Marc. Ann. dlxyg. et de méd. légale, 1883, t. X, p
3. Limas. Ann. méd. psych. Cité par Icard. 1879, vol. 1., p. 104,
4. Flemming. Archives de Horn, 1830. Cité par Icard, loco cil. p. 147.
Observation GXIV. — Marandon de Montyel, Arch. de Neurol., 1885. t. X, p. 343. In Icard. Loco. cil., p. 152.
Thérèse X.. ., âgée de 14 ans, une héréditaire vésanique par sa mère et par son père. Elle met le feu sept fois pour se venger de sa famille et des habitants du village, qui lui infligeaient de mauvais -traitements ou la poursuivaient de quolibets. Elle était toujours la première à porter secours. Thérèse était à l'époque critique de la puberté : réglée depuis un an, sa perversion normale et instinctive s'en était accrue, ainsi que ses habitudes déjà anciennes d'onanisme et de lubricité.
Observation GXV. — Ernest Platner. Quesl. med. forens. De venia œtatù observatio. Leipzig, 1824. In Icard. loco cit.,
Une jeune paysanne de 14 ans met le feu après avoir maltraité sa maîtresse.
Elle avoua tout et ne donna aucun signe d'altération mentale. Cependant, se fondant sur l'absence de tout développement sexuel, et sur la faiblesse des facultés morales, la Faculté de Leipzig la déclara irresponsable.
Observation CXVT. — Marc. Ann. d'hyg. et de méd. légale, 1833, t. X, p. 435. In. Icard. Loco cit.. p. 153. -
Une fille de moins de 15 ans, atteinte de nostalgie, mit deux fois le feu, afin de pouvoir quitter ses maîtres. Elle déclara que dès le moment où elle entra à leur service, elle fut sans cesse obsédée du désir d'incendier. On a remarqué que cette fille a souffert pendant longtemps de violents maux de tête et que la menstruation était en retard chez elle.
Dipsomanie. — La dipsomanie est l'impulsion irrésistible à boire; elle se montre souvent pour la première fois au moment de la puberté, et très fréquemment à l'époque des règles chez les femmes.
Les dispomanes ne sont pas des ivrognes. « Les premiers, suivant l'expression de Magnan, sont malades parce qu'ils ont bu, les autres ont bu parce qu'ils étaient malades. »
Bail reconnaît deux catégories de dipsomanes. Les unes, cyniques, ne cherchent pas à dissimuler leur conduite, elles se montrent en état d'ivresse, courant les cabarets et les cafés; les autres, pudiques, mystérieuses s'enveloppent de toutes les précautions possibles pour garder le secret de leurs habitudes. C'est plutôt chez la femme, et dans les classes aisées, que s'observe cette manie. (Decaisne.)
Lorsque l'accès prend les malades, le besoin de boire devient irrésistible ; il faut qu'à tout prix elles trouvent l'argent nécessaire pour se procurer de la boisson. Tous les moyens sont bons alors pour elles : l'abus de confiance, la prostitution, le vol. Des femmes honnêtes sacrifient à ce besoin d'alcool leurs devoirs d'épouse et de mère. On a vu des mères vendre leurs enfants pour quelques verres d'eau-de-vie1. Il n'est pas rare de voir chez ces malades du mysticisme, des impulsions erotiques, même des tendances au suicide et à l'homicide-.
La crise passée, ces malades ont conscience de leur état ; elles prennent la résolution de ne plus retomber. Mais lorsque la nouvelle attaque approche, leur passion l'emporte, et souvent ces malheureuses, honteuses de leur conduite, pleines de mépris pour elles-mêmes, mais incapables de résister à leur impulsion, préfèrent terminer leur misérable existence.
Ainsi la dipsomanie, la pyromanie ou la kleptomanie, sont des impulsions particulièrement fréquentes au moment de la puberté. La première attaque coïncide souvent avec la première apparition des règles. La maladie peut cesser complètement avec la crise pubérale ou persister et présenter des accès revenant régulièrement à chaque époque. La dipsomanie reparaît quelquefois à