‹ Essai sur la psychologie de la mainChapitre 16 sur 41 · I.ES SCIENCES DIVINATOIRES CH1ROMANTIOUES · texte numérisé non relu

I.ES SCIENCES DIVINATOIRES CH1ROMANTIOUES

possible; et l'on doit croire que c’est à cela que sert la partie du pied qui n’est pas fendue comme les doigts. 11 est préférable que l’extrémité soit fendue plutôt qu’elle ne le soit pas. Car le pied tout entier ressentirait par sympathie la souffrance d’une seule de ses parties ; mais cet effet ne se produit plus autant avec la division des doigts telle qu’elle est. De plus, les doigts étant courts peuvent avoir beaucoup moins à souffrir. Voilà comment les pieds de l’homme ont plusieurs divisions, et comment les doigts n’en sont pas longs. C’est encore pour la môme raison que l’homme a également des ongles sur les mains, dont les extrémités doivent être couvertes plus que tout le reste, à cause de leur délicatesse (1). »

Dieu, dit encore Aristote, « a mis en nous deux organes qu il nous a donnés et à l’aide desquels nous employons les instruments extérieurs, la main dans le corps et l’intelligence dans l’âme ». La nature a fait l'intelligence ; la volonté n’y est pour rien. On ne sait se servir de ses mains de suite après la naissance, mais seulement lorsque la nature les a complètement développées. « Ce n’est, en effet, qu’après la faculté de nous servir de nos mains que l’intelligence se manifeste en nous, parce que les instruments de l'intelligence ne viennent aussi qu’après les instruments dont la main se sert. Or, l’organe de l’intelligence, c’est la science ; car la science, qui est à l’usage de l’âme, est comme la 11 ù te au musicien qui sait en jouer. Les mains ont aussi une foule

(1) Aristote, Des parties des animaux, t. II, liv. IV, chap. x, §§ 43 et 44, p. 220.

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