^ d'aulies, trouvés sur le Boa ceucliria. J'en ai détaché tic l*y thons, du nipsas dcndrophila et de beaucoup d'autres serpens javanais.
Les serpens se rendent utiles par la destruction d'animaux nuisibles, tels que de petits rongeurs, de vers, d'insectes, (le mollusques, etc., auxquels ils t'ont la chasse. Autrefois on €m[)loyait les serpens dans la médecine, et cet usage s'est conservé chez beaucoup de ])eu[)les, (juoiqu'il ait été rcjett'î par les nations les plus civilisées. Très récennnent cependant le docteur MARiiinosRV (■^),de Uosenau en Hongrie, dit av<»ir enn)loyé avec succès le liel des serpens contre l't'pilepsie.
Le préjudice (pie les serpens causent dans plusieurs contrées, surpasse de beaucoup leur utilité. Les espèces venimeuses se multiplient tellement dans certains pays entrelropiqneset particulièrement dans Tiiede la Martinique, qu'elles deviennent un véritable fléau et qu'elles font périr annuellement un grand nond3re d honnnes et d'animaux domestiques. Les serpens aquatiques font souvent assez de tort aux lacs et aux rivières poissonneuses; les espèces terrestres mangent des mammifères, des oiseaux utiles à l'honnne , et en détruisent très souvent les nids pour dévorer les œufs ou les petits.
PROPAGATIOX.
Chez nous, les serp^ens ne font des petits qu une seule fois par an; la copulation a le plus souvent lieu dans les premières belles journées des mois d'Avril ou de Mai. Pour
(1) Monogr.f, 'J €( g. — (2) Rept. vol. V. p. 202. — |3) HurRLANn Journ. année i83i cah. 10.