‹ Essai sur la rédemption [microform]Chapitre 27 sur 51 · Ouv. cit., p · texte numérisé non relu

Ouv. cit., p

vons bien concevoir de l'horreur, mais non pas prononcer sur nous la sentence de Caïphe. Sabatier, en dépassant ici sa propre doctrine, nous indique le chemin à suivre si nous voulons tenir compte véritablement de tous les éléments inclus dans la conscience chrétienne.

Et en définitive, faute d'attribuer à la mort du Christ une valeur spécifique dans la Rédemption de l'humanité, Sabatier ne rend pas compte de ce fait, que la mort de Jésus a eu un tout autre effet que sa vie. Si elle n'étiait que le prolongement de son ministère, s'il était seulement tombé victime de sa fidélité à sa mission, sa mort, comme sa vie, pourrait produire des essais d'imitation. On ne voit pas pourquoi elle produirait des conversions. Jésus est le Maître, par sa vie ; mais, par sa mort, il est le Sauveur. C'est de quoi nous chercherons à nous rendre compte en développant l'interprétation solidariste de la rédemption ; mais, auparavant, il nous faut interroger le témoignage de l'expérience chrétienne.

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