BOA RETICULATA Hist. Umph. H f. 204 ; BOA
RHOMEEATA ib.p. 264. (3) TcTît. p. 89. (4) IcOIWgr, PL 21 fig,
PYTHOIV AMETII YSTÏIVUS. 4 1 9
3 Esp. LE PYTHON AMÉTHISTE.
PYTllOJV AMETHYSTINUS.
PI. XY fîg. 8 , 9 et lo : ind. de 1 île de Saparua.
Le seul natura/iste qui ait bien connu ce Python est Schneider (i); il paraît même qu'aucun des savans modernes n'a examiné cette espèce, car dans Jeurs ouvrag^es elle est toujours confondue avec les deux précédentes, et particulièrement avec le Python à deux raies.
Rien de plus facile que de distinguer cette espèce des autres, car aucune n'a des formes aussi sveltes , une tête revêtue de plaques aussi régulières , et des écailles du tronc aussi larges que celle du présent article. Elle diffère en outre sous beaucoup d'autres rapports , qui sont sensibles sans une description comparative.
Le jeune individu dont nous avons figuré la tête, a été rapporté par M. Reinwardt, de Saparua, petite île en face d'Amboine : il mesure 0,48 + o, 1 05 le nombre des plaques est de 3oo -f- 96. Cette espèce a à peu-prés le port du python de Schneider, mais ses formes sont beaucoup plus sveltes; le ventreest très étroit, un peu anguleux aux côtés et le tronc plus mince. On compte 4i rangées d'écaillés lancéolées sur le cou. Les plaques labiales sont creusées de fossettes semblables à celles de l'espèce précédente ; on voit une plaque verticale assez large, et deux paires de frontales , dont les postérieures, alongées et étroites , sont accompagnées, de chaque côté, d'une plaque qui descend sur le frein ; cette région est occupée par plusieurs suites de petites écailles irrégulières; il existe une ou plusieurs plaques au bord antérieur de l'œil , et quatre ou cinq derrière cet organe. On distingue
(i)boa amethtstina Rist. Jmph. Il p. a54; Denh.<:chr. Munich vol. VU PI.'].
420 PYTHON AMETIÎYSTIIVUS.
facilement une ou deux paires d'occipitales , entourées de plusieurs autres plaques de forme peu régulière. Notre individu est varié de brun rougeâtre foncé et de blanc jaunâtre, de sorte que la dernière teinte , qui occupe la tête et le dessous en entier, apparait sous la forme de taches imitant des figures très variées , et souvent confluentes , pour composer un dessin réticulaire assez peu distinct.
M. M. Lesson, Macklot et Mûller ont découvert à la Nou- V e 1 1 e 1 r 1 a n d e , à Timor et à S a m a o, petite île voisine de cette dernière, un Python qui ressemble presque sous tous les rapports à l'individu originaire d'Amboine que nous venons de décrire, et qui en diffère cependant par plusieurs traits dignes d'être cités. Ces voyageurs nous ont fait parvenir quatre individus de cette variété, dont le plus grand mesure i,25 H- 0,27; les plaques varient depuis 294 + 88 jusqu'à 3o2 -+-96; celui du Musée de Paris , rapporté ])ar M. Lesson , offre des dimensions plus fortes. L'ensendjle des formes est absolument le même que chez l'indivichi de l'île de Saparua ; mais ceux de Timor ont les traits de la physionomie moins prononcés, l'œil paraît plus petit, le museau est moins renflé , les fosses aux plaques labiales sont moins profondes, on ne voit qu'une seule plaque au frein (i), une au bord antérieur de lœil et deux au bord postérieur; le dessin enfin , que forment les teintes , est beaucoup moins distinct , car ces individus sont d'un gris brun uniforme, tirant sur le pourpre, et varié confusément d'un réseau composé d'innombrables petites taches plus f(»ncées.
Il est possible que les différences entre les individus de ces divers lieux soient dues a l'influence du climat , ou de la nature du sol: je ne les regarde pas comme assez essentielles pour élever ces variétés au rang d'espèces, particulièrement parce que j'ignore les changemens, que peut éprouver ce Python par
(i) Un de nos sujets offre cependant une double série de plaques frênaies et deux oculaires antérieures.
PYTHON PEROXH. 421
1 âge, vu quenos individus de Timor et de Saniao sont plus vieux que celui de Saparua; en outre , la conformation irregulière de plaques de la tête de ce dernier , me paraît suspecte , et est peut-être le résultat d'une anomalie, si fréquente dans cette classe d'animaux.
4 Esp. LE PYTHON DE PERON. P. PEROIVII.
PI. XV fig. 1 1 et 12.
Le portrait fidèle que j'ai tracé de la tête de ce Python suffira pour éviter toute confusion ultérieure dans la détermination de cette espèce. Lacépède l'a placée parmi les coule u vres(i) d'après la seule circonstance qu'elle a les plaques sous-caudales divisées; il fait, au contraire, d'un individu de son trimérésure LEPTOCÉPHALE à plaqucs sous-caudales simples (a), un B o a : ses successeurs ont regardé ce dernier comme identique avec notre Python, tandis qu'ils rangent la prétendue couleuvre s PILOTE parmi des Vipères (3). White (4) a déjà décrit notre Python parmi les animaux découverts par lui à la Nouvelle Hollande: il en fait un A N GUIS qui a servi de type au python puNCTATUs de Merrem (5). Wagler (6) a conservé le nom que cette espèce porte au Musée de Paris , et qui a été proposé par feu Cuvier. Le portrait du jeune se trouve dans Shaw : Gen. Zool. 111. P, IL vignette.
Je trouve dans la Relation du voyage de la Coquille (y) la
(i) COL. sp ILOT ES. Jnn. du Mus. IF p. igS. — (a) boa laevis ib; c'est notre naja porphtrica. — (3)echidna spilotes Merr. Teiif. p. i5o. — (4) Foy, p. 258 PI. 5, — (5) Tent.p. 90. — (6) Icônes Jinph. PL 1 : python p e r o n 1 i. — (7) 7/. 2 />. 21 .
422 PYTIlOiX PEROIVIÏ.
note suivante, communiquée par Lesson : « Le Python rie Peron w atteint jusqu'à 6 pieds, et vit dans les mares d eaux douces des » environs de la rivière Georges, où les Colons le nomment : w serpent diamant. »
Nous avons au Musée un individu empaillé de ce Python qui provient, à ce que je crois, du voyage de Peron; il mesure 1,94 4- 0,35, et le nombre des plaques est de 2j2 + 8i. Plusieurs autres, achetés par M. Temminck à Londres , onr, été communiqués au JMusées de Vienne et de Munich, par Boie , qui n'a gardé pour notre collection qu'un bel individu conservé dans la liqueur forte: ce sujet mesure i,3i + 0,21 ; les plaques se trouvent au nond)re de 276 -h 84-
L'espèce du présent article a le port du Python à dt- iix raies , dont elle se distingue facilement , ainsi que de toutes les autres espèces , par une tcte très grosse, exlrémement large et déprimée; par un museau gros, renflé, aussi large au devant qu à la base , et à bout tronqué et arrondi; par les nombreuses lames écailleuses de forme irrégulière, dont toutes la tête est revêtue ;^ enfin par le système de coloration.
On peut distinguer deux ou trois paires de lames frontales plus étendues que le reste. Les nasales sont assez larges, rapprochées au bout du museau, vers son sommet, et percées par des narines assez ouvertes. L'œil est latéral et bordé d'un tour de petites écailles. Les plaques labiales touchent à cet organe ; on en compte de chaque côté à la lèvre supérieure i4 a i5 ,dont les deux ou trois premières seulement sont creusées de fossettes : la rostrale, presque en triangle, Test également. Les fosses de six des plaques postérieures de la lèvre inférieure forment uii sillon très profond. Les écailles du tronc sont en rhomboïde alongé : on en compte 4i rangées.
Ce Python est d'un jaune très vif; mais toutes les parties supérieures offrent un noir bleuâtre si profond , que la première teinte ne s'entrevoit que sous la forme de points ovales, dont le plus souvent un se trouve au centre de chaque écaille, et qui
PYTHON PEKOAfll. 423
composent quelquefois des taches un peu plus larges, de forme irrégulière, et disposées sur deux ou trois séries. L'abdomen, jaune par devant, est varié sur les cotés et vers les parties postérieures, d'un dessin réticulaire, composé de taches irrégulières des deux couleurs principales.
M. M. Quoy et Gaimard ont recueilli , dans les environs du Port du Roi Georges à la Nouvelle Hollande , plusieurs individus de ce Python; ces individus forment une très jolie variété: ils ont les taches jaunes plus grandes que d'ordinaire, et disposées de manière à former un très joli dessin réticulaire, s'étendant sur tout le corps, mais d'une manière très irrégulière ; un de ces sujets a été cédé au Musée des Pays-Bas.
3 Genre. LES ACROCHORDES.
ACROCHORUUS.
Les ophidiens intéressans dont nous traitons à la fin des Boas, se lient sous beaucoup de rapports aux animaux de cette famille, quoiqu'ils se rapprochent d'un autre côté des serpens de mer par plusieurs points de leur organisation : ainsi on peut les regarder comme des Boas qui, destinés à vivre continuellement dans les eaux, sont doués des moyens nécessaires pour exécuter des mouvemens prompts et rapides dans cet élément.
Les Acrochordes ont la queue prenante des Boas, mais cet organe est un peu applati pour servir de rame ou de gouvernail ; leur crâne , quoique d'une conformation anomale , est cependant modelé sur le même type que celui des Boas; leur système de dentition est tout à fait semblable à celui des Boas ; la position des narines et des yeux au contraire, la manière dont 5a bouche peut se fermer hermétiquement, la forme comprimée du tronc muni sous le ventre d'une crête saillante, l'absence des crochets à l'anus enfin: voila autant de caractères , qui sont également propres aux serpens de mer. Ces derniers cependant étant armés de crochets venimeux , et pourvus d'une queue propre seulement à la natation, doivent, en vertu de ces caractères , rester isolés , comme famille propre des serpens venimeux, et il serait peu conséquent de ranger parmi eux les Acrochordes , quoique ces ophidiens peuvent être considérés en quelque sorte comme faisant le passage des Boas aux serpens de mer.
ACROCHORDUS. 425
Cette affinité, et la circonstance que personne n'a constaté d'une manière incontestable, si les Acrochordes sont venimeux ou non, ont été cause que ces ophidiens ont toujours été décrits comme constituant deux genres distincts, dont Tun a été placé à la suite deceiui des Couleuvres; l'autre au contraire parmi les serpens venimeux, dans le voisinage des Hydrophis: le premier, Tacrochorde de Hornstedt, est établi d'après la grande espèce ; le c h e r s yd r u s de Cuvier a pour type des de individus la seconde espèce, parvenus à l'âge moyen.
Ces erreurs proviennent en grande partie d'une communication faite a Cuvier par Leschenault , qui dit que le Chersydre est très venimeux et qu'il habite le fond des rivières de Java. La seconde assertion est vraie ; mais la première est tout-à-fait dénuée de vérité, et tous nos voyageurs ont observé le contraire 5 aussi est-il facile de se convaincre de cette erreur , en examinant des sujets de cet Acrochorde , conservés dans les collections d histoire naturelle.
On ne connaît jusqu'à présent que deux espèces d' Acrochorde, qui sont extrêmement voisines l'une de l'autre, et qui ne se distinguent que par de légères différences dans le détail des formes: la description que nous donnons de l'organisation des Acrochordes, sera donc applicable à ces deux espèces.
Les Acrochordes n'ont été observés jusqu'à présent que dans l'Asie intertropicale. Ils parviennent à une taille considérable, du moins la première espèce.
La queue des Acrochordes est très courte, et comprimée en carène , tant au dessus qu'au dessous ; elle peut est susceptible de se rouler en dedans avec la même facilité que celle des Boas. Le tronc, très gros au milieu , est un peu comprimé, à dos convexe et à ventre plus étroit, dont la ligne médiane est marquée par une crête saillante formée par une doublure de la peau. La tête est presque d'une venue avec le tronc, elle est petite et peu conique; le museau est court, obtus, à bout tronqué et arrondi. L'ouverture de la bouche est peu large et droite; le bord des
426 ACKOCHORDUS.
lèvres rentrant , particulièrement vers l'angle de la bouche : cette organisation ainsi que celle des autres parties de Ja tête annonce que les Acrochordes sont particulièrement faits pour vivre dans Teau. Les yeux sont extrêmement petits, verticaux, dirigés un peu en avant et à prunelle orhiculaire; les narines, ouvertes et tubulaires sont très rapprochées l'une de l'autre au sonmiet du museau et près de son bout ; la glotte se trouve presque à l'extrémité de la mâchoire intérieure; les bords des lèvres enfin sont organisés de manière à fermer hermétiquement la bouche: à cet effet , le bout du museau est pouivu d'une profonde échancrure, double au fond, au côté de laquelle descend la lèvre en pointe; le bout de la mâchoire inférieure au contraire est muni d'une protubérance à sommet divisé par un sillon et dont les cotés échancrés reçoivent les bords saillans de la lèvre supérieure: cet appareil se retrouve plus ou moins modifié chez la plupart des ophidiens aquatiques et est particulièrement développé chez les serpens de mer. On distingue à peine, sur le bord des lèvres, deux ou trois rangées de plaques très petites, toutes de semblable étendue et le plus souvent saillantes. Toutes les autres parties de cet ophidien sont revêtues d'une peau lâche , divisée en d'innombrables petits compartimens saillans en forme de tubercule, dont chacun est en outre surmonté d'une arrête; il est manifeste que ces écailles ne peuvent se recouvrir comme les tuiles d'un toit: celles du dessous du tronc sont plus grandes que le reste; celles des côtés du cou ainsi que celles qui revêtent la crête saillante abdominale, sont nmcronées.
Les Acrochordes offrent un système de coloration peu élégant; les deux couleurs dominantes, le brun et le jaunâtre 3 sont tantôt distribuées en guise de marbrures, tantôt elles entourent le corps sous la forme d'anneaux ou de bandes transversales alternes.
Le crâne de Ta c r o chorde s'éloigne par sa conformation singulière de celui de tous les autres ophidiens: il est
ACROCHORDUS. 427
extrêmement large, déprimé , et doit son volume considérable à rétendue des caisses, qui sont presque cylindriques et plus alongés que dans aucun autre serpent. Les mastoïdiens, au contraire, sont ramassés et se présentent sous la forme d'une lame assez large. Le front est beaucoup plus étroit que la partie postérieure du crâne, dont le sommet est concave et bordé latéralement parles larges apophyses des frontaux postérieurs, qui se prolongent jusqu'aux frontaux antérieurs , tandis que l'apophyse descendante sert à compléter l'orbite. Les frontaux proprement dits sont en forme de triangle , mais leurs apophyses extérieures sont très saillantes et recourbées. Les nasaux sont étroits et alongés , l'intermaxillaire large, déprimé et dépourvu de dents. Le maxillaire est assez arqué; le ptérigoïdien externe large et déprimé; la mâchoire inférieure enfin est alongée, et offre une apophyse coronoïde peu développée. L'Acrochorde a la bouche garnie de dents peu longues, mais fortes et assez courhées en arrière; celles de la mâchoire inférieure sont plus grandes que le reste.
L'anatomie de I'acrochorde m'a offert plusieurs détails très curieux: quant à la disposition des parties molles , cet ophidien a beaucoup de rapports avec les serpens de mer. C'est notamment le poumon qui offre cette conformation, particulière à ces ophidiens aquatiques ; cet organe paraît exercer chez ces animaux, outre les fonctions ordinaires , celles de vessie natatoire: pour répondre à ce but, il se présente sous la forme d'un sac extrêmement étroit et continu, qui s'étend depuis le cou jusqu'à l'anus; il est un peu plus spacieux sur les parties antérieures et pourvu, dans toute sa longueur, de cellules qui s'avancent jusqu'à une distance de deux pouces de la tête, où commence seulement la trachée. L'estomac est très volumineux], et brusquement séparé du canal intestinal qui offre, dans le premier quart de sa longueur, un paquet de replis profonds et dirigés en tout sens ; mais qui descend ensuite vers l'abdomen en canal étroit et continu. Le foie est
428 ACnOCIIOUDCS JAVAIVICUS.
extrêmement gros; les testicules sont petits et ramassés , et les reins de forme très effilée.
1 Esp. VACROCHORDE, ACROCHOU. JAVAIVICUS.
Je ne répéterai ici de toutes les observations faites par Horn- STEDT sur les mœurs de l'Acrochorde , que celle que ce serpent aquatique va aussi à terre et qu'il est vivipare.
Nos voyageurs n'ont jamais été à même d'observer l'Acrochorde, dont nous ne possédons que deux individus empaillés, donnés par M. Lesciienault à M. Reinwardt lors de sa résidence à Java. Un troisième fait partie du Musée de Paris , et cet établissement en possède en outre un très jeune sujet ou plutôt un fœtus, présenté par feu Merrem sous le nom générique de
VERRUCATOR.
L'Acrochorde atteint jusqu'à 8 pieds de longueur totale; les in(hvidus de cette taille sont presque aussi gros qu'un bras d'homme: un sujet adulte de notre collection mesure i, ^2 -|- 0,22; un autre n'offre que ly^/^ + 0,26 et le petit est seulement de 0,18 -h o,o5. Cette espèce a les formes très ramassées, la tête large , courte et obtuse, la queue délicate par rapport à sa taille, et toutes les parties revêtues d'écaiiles extrêmement petites. La couleur dominante est un biun de terre foncé, terne, tirant sur le gris , et relevé par un grand nombre de larges et irrégulieres marbrures. Ces caractères suffiront pour distinguer cette espèce de la suivante.
(i) ACROCHORDUS JAVA NIC US Ahh. Acad. Stockh. 1797 /?, 3o6. La grosseur des parties postérieures de la femelle de l'Acrochorde figurée partlornstedt , a induit en erreur plusieurs savans , qui ont regardé cette conformation comme normale.
ACROCHORDUS FASCÏATUS. 429
2 Esp. rJCROCHORDOWE. A. FASCÏATUS.
PI. XIV %. i4, i5 et i(>.
De moindre taille que l'espèce précédente , l'Acrochordoïde s'en distingue en outre par des formes plus grêles ; par une queue assez vigoureuse , applatie dans le sens vertical et plus ramassée; par une tête moins grosse, et revêtue d'écaillés beaucoup plus grandes, notamment sur les lèvres; enfin par ses narines qui sont un peu verticales , tandis qu'elles se trouvent , chez l'Acrochorde, dirigées en avant.
La disposition des teintes offre un autre caractère facile à saisir. L'Acrochordoïde a toutes les parties d'un brun bai assez terne , plus foncé chez les vieux , plus clair et tirant sur le jaune chez les jeunes. Les flancs sont marqués de nombreuses bandes blanches, larges et transversales, qui se perdent sur l'abdomen, tandis qu'elles se prolongent quelquefois sur le dos , où elles alternent avec celles de l'autre côté ; ces bandes , très distinctes chez les jeunes, s'évanouissent presque totalement avec l'âge.
Voici les mesures de plusieurs individus de rAcrochordoïde , conservés dans notre collection : 0,69 + o,oy ; o, 58 + 0,08 ; 0,5^ -\- 0,06 et 0,54 -h 0,04.
L'Acrochordoïde paraît être plus répandu que l'espèce précédente. On conserve au Musée de Paris la dépouille d'un individu, pris à l'embouchure de la rivière Arian-Gocepan à Pondichery. M. M. Quoy et Gaimard en ont recueilli d'autres à la Nouvelle Guinée; M. M. Macklot et Millier ont observé l'espèce dans les eaux douces de l'île de Timor ; Raffles (1) en a rapporté de Sumatra ; Kuhl et van Hasselt enfin nous ont fait parvenir de Java deux individus, pris au hameçon, dont l'amorce était un petit poisson.
(i) Phil. Ttans, XIII P. II p. 334.
430 A€ROCHORDUS FASCIATUS.
L'Acrochordoïde comprend le genre chersydre de CuviER (i) établi d'après des sujets à Tâge moyen; à cette catéjrorie appartiennent aussi les acrochordus fasciatus et DU B lus de Shaw (2), et le h y drus granulatus de Schneider (3), dont Daudin (4) fait une pelamis.
(l)cHERSYDRUS GRANULATUS Règll. an. U p. 98. .
(2) Shaw. Zoo/. III PL 129 p. 675 et PL i5o, p. 576. — (3) Bist. Ainph, l. p. 243 , cilé comme espèce inédite , quoicjue l'auteur en fasse mention plus tard sous la dénomination d'AN guis grakulatus. — (4) Repu vol. Fin p. 370.
*9-im