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plongé dans ce liquide. M. Brouardel a parfaitement bien étudié cette
sclérose et cette induration du poumon, qui devient ainsi incapable de reprendre son volume et ses fonctions.
Il est relativement rare de voir les tubercules envahir le poumon dans ces conditions, du moins d’après la thèse de M. ’Attimont, qui donne une statistique de 130 malades sur lesquels 80 guérirent complètement, et dans les autopsies de ceux qui succombèrent on ne constata que 9 fois la présence des tubercules, et vingt fois on constata qu'il n’y en avait pas.
On voit souvent les traces de pneumonie à la période d’engouement, surtout chez les enfants. Enfin on a signalé des lésions des côtes, des muscles intercostaux et de la paroi thoracique elle-même, sur laquelle on peut constater la trace d’abcès, et surtout un rétrécissement qui peut être assez considérable pour amener une différence de plusieurs centimètres entre les deux côtés du thorax.
Quand la cicatrisation du kyste pseudo-pleural se produit, ses parois s’accollent et s’unissent par des travées celluleuses qui traversent sa cavité. Ces néoformations s'organisent et se transforment en tissu fibreux qui peut se rétracter. C'est à cette puissance de rétraction des faussses membranes que Delpech attribuait le rétrécissement de la paroi thoracique. Ce n’est pas la manière de voir de M. Oulmont, qui explique le rétrécissement par la perte d’élasticité du poumon, d’une part‘ et la pression atmosphérique, de l’autre. Quoi qu’il en soit, cet affaissement de la paroi thoracique se produit par l’abais-
sement de l'extrémité sternale des côtes et leur rapprochement, qui
peut aller jusqu’au contact. Enfin la colonne vertébrale elle-même se dévie et s'incline du côté malade.
Perforation. — Le plus souvent l’épanchement, au lieu de se résorber, se fait jour à l’extérieur. La perforation peut se faire : 1° par les bronches ; 2° par la paroi thoracique ; 3 par le diaphragme.
1° Evacuation par les bronches. — C’est certainement la plus fréquente. La communication entre la plèvre et les bronches a été
—@— signalée la première fois par Bayle; mais c’est surtout à Laënnec, puis à Louis que l’on doit des connaissances exactes sur les fistules pleurobronchiques. La perforation peut s'établir de dehors en dedans, ou de dedans en dehors, soit qu’elle se produise par les ulcérations de la plèvre dont nous avons parlé, soit qu’elle provienne de la fonte de tubercules. Le trajet fistuleux peut avoir une direction, une longueur et un diamètre essentiellement variables. L’orifice est souvent difficile à trouver, car il est caché dans les replis des fausses membranes, qui peuvent former là une véritable soupape, laquelle pourra, dans certains cas, permettre la sortie du liquide et s’opposer à l'entrée de l’air suivant sa disposition. Ces fistules peuvent se cicatriser par l’accollement de leurs parois ; on a même prétendu que la cicatrisation était plus fréquente dans le cas de tubercules ; mais ce point a besoin d’être confirmé.
& Perforation spontanée de la paroi thoracique. — Le siège de la perforation est variable. Cruveilhier prétend que c’est habituellement au niveau des premiers espaces intercostaux. En effet, dans l'observation IIT, la perforation s’est produite au-dessous de la clavicule gauche. Il peut y avoir plusieurs perforations siégeant en des lieux variables. Voici comment les choses se sont passées dans l’observation que nous publions : une tumeur se forme, augmente rapidement de volume ; la peau devient rouge et luisante et la perforation se produit. [1 est certain que l’atrophie des muscles et les abcès extérieurs en facilitent la formation.
3 Perforañon du diaphragme. — Elle est beaucoup plus rare. On observe alors, en même temps, toutes les lésions d’une péritonite suraiguë consécutive.