‹ Essai sur la psychologie de la mainChapitre 15 sur 41 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

raisonne in abstrciclo, on peut concevoir facilement la relation, quoique lointaine et pas démontrée, entre le rapport d’une articulation saine, bien accentuée, bien large, fonctionnant bien, signe d'une résistance vitale assez grande par rapport à une articulation à peine mobile, ou ankilosée, comme les articulations dans des cas d’athétose (1).

Le membre est un ensemble de parties qui forme un tout qui renferme encore en lui d’autres parties distinctes. La main ne se divise pas en plusieurs mains, comme le visage qui ne se divise pas en plusieurs visages (2). La main est analogue à la pince de certains animaux (3). Si on a des petits pieds, on a aussi de petites mains (4).

« L’homme a des pieds plus grands que ceux d’aucun autre animal, comparativement à la dimension de son corps ; et on le comprend bien. Comme il est le seul être qui se tienne droit, les deux pieds devant à eux seuls supporter tout le poids du corps, doivent avoir aussi longueur et largeur. La dimension des doigts est, avec toute raison contraire, dans les pieds et dans les mains. La fonction des mains étant de saisir et de serrer les objets, il faut que les doigts soient longs, puisque la main enveloppe les objets saisis par sa partie fléchissante ; mais la fonction des pieds est de rendre la marche aussi sûre que

(1) Aristote, Les Problèmes, ibid sect. x, parag. 49,2;. p. 298 elsect. xxxiv, parag. 10, 2e vol., p. 405.

(2) Aristote, Histoire des animaux, liv. I, chap. i, § 3 p. 3,

(3) Aristote, ibid., liv. 1, chap. i, . § 8, p. 6.

(4) Aristote, ibid., liv. 1. chap. xi, i.

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