CALCUL URINAIRE. — RACHITISME
OU alcaline. Nisseron a aussi constaté ce fait. Nous croyons que cette réaction que les auteurs n'expliquent pas, provient de ce que les malades ne sont plus consumés par la fièvre, qu'ils gardent le repos et qu'ils sont encore privés d'aliments. Il existe alors une période de transition entre l'acidité anormale, autophagique de la fièvre, et l'acidité normale qui est sous la dépendance des aliments. On peut rapprocher cette réaction de celle qui existe chez les personnes saines à j eun et chez les femmes dans les premiers jours de l'accouchement.
b. — Calcul urinaire. — Chez le n° 3, atteint de cette maladie, nous avons constaté une acidité aussi élévée que chez les malades pyrétiques; nous n'avons pas dosé l'acidité des 24 heures.
c. — Rachitisme. — Deux enfants de 5 ans du service de M. L. Meynet (salle Sainte-Aline, n°' 13 et 15), rachi tiques à un degré notable et à la période d'état, nous ont présenté une acidité aussi intense que chez les adultes en proie à la fièvre.
d. — Anémie gr^ave consécutive à C impaludisme. — Nous avons observé le n^Sl, atteint de cette maladie les 7 jours précédant sa mort. L'acidité de l'urine assez élevée les premiers jours a graduellement diminué jusqu'à la réaction neutre qui est arrivée la veille du dénouement fatal. L'urée a subi une diminution parallèle.
e. — Diabète sucré. — Les trois diabétiques de la salle Sainte-Elisabeth n'" 9, 12 et 13, nous ont présenté une acidité de l'urine énorme, correspondant à 6, 8, jusqu'à 12 et 14 grammes de potasse. On pourrait peutêtre nous objecter ce fait que d'après certains auteurs, l'urine des diabétiques subirait rapidement la fermen-