‹ Essai sur la réaction de l'urineChapitre 34 sur 37 · INFLUENCE DE LA FIÈVRE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA FIÈVRE

chez ces malades nous n'avons observé que l'urine du matin, en sorte que nous ne pouvons dire si l'acidité absolue des 24 heures était augmentée ou diminuée. Nous avons constaté dans un seul cas chez le n" 45, que l'acidité des 24 heures était plus élevée dans la fièvre qu'à l'état normal ; l'acidité était plus intense spéciale ment lorsqu'il n'y avait pas de rémission matinale ; sous l'influence du sulfate de quinine, l'acidité baissait parallèlement avec la température.

Neubâuer et Vogel disent au contraire que dans les maladies aiguës, l'acidité des 24 h. est plus faible qu'à l'état normal. Gela peut être vrai pour les rhumatisants qui ont des sueurs abondantes. Mais je doute qu'il en soit de même pour les malades qui suent moins, connue les tjphiques, les pneumoniques ; si la moyenne de la quantité d'urine est chez ces derniers malades de lOSO""', comme le dit Scheube^ l'acidité de la journée doit être chez eux plus élevée qu'à l'état normal.

A la chute de la température, l'acidité baisse aussi brusquement. C'est ce que nous avons spécialement observé chez un enfant pneumonique du service de M. Perroud (salle Saint-Ferdinand, n° 4) ; la réaction élevée pendant la période de fièvre, est tombée avec la température et est restée pendant les deux premiers jours de la convalescence voisine de la neutralité. Il n'en a pas été de même pour le n'^ 45 (salle Sainte-Elisabeth), dont la convalescence est arrivée lentement et graduellement.

Au début de la convalescence, à la chute du pouls et de la température, M. Gubler a observé une réaction neuti e

1 (Arch. der Heilk. XVII, p. 185).

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