‹ Essai sur la réaction de l'urineChapitre 36 sur 37 · DIABÈTE SUCRÉ · texte numérisé non relu

DIABÈTE SUCRÉ

tation acide. Mais nous avons déjà dit qu'ayant dosé â plusieurs reprises chez ces malades, l'acidité de l'urine au moment de l'émission et après 24 heures, nous avions trouvé identiquement le même chiffre.

Un autre fait intéressant a été constaté chez ces malades par M. le professeur Lépine, c'est la fréquence du pouls, qui s'élève à 90, 95 pulsations par minute. C'est une nouvelle preuve que le pouls et l'acidité de l'urine marchent parallèlement.

Ces résultats rappellent la théorie chimique du diabète conçue par Mialhe, et d'après laquelle le diabète serait dû à une alcalinité du sang plus faible qu'à l'état normal et serait guéri par les alcalins. Mialhe n'avait observé directement ni la réaction du sang ni la réaction de l'urine, mais il avait été amené à concevoir qu'il existait dans le diabète une surabondance d'acides par ce fait, démontré par Ghevreul, que telles substances qui ne se décomposeraient pas au milieu de l'atmosphère dans un temps déterminé, s'y décomposent plus ou moins vite dans ce même laps de temps, si elles sont mises en contact avec des dissolutions alcalines. Donc, disait Mialhe, les alcalins sont des agents puissants d'oxydation; et la glycosurie ne peut exister que par le défaut de ces agents.

Le fait de l'élévation énorme de l'acidité chez les glycosuriques ne peut être apporté en faveur de la théorie de Mialhe, car nous ne savons pas si ce caractère de l'urine persiste dans la période d'autophagie du diabète. Il est même probable qu'il ne persiste pas, et que si l'acidité est si intense chez nos diabétiques, cela provient de la quantité d'aliments que ces malades ingèrent. Nous avons

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