‹ Essai sur la psychologie de la mainChapitre 20 sur 41 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

(della Rocca) (1), Patricio Tricasso da Cesari, II. -C. Agrippa (2), Paracelse (3), Taisnier (4), Jean Belot (5), Joannes de Indagine (6), J. -B. della

(1) Coclès (Barthélemy della Rocca, dit), Compendium physiognomiae (Strasbourg, 1533, in-8); traduit en français sous le litre : Le compendium et brief enseignement de physionomie et chiromancie montrant par le regard du visage et lignes de la main , les mœurs et les complexions des gens, Paris, 1 vol. in-8, 1546.

(2) H. C. Agrippa, De occulta philosophia, Colon. Agrip., 1531-1533, in-fol. — Et aussi le second travail du même auteur : Opéra in duos lomos digesla. Vol. 1-2, Lugd., 1600.

(3) Paracelsus, Opéra, Ed. Huser, Bd. 1-2, Strasburg, 1603.

(4) Taisnerius ou Taisnier, ./o/l Taisnerius Opus malhemaiicum oclo libros complecleus in quibus chiromanliae naturalis aslrologiae el artis divinatricis doclrina continelur. 1 vol. fol., 1562. — C’est une vulgaire copie, comme le remarque aussi judicieusement M. Ernest Bosc, du travail de Barthélemy.Coclès, cité par un grand nombre d’auteurs comme un devin sur.

(5) Jean Belot, Instructions familières pour apprendre les sciences de chiromancie et de physiognomie , Paris, 1619.

(6) Indagine, Introductiones apotelesmalicae elegantae in Chgromantiam, Astrologiam naluralem, etc., 1522, Francof. Du même auteur : Astrologia naturalis, etc., Strasbourg, 1630, et surtout sa Chiromantia. L’édition de Chiromantia de 1531 (apud Joannem Schittum Cargent), contient le résumé des traités d’Indagine. Voici le titre exact : 1. Chiromantia. — 2. Phgsiognomia ex aspeclu membrorum Hominis. — 3. Periuxiomala, de faciebus signorum. — 4. Canones aslrologici, de judiciis degritudinum. — 5. Astrologia naturalis. — 6. Complexionum nolicia, iuxta dominium Planetarum, 1 vol., 138 pag., 1531, éd. illustrée. A la dernière page on peut voir les oeuvres d’Indagine. La Chiromantia d’indagine est un livre documenté, clair, et l’on peut suivre de tout près les rapports et l'influence de l’astrologie avec la chiromancie ; on trouve à côté des nombreux renseignements sur la chiromancie vraie, des données sur la chiromancie astrale. Bon résumé de ce livre dans le volume d'Anliochus Tiberius, à la tin du volume.

I hyUognomfa.cx afpccfb mcmbrorum Hominis . Fcriaxiomâcà.defàcicbus signorvm.

Canoncs aftrologici.demdicijs AEgritudinum.

ASTROLOGIA N A T V R A G I S.

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Le Chiromancien (1531;.

Pl.ANCIIK I

LES SCIENCES DIVINATOIRES CIII ROMANTIQUES

Porta (1), Del Rio, Robert Fludd, Mansfeld,

IIartlieke, Pamphilus, Blaise de Parme, Alsarabe, CoRVAEUS, IsAAC IVEMKER, CoMERClES, CoZELlN, LE Père Niquet, Perruchio (2), Adamantius, Cureau de la Chambre (3), Adrien Sicler (4), Mol-

denaire, David Laigneau et Ronpiiile (5), sont les auteurs les plus cités et ceux qui ont contribué le plus à la constitution des formules et des oracles divinatoires de la chiromancie médicinale ou astrologique. Tous ces auteurs n’examinaient pas seulement les lignes de la main en vue de prononcer des oracles, mais ils s'intéressaient également et longuement à la

(1) Porta (Giambattista della), La magie naturelle divisée en quatre livres, conlenanl les secrets el Miracles de la nature. Lyon, mdcl. — Et aussi Magiae Naturalis, etc., Antverpiae, mdlxi.

Reichlin-Weldegg, Die deulschen Volhsbücher von Johann Faust und Chrisloph Wagner. Bd 1-3, 1849.

Scheible (J.), Dr Johann Faust Bd 1-4, Stuttgart, 1846-1849.

(2) Perruchio, La chiromancie, la physionomie el la géomancie avec la signification des nombres, et l'usage de la Boue de Pylhagore par la science. Paris, chez Louis Billoire, au second pilier de la grande salle du Palais à la Palme, et au Grand Caesar. mdclxiii 1 vol. Ex.-Bibl. École de médecine, 343 pages.

(3) Cureau de la Chambre, Discours sur les principes de la chiromancie, Paris, 1653, in-8.

(4) Adrian Sicler, La Chiromancie Royale el Nouvelle, enrichie de figures el d’exemples ; el de quantilé d’observations de la Cabale, avec les Prognoslics de chiromanliens, anciens el modernes. Ouvrage extrêmement utile à loules sortes de personnes de toute profession par le sieur A. S., Médecin spagyrique, Lyon, chez Daniel Gayet, mdllxvi, avec approbation et Privilège du Roy. 1 vol., 227 pp.

(5) Ronpiiile, La chyromancie naturelle de Bonphile, traduite en français par le sieur Rampalle, Paris, 1666, in-12.

CIIAPITnE PREMIER

physionomie de la main, révélatrice pour eux d'un grand nombre de secrets du caractère humain.

Au moyen âge, l’époque où les sciences divinatoires reprirent leur vogue, la chiromancie ancienne, branche de la Kabbale, établissait un rapport intime entre le physique et le psychique. La main, selon la Kabbale, est le microcosme synthétique de toute l’évolution humaine, elle porte les traces indéniables de toute vie future ; elle est révélatrice non seulement de l'àme humaine mais de toute la vie. On subit la vie et les réactions individuelles sont milles. On sait les persécutions que subirent plusieurs chiromanciennes au moyen âge, pendant la guerre contre les sorciers et les astrologues. Les Bohémiens et les Sorciers s'emparèrent de ce métier facile et productif et le continuèrent avec plus d’ardtur oacore ; souvent, en effet, cet art valait par ce que le chiromancien était capable d’évoquer et de faire miroiter devant les yeux du client naïf et docile, comme tous ceux qui demandent à l’inconnu sa curieuse et sa mystérieuse cristallisation future. Ils sont en vogjae en pleine Renaissance et nous savons par les ‘auteurs que les plus grands personnages ne dédaignaient pas leurs horoscopes Tomosinus).

Avec la phrénologie, les sciences divinatoires, qui évoluaient lentement et péniblement en Europe avec une certaine recrudescence pendant tout le xvne, dans le xviiic siècle, gagnèrent en importance. La doctrine de G ali. et de Spurzheim agita toutes les poussières des vieilles croyances humaines.

Le père jésuite Deliuo distinguait deux chiromancies : une non physique et une non astrologique ; il

LES SCIENCES DIVINATOIRES CHIROM ANTIQUES

rejetait la seconde. Delrio était pourtant sévère pour ces sciences et il demandait à l'Eglise et au gouvernement d’empêcher les diseuses de bonne aventure d’exercer leur métier. L'Eglise pourtant, qui avait toujours pourchassé les praticiens des arts magiques, avait permis à la chiromancie de se développer et d’en faire usage. Delrio était sévère surtout pour la chiromancie astrologique. J1 n’admettait pas les signatures planétaires. C’est dans le livre de Jor qu'on lit : « Dieu met des signes dans la main de tous, afin que chacun puisse se connaître. » (In manu omnium Deus signa posuit ut noverint singuli opéra sua.) Et on pourrait citer bien des textes des Ecritures saintes, qui donnent de l’importance aux signes de la main, cet organe qui d’après Aristote attesterait notre origine divine. Daiis la Version de J. -F. Ostervald : La Sainte Bible , qui contient l'ancien et le nouveau Testament (Paris, 18G2, Impr., Ch. Meyrueis), je ne retrouve pas cette citation, que tous les auteurs recopient à satiété, v. pp. 545 et 546.

Les éléments mentaux relevant indubitablement des signes physiques, les sciences psychiques divinatoires devaient fleurir nécessairement à cause de leur verbiage facile et léger et à cause des nombreuses affirmations plaisantes et dénuées de tout scrupule scientifique, de tout contrôle. Le capitaine Stanislas d’Arpentigny avec sa Science de la main et Desbarolles avec ses Mystères de la main (1859) marquent les deux principales étapes de tous les tâtonnements de la première moitié du xix® siècle. Le capitaine d’ARPENriGNY fit rapidement école. Grâce à la force d’esprit de ces deux hommes, habiles explorateurs de

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