‹ Essai sur la physionomie des serpens (volume 3)Chapitre 34 sur 66 · PROPAGATION · texte numérisé non relu

PROPAGATION

au jaiuic de \œui d'oiseaux. Il paraît que le fluide blanc manque totalement dans Tœuf des serpens : aussi se distinguent-ils de celui des oiseaux par le défaut total de chambre aérienne. Le jaune est enveloppé d'une tunique propre qui est pourvue d'un grand nombre de vaisseaux sanguifères , dont les troncs principaux se rendent, conjointement avec le conduit du vitellus, à l'ombilic de l'embryon: cette tunique, appelée allantoïde par plusieurs physiologistes, a été regardée par d'autres comme l'analogue du chorion. (i) Probablement cette tunique est-elle composée, comme dans l'œuf des tortues, de deux lamelles dont l'extérieure contenant les vaisseaux sanguifères, peut être comparée au chorion de l'embryon des mammifères, tandis que l'intérieure est la véritable allantoïde. (2) L'embryon même est renfermé dans une membrane séreuse , l'amnios. Le conduit du vitellus donne dans l'intestin grêle près du pylore ; mais l'ouverture ombilicale ne se trouve pas toujours en face de cette région : chez le Trigonocephalus Atrox où elle est près de l'anus, le conduit du vitellus est obligé, pour se rendre au duodénum, démonter dans lintérieur de la cavité abdominale, tout le long des intestins.

Le nombre de petits que font les Ophidiens en une seule ponte, diffère considérablement d'une espèce à l'autre. Je n'en ai observé dans plusieurs Calamars qu'une dixaine; quelques Couleuvres en font jusqu'à 20 ou 25; j'en ai trouvé 3o et davantage chez le Trigonocéphalè Atrox, et l'on dit que notre Couleuvre à collier en pond jusqu'à 4o« En ouvrant le ventre d'un serpent plein , on voit les œufs serrés les uns

(i) C'est pour cette raison que les uns nient l'existence de l'allantoïde dans l'œuf des Ophidiens, tandis que d'autres opinent pour le contraire; comparez: Desmoulins Mem. d, la Soc, méd, ; Rathrb ap. BuRDACH Pliys. II. p^ 409 et 563 ; Herholdt Oversigt^ etc. —

(2) TiEDEMANN Jubelfcier p, a5.

S8 dj:vel()Pi»f>ment

coiilro Il's aiiirosot ian<^*és en pelotons, occuper iIuiks toute leni ét(^n(liie les ovidneles cpii resseinhlcnl alors à un ehnpelet. Jj embryon a tous ses teirurnens sans teintes, et les vetix extrtV nienieiit développés et saillans ; Ja tête est honihét*, le nuiseau <ourt , en pente et ressen»blant à celui d'un marsouin ou au J)ec d'inuî poule. A mesure que le fœtus se développe, ses tonnes se i*npprochent de celles de l'animal parfait. Tour '««défaire de sa prison, le serpenteau, ])rr)l)al)lcment à force de œ remuer, parvient a déchirer les tunitpies cpii h? tiennent enfermé. Cette opération se fait aisément lorscpie ces tuToques sont mend>rai^Mises , connue dans les espèces vivipares; mais il faut de i^rands t;ffodts ]^/om' rompre I enveloppe coriace des œufs prr)prement dits: trois ou quatre feules hnigitudinales, rapprochées du bout de 1 œuf . uidi(|uent le lieu par ou hr serpenteau s'est t'chappé. ( i).

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