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V,. — Conclusions.
Nous n’avons pu étudier le système de la concurrence des listes sans entrer dans quelques développements. Le nombre des problèmes ainsi posés, la variété des systèmes imaginés pour les résoudre, l’ampleur et la précision scientifique des discussions pourraient faire supposer que le système de la concurrence des listes est un système touffu, savant et compliqué. Il importe de dissiper cette impression, car elle est fausse.
La théorie de la concurrence des listes n’atteint pas à la perfection absolue, mais elle est la perfection relative : de toutes les théories émises en matière de représentation, elle est la plus parfaite. En d’autres termes, un système de concurrence des listes, basé sur les plus imparfaits des procédés d'application et de répartition, et se contentant des pires solutions pour toutes les questions de détail, est un meilleur système électoral, non seulement que le sysième majoritaire, mais encore que tout autre système minoritaire ou proportionnel.
Aussi, lorsque MM. Victor Considérant et Hoffmann émirent pour la première fois et sous une forme tout particulièrement défectueuse un système de concurrence des listes, les proportionnalistes ne manquérent pas de constater toutes ses imperfections. Mais en même temps ils surent s’élever à la théorie d’où procédait ce système. Et, frappés de sa supériorité, ils comprirent qu'ils n'avaient pas à édifier d’autre théorie pour baser le système. électoral qu’ils rêvaient, et qu'ils n'entrevoyaient encore que confusément. Iis prirent donc successivement et une à une toutes les faces de la ques-