CHAPITRE PREMIER
théorie des homoemeries cadre admirablement avec sa conception cosmologique de l’homme, mais je n’ai pas pu trouver l’indication du passage dont on parle vaguement dans tous les articles et livres chirognomoniques. On -cite également Démocrite, Artémidore, Ghalchindus parmi les anciens comme s’étant adonnés à des recherches de chirognomonie ; dans les temps modernes, le cardinal d’AiLLY, Savonarole, le P. Niquet, etc. Ces derniers auteurs apportent seulement quelques observations personnelles. Le Miroir astrologique du XVIIe siècle, une publication très curieuse et extrêmement riche en documents précis malgré la naïveté de la rédaction, est à lire ; à ce sujet, on trouve une classification étrange des mains, classification qui est loin d’être banale, mais pleine de confusion, et d’autant plus dangereuse qu’elle est formulée d’une manière quasi dogmatique. Le chevalier S. d’Arpentigny (1), connu surtout par son talent d’écrivain humoristique, publia, en 1843, un très curieux travail sur la « Science de la main ». Il réussit à attirer l’attention d’un public plus sérieux, déjà distrait des anciennes préoccupations chirognomoniques, quoique cet auteur prétende fonder une nouvelle science, selon l’inspection de la main. 11 annonce qu’il s’est guidé dans ses conclusions par des recherches et par la logique de l'observation sérieusement coordonnée.
(I) S. cI’Arpentigny, La science de la main ou arl de reconnaître les tendances intelligentes d'fiprès les formes de la main. Paris, 1865, 1 vol. in-12, 3e éd., 348 p. Première édition : Chirognomonie ou la Science de la main, par le capitaine d’ARPENTiGis’Y, Coulon-Pineau, 1856.
LES SCIENCES DIVINATOIRES CUIR OM ANTIQUES
La chiromancie a une histoire plus connue ; on n’a guère recouru jusqu’à la première moitié du xixe siècle spécialement, aux données de la chirognomonie, confondues dans une seule et même science : la chiromancie. Les anciens connaissaient non seulement les principes de cette science, d’ailleurs à la portée de n’importe quelle intelligence, si humble lut-elle, mais ils les utilisaient avec art et avec une connaissance parfaite du métier. C’est dans la Kabbalah qu’on trouve des traces de la chiromancie. Aux Indes, la chiromancie était, paraît-il, très appréciée, il en était de même chez les Chaldéens, chez les Égyptiens et chez les Hébreux.
Ici, il faut évoquer, à titre d’historique, le curieux problème qui reste à résoudre, à savoir si la chiromancie est née indépendamment de l’astrologie ou si elle n’est qu'une application immédiate des sciences astrologiques ; l’historique n’est fait nulle part. Il n’existe que de vagues opinions.
La chiromancie ne semble être pour moi qu’une nouvelle application de l’éternelle astrologie, application qui doit être considérée comme une évolution de la position du problème des sciences divinatoires. Pendant tout le moyen Age, voire même dans les temps modernes, les Traités ont accordé une estime toute particulière à la transposil ion des horoscopes astraux dans la divination chiromanlique.
En dehors de la terminologie de la chiromancie,