NAJA BRASILIENSIS LaUR. et COL. RUFUS GmEL. SjSt
Nat. p. iio5; 90. 1: n. non naja. Laur. et col. coecusGmkl.
p. 1 104 ; 90.2: NAJA MACULAT A LaUR. ; 94. i; 96. I. COL.
naja, Linné Mus. Àd. Fr. Pt. 1 1 fig. i . — Lac. Qiiad. ov. II PI. 4 f. 1 : — Latreille Rrpt. IF p. lo avec fig. — Daud. FI PL 71 et PL 60
f. 'lO et 21: YIPERA NAJA. ■ NAJA KAOUTHIA BeLANGER Voy*
ZooL PL 1. — Celte espèce forme le genre apsis de Wagler : S) st. p. 173.
NAJA rRlPUDÏAi\S. 4bD
et se confond bientôt dans les teintes générales; les individus à cet aire ont en outre les lèvres et le dessous de la tête d'un beau blanc ; je regarde ce Naja comme variété de climat de la précédente (i).
J'ignore à laquelle des deux variétés citées il faut rapporter les Najas observés à Siam (2) et à l'île de Sumatra (3); peut-être composent-ils des variétés intermédiaires.
Le peintre du professeur Reinw^ardt , occupé à faire le portrait d'après un individu vivant de ce Naja, a failli être la victime de la férocité de ce serpent qui , s'étant dégagé de ses liens, se piéparait à l'attaquer au moment où il entrait dans la chambre: appuyé sur sa queue , le tronc élevé , le cou dilaté et la tête avancée horizontalement , le Naja furieux faisait entendre des sifflemens aigus, et faisait jaillir une salive abondante sur son adversaire , auquel il resta à peine assez de temps pour se retirer avant que le serpent pût effectuer une attaque plus redoutable. Une des lettres de feu Boie, datée de Java , contient le passage suivant : « ce Naja , dont j'ai déjà vu un w assez grand nombre d'individus, est très commun à Buiten- 5) zorg , et se rencontre malheureusement assez souvent dans « les jardins et dans les galeries des maisons. C'est un reptile '> nocturne. Attaqué , il se redresse absolument conmie le Naja >> tripudians , et les espèces que j'ai vues au Gap. Ce fut dans » cette attitude que nous Irouvâiiies , il y a quelques jours , un » jeune individu de l'espèce, entouré, à la porte delà maison, de «nos quatre guenons très apprivoisées; les singes par leurs cris '> marquaient déjà leur crainte , et aucun d'eux n'osait attaquer » l'ennemi, qui se retira en gardantbonne contenance, jusqu'à « ce que je le pris pour notre collection : cela présentait un 5> spectacle amusant. »
(i) C'est le NAJA SPUTATRix de Reinwardt et de Boie. — (2) TuRPiN. Foy. I p. 344. — (3) Raffles. Linn. Trans. XIII p. 331. — Un sujet, recueilli à Sumatra par feu Duvaucel , se rapproche de la variété javanaise.
470 NAJA TRIPUDIAIVS.
Tout le monde a entendu parler des jongleries qu'exécutent avec cette espèce les bateleurs des grandes Indes : on en trouve des récits détaillés dans KaiviPFER (i) et dans Russel (2); mais il s'en faut bien que ceux du premier de ces voyageurs soient toujours conformes à la vérité. Le frère de Russel s'exprime sous ce rapport àpeu-près dans les termes suivans : « Je crois que w le COBRA DE CA p ELLO cst Ic scul scrpcut dout Ics batclcurs « indiens se servent dans leurs jongleries; ces charlatans portent « toujours sur eux certains antitodes qu'ils montrent aux speo- » tateurs, et dont ils prétendent se guérir lorsqu'ils ont été mor- 5) dus. Ils ont cependant soin de se mettre à l'abri de tout danger, w en arrachant d'abord au serpent les crochets venimeux ; aussi » l'inefficacité de leurs prétendus antidotes est-elle suffisamment » contredite par les conséquences fâcheuses , dont la morsure f» de ces serpens est quelquefois suivie, nonobstant la muw tilation qu'on leur a préalablement fait subir. Pour mieux « exciter la curiosité des spectateurs , les bateleurs se font sou- V vent,àrentlroit mordu, une petite blessure avec un instrument «tranchant. Il faut un temps considérable pour dresser les w Najas à ces jeux, qui consistent principalement en une imita- M tion des mouvemens latéraux du corps du jongleur, qui ne » cesse de provoquer le serpent, dont les regards suivent sans » cesse la direction de la main qui le menace. Cette espèce de » danse est accompagnée d'un air de flûte , dont le caractère et » la mesure sont variés suivant la nature des mouvemens exé- » culés. Le même individu ne pouvant endurer longtemps cet >) exercice fatiguant , il est remis dans le panier que portent " les jongleurs avec eux, et dans lequel ils renferment quelque- » fois jusqu'à une douzaine d'individus. »
Ces détails ne s'accordent pas exactement avec ce que dit Davy sous ce rapport : ce voyageur a observé que les bateleurs de
(1) Jm. fxol. /fisc, III obs. IX p. 565, av. fig. — (2) Jccount. H />. 1 suiv.