Voir RiYiÈiiE, le Dogme de la Rédemption (Introduction
Nous n'en disconvenons pas. Mais le niot rédemption n'en a pas moins un sens étymologique très précis. Apolytrosis d'une part, rédemption, de Vautre, signifient rachat,- délivrance par le moyen d'une rançon. Et c'est cette signification que le mot de rédemption revêt dans les textes du Nouveau. Testament où il figure. Il s'agit là, nous le verrons, du rachat du coupable par le sang du Juste.
Sans nous en tenir rigoureusement, dans ce qui suivra, à cette acceptation littérale qui n'épuise pas la signification du grand sacrifice, et sans nous interdire de considérer dans son ensemble le ministère de salut accompli par le Christ, nous voudrions concentrer notre attention sur le caractère et les effets de sa mort^. Par la totalité de sa vie, dans le monde visible comme dans l'invisible, il est le Sauveur. Par sa mort, il est le Rédempteur. .
4. Nous ne pouvons songer à indiquer ici, même sommairement, la bibliographie d'un tel sujet. Nous renverrons, occasionnellement, à des monographies particulièrement importantes, n nous faut mentionner toutefois, avec reconnaissance, les deux livres de M. l'abbé Rivière (Le Dogme de la Rédemption, Essai d'Etude Historique, ^ édition, Paris, Gabalda, 1905 ; Le Dogme de la Rédemption, Etude Théologique, 2» édition, Paris, Gabalda, 1914), et naturellement, la belle étude d'Auguste Sabatier : La Doctrine de l'expiation et son évolution historique, Paris, Fischbacher, 1903. C'est l'Etude théologique de l'abbé Rivière qui sera citée fréquemment dans cet exposé.