B. Vallotton, Patience. Paris, Payot, 1922, p
fidèles de Jésus et qui, puisqu'elles dérivent en fin de compte de sa souffrance à lui, sont, comme étaient celles de l'apôtre Paul, des douleurs du Christ, Il y a donc une passion du Christ qui consiste dans l'ensemble des douleurs qu'il endure dans la personne de ses fidèles, et qui- se poursuivront jusqu'à la fin des âges. Comment ne pas songer à Auguste Sabatier, sur son lit de mort, disant à un de ses amis, au lendemain du Vendredi-Saint, que, la veille, il a beaucoup pensé aux douleurs des hommes, aux douleurs du Christ, à cette courbe de souffrance depuis la vie organique jusqu'à celle de l'intelligence et du cœur, et qu'il a dit à Dieu : Associe-moi à tout cela ? i«. ,
Une expérience d'Adèle Kamm vient compléter et éclairer celle d'Auguste Sabatier. « Je passais mes nuits à pleurer, écrit-elle à une de ses amies, lorsqu'un jour le pasteur me chanta un beau cantique : La Croix... Je devins plus calme, en pensant aux souffrances de Jésus-Christ, incomparables aux miennes et volontairement supportées par amour pour nous, et à cet amour rayonnant, sublime, sur sa croix. Ah ! comme je demandais à Dieu, avec ferveur, de me faire accepter ma croix, et qu'elle fût aussi pour moi le point de