CHAPITRE PREMIER
faut se référer aux précieux renseignements de II. Corn. Agrippa (Nettesheim), le contemporain si célèbre d Erasme ; il faut lire surtout De incerlitudine el vanitate scientiarum, publié en 1530 à Anvers. Il existe deux traductions françaises, l’une faite en 1682, par Turepet et la seconde en 1726, faite par Gueden. Il faut lire encore De Occulta philosophiæ (1531), du même auteur, traduit par A. Levasseur en 1727.
On peut aussi trouver des renseignements intéressants dans La Magie au dix-neuvième siècle par Gougenot des Mousseaux. A lire également Papes 1 . Traité méthodique des sciences occultes , 1882 : Lehmann : Aberglaube und Zauberei (2) et Philippe May de Franconie : La chiromancie médicinale, accompagnée d'un traité de physionomie el d'un autre T des marques qui paraissent sur les ongles des doigts. Trad. fr. par Treuches de Wezhausen. La Haye, chez. Levijn van Dyck, 1665, 1 vol. in-12, volume intéressant surtout pour ses 32 planches en taille douce, et
(1) A lire aussi du même auteur : Les arts divinatoires , graphologie, chiromancie, physiognomonie, astrologie. Broch. in- 18 ; Bibl. Chacornac. Collection des articles publiés dans le « Figaro ».
(2) Alfred Lehmann, Aberglaube und Zauberei von den âlteslen Zeilen an bis in die Gegenwart. Deutsche autorisierte ausgabe von Dr Petersen. Stuttgart. Verlag von Ferdinand Enke, 1898, 1 vol., 557 p. ; pp. 180-185. Bibliographie riche mais de seconde main. On trouve également des renseignements généraux dans K. Sprenzel, Versuch eincr pragmalischcn geschichle der Arzneikunde. Autl, 3 Bd 3-4, Halle 1827 — et dans Kiesewetter C. Geschichle der neueren Occullismus, Bd 1 u. 2 Leipzig 1891 et 1898.
LES SCIENCES DIVINATOIRES CHIROMANTIQUES
des plus documentés. Nous avons utilisé un grand nombre de ses documents (1).
Un livre des plus curieux à lire est aussi : L’art de lire dans les lignes et caractères qui sont dans les mains, ou éléments de chiromancie. Amsterdam, 1787. Lire aussi un classique du nouvel occultisme : Flamel IIortensius (Eliphas Lévi) — Le livre d’or, révélations des destinées humaines au moyen de la chiromancie transcendante , la nécromancie , la phgsionomancie, la géomancie , la cristallomancie, et toutes les sciences divinatoires. Paris, Toirque, 1842, 1 vol. in-16. — On peut citer du même auteur : Dogme et Rituel de haute-magie , Paris, 1861, 2 vol. in-8.
Anaxagore, le naturiste si puissant de l’école ionienne, mentionne déjà, parait-il, l’utilité d’examiner la main pour saisir le caractère individuel. Sa
1) Philippi Meyens von Coburg in Franckenlandt, Chiromanlia Meclica Mil einem anhancj von den Zeichen auf den Nüglen der Finger. Neben einem Tractaflein von der Physiognomia medica. Kaag. 1667. Tel est le titre exact. Pour ce qui concerne la date, il doit y avoir une erreur, ou en tout cas l’exemplaire que j'ai eu entre mes mains, celui de la Faculté de Médecine de Paris (n° 76.879) porte la date écrite à la main, le bord la première page manque, 1 vol. 158 p. — pp. 1-100 et 101-124. La grande majorité des traités de chiromancie ont copié ou paraphrasé les données de Philippe May de Franconie, sur le présage des ongles et sur les signes cabalistiques qui accompagnent les terminaisons des lignes. Le volume est considéré comme extrêmement rare, et à juste raison. M. Ernest Bosc vient de republier à la Librairie des Sciences occultes de Paris, en 1895, la traduction française de La chiromancie médicinale, etc., ayant trouvé par hasard dans une bibliothèque d’un grand père maternel un exemplaire de la première traduction de Treusches de Wezhausen, 1 vol., 199 pages.